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6ème Festival International de Piano Classique de Biarritz : tout (ou presque) est dans le nom

22 juillet 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Du 3 au 14 août prochains, 17 artistes figurent dans le 6ème Festival international de piano classique de Biarritz, rencontre avec les pensées de son Directeur artistique, Thomas Valverde.

Le directeur artistique du 6ème Festival international de piano classique, Thomas Valverde, peut prendre le temps de souffler un peu.

La conférence de presse qu’il a convoquée est finie, les journalistes locaux sont repartis avec les grandes lignes de ce qu’il voulait transmettre.

Du 3 au 14 août prochain, le public attendu choisira parmi 17 pianistes venus du monde entier, suffisamment pour légitimer le sous-titre de cette édition, Metropolis.

Des grands noms, lui le sait, mais, pour l’exercice obligé de cette matinée, il lui a fallu chercher à faire passer le caractère exceptionnel d’artistes « en pleine bourre » comme le compositeur turc Fazil Say ou cette étoile montante du piano, le Suisse Louis Schwizgebel,

FAZIL-SAY

Fazil Say, le mercredi 12 août

Il a aligné tous les noms, ses « têtes d’affiches », et tous les rendez-vous déclinés en soirées et en matinées, sur des lieux qui seront ce Village Piano où il se trouve dans le Casino Municipal de Biarritz, et puis aussi la salle de l’Hôtel du Palais ou encore l’Espace Bellevue.

Il retrouve ses notes, se demande ce qu’il aurait pu oublier : en face de lui, l’exercice de communication presse s’est apparenté à une dictée, avec le programme entre les mains.

festival-piano-biarritz-1Et désormais, une partie de ce travail ne lui appartient plus, il le sait.

Les affiches sont en ville, « elles pètent » lui a été rapporté, il regarde le visuel choisi, cette main emplie de tours lointaines, sans l’avoir surchargée d’autres visuels trop « classiques » du piano, « less is more« , disent les Anglais, il leur donne raison, là-dessus.

Une autre partie de l’affiche l’intéresse, plus difficile à partager, sans doute, avec les journalistes.

EVGENI-BOZHANOV

Evgeni Bozhanov, le vendredi 14 août

Le logo de la Ville de Biarritz, bien entendu, qui soutient son projet depuis le début, apporte 9.000 euros en cash et lui facilite l’accès aux lieux de concerts ; et puis celui du Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, 1.500 euros qui ne sont pas de refus.

Le budget global est de 120.000 euros, une économie tendue pour autant de rendez-vous alignés durant 12 jours. Chaque année, il faut réfléchir à des solutions démerde, genre hébergement chez l’habitant, l’Hôtel du Palais reste le lieu de la performance, pas de la villégiature d’office.

Ça tient avec des cachets d’artistes qui n’ont rien à voir avec les comparaisons de festivals rock ou autres événements parmi lesquels, localement, il a trouvé sa place.

Et donc au genre, « festival de piano classique », même avec « international » devant ; ça tourne autour de 2.000 euros par cachet, difficile d’aller plus haut dans l’économie du projet, pas nécessaire non plus d’aller chercher des artistes à 10 fois plus, l’idée n’est pas là non plus.

EVAN-SHINNERS

Evan Shinners, le dimanche 9 août

Thomas se rend compte, il aurait pu insister sur la notion de « pédagogie », d’envie. D’en être, de proposer ça, cette rencontre, avec les artistes qui sont des « monstres », souvent impliqués d’ailleurs dans des projets trans-musicaux, comme le compagnon de route Evan Shinners, ou Cory Henry, qu’on peut écouter devant des synthés en mode DJ.

La rencontre avec ce répertoire magnifique, que l’on connait casques sur les oreilles, et qui peut être tellement vibrant face à son interprète.

Les variations Goldberg, les sonates de Schubert, la Valse de Ravel pour deux pianos ou le Sacre du Printemps de Stravinsky ; et Gershwin ou Glass, interprétés par les deux frangines Lidja et Sanja Bizjak.

cory-henry

Cory Henry, le mercredi 5 août

Dans le « etc… » auquel il pense, il y a les traces d’une « lettre au Père Noël », écrite et pensée depuis des mois.

Le programme qu’il a rendu lui plait, il y a cet éclectisme qu’il entend partager.

Dehors, les baigneurs du mois de juillet s’attaquent aux vagues de la plage de Biarritz.

Et il se perd dans ses propres ondes…

LOUIS-SCHWIZGEBEl

Louis Schwizgebel, en ouverture le lundi 3 août

 


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