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À Bilbao, la saison d’opéra se termine en apothéose avec « Le barbier de Séville » de Rossini

17 mai 2016 > > Soyez le premier à réagir !

L’Association des Amis de l’Opéra (ABAO) a programmé Il Barbiere di Siviglia de Rossini pour clôturer sa 64e saison. Une belle production avec de très bonnes interprétations vocales et théâtrales et une mise en scène extrêmement réussie, qui a suscité une adhésion large et enthousiaste du public lors de sa première samedi dernier. D’autres représentations sont prévues ce mardi 17 mai, ainsi que vendredi 20 et lundi 23 mai.

Deux cent ans après sa création en 1816 au Teatro Argentina de Rome, Il Barbiere di Siviglia (Le Barbier de Séville) a gardé sa fraîcheur et continue d’enflammer le public.

barbier-de-seville-bilbao-5Inspiré de la comédie homonyme de Beaumarchais crée en 1772, cet opéra bouffe en deux actes de Rossini fait partie des opéras les plus joués au monde. Ce mois de mai 2016, il est donc de retour à l’Opéra de Bilbao après 17 ans d’absence, dans une production du Teatro Real de Madrid, avec une mise en scène d’Emilio Sagi.

L’argument est resté célèbre, avec ce comte Almaviva, tombé amoureux d’une jeune orpheline, Rosine, et prêt à tout pour l’arracher à Bartholo, son vieux tuteur, qui a depuis toujours pour projet de l’épouser. Tandis que, déguisé, il tente de mener son projet à bien, il tombe sur son ancien valet Figaro, persifleur mais entremetteur, qui l’aidera dans ses desseins.

barbier-de-seville-bilbao-bAdapté à deux reprises pour l’opéra, d’abord par Paisiello en 1782 sous le titre Il barbiere di Siviglia, ovvero La precauzione inutile, puis par Gioachino Rossini en 1816 sous le titre Il barbiere di Siviglia : la suite de la création de Beaumarchais, le Mariage de Figaro, inspira aussi un opéra, Le nozze di Figaro (Les Noces de Figaro) de Mozart, créé en 1786 à Vienne.

A Bilbao, tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette soirée lyrique un événement mémorable, et une clôture réussie de la saison lyrique.

barbier-de-seville-bilbao-aDe l’excellence des voix jusqu’à la mise en scène et la scénographie, en passant par la direction musicale et l’interprétation orchestrale : dans un équilibre parfait entre théâtre et musique, ils ont tous réussi à rendre sur scène l’allégresse que Rossini avait insufflée à sa musique.

barbier-de-seville-bilbao-cDans le rôle d’Almaviva, le ténor américain Michele Angelini a été excellent d’un bout à l’autre, proposant une interprétation d’une grande finesse et élégance. Sa voix au timbre chaleureux était sublime dans les airs “Ecco ridente in cielo” et “Cessa di più resistere”. Dommage que la salle de l’Euskalduna était trop grande pour lui.

barbier-de-seville-bilbao-8La mezzo-soprano Annalisa Stroppa est une Rosina dotée d’un tempérament de feu. Voix ample, chaude et capiteuse, elle a livré une interprétation impeccable, faisant preuve d’un grand talent. Le baryton Marco Caria, avec une belle voix puissante, nous a  lui livré un Figaro élégant, mais parfois un peu trop sérieux.

La distribution était incontestablement dominée par le baryton-basse Carlos Chausson, qui a été un sensationnel Bartolo, de par sa voix – pleine de ressources et de subtilités – et de par son interprétation théâtrale. Un incroyable talent de chanteur et de comédien.

barbier-de-seville-bilbao-1Quant à la mise en scène d’Emilio Sagi et la scénographie de Llorenç Corbella, elles sont d’une élégance sympathique, fraîche et charmante.

Un jeu d’acteurs très stylisé, avec une présence constante d’acteurs et de mouvement sur scène, sans jamais tomber dans la caricature. Un divertissement débordant de vitalité. Si le noir et le blanc dominent au début, les couleurs s’imposent de plus en plus, au fur et à mesure que Rosina récupère sa liberté.

La direction de José Miguel Perez Sierra à la tête de l’Orchestre Symphonique de Navarre a mis particulièrement bien en relief les qualités de la partition pétillante et débordante de gaieté.

barbier-de-seville-bilbao-6Le maestro a donné une lecture rigoureuse et vivace, dans le plus grand respect de la partition et des chanteurs, montrant pourquoi il est incontestablement considéré comme l’un des plus grands experts de la musique de Rossini.

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Photo : Frederik Verbeke

Crédit photos spectacle : E. Moreno Esquibel pour l’Abao


logo abaoAprès avoir clôturé la saison, José Miguel Perez Sierra ouvrira la nouvelle saison de l’ABAO au mois d’octobre, notamment en dirigeant “Lucrezia Borgia” de Donizetti. Les autres oeuvres à l’affiche seront:  “La Cenerentola” (Rossini), “Stiffelio” (Verdi), “Don Giovanni” (Mozart) et “Andrea Chénier” (Giordano).

Voir article Eklektika : Brahms, Rossini, en attendant la commémoration de Gernika : la saison classique 2016/2017 de Bilbao dévoilée


 


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