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Sorties cinéma du 17 décembre

Ce mercredi 17 décembre voit débarquer ce qui doit concentrer le maximum de plaisir à attendre d’une sortie cinéma familiale, la Famille Bélier d’Eric Lartigau endossant cette responsabilité (matraquée sur tous les petits écrans).

Peu de sorties nouvelles semblent pouvoir lui opposer une résistance particulière sur ce terrain, que d’autres cinémas ont laissé ouvert à un constat actuel et terrible du monde, de la sortie du documentaire syrien Eau Argentée dont nous répétons le plus grand bien ou du beau Charlie’s Country de Rolf de Heer.

Quant au retour du couple Gong Li et Zhang Yimou, pour Coming Home, il est sans doute possible de laisser en paix, de comprendre leurs motivations, sans avoir obligatoirement à les partager.

Bonnes toiles à tous.


La Famille Bélier, réalisé par Eric Lartigau, avec Louane Emera, Karin Viard, François Damiens… – 1h45 – A voir au Sélect de St Jean de Luz

belierDans la famille Bélier, tout le monde est sourd sauf Paula, 16 ans. Elle est une interprète indispensable à ses parents au quotidien, notamment pour l’exploitation de la ferme familiale. Un jour, poussée par son professeur de musique qui lui a découvert un don pour le chant, elle décide de préparer le concours de Radio France. Un choix de vie qui signifierait pour elle l’éloignement de sa famille et un passage inévitable à l’âge adulte.

Le casting ne doit rien au hasard, avec Karin Viard et François Damien capables à eux seuls de rendre sympatoche une telle durée de film grand public. Louane Emera s’était faite remarquée sur les plateaux de The Voice, tant mieux pour elle. Non ?

Le film résisterait au cynisme et aux quolibets, c’est tant mieux, même si on n’aura pas forcément envie de se mêler au triomphe annoncé.


Coming Home, réalisé par Zhang Yimou, avec Chen Daoming, Gong Li, Zhang Huiwen… – 1h49 en VO – A voir au Royal de Biarritz

coming-homeLu Yanshi, prisonnier politique, est libéré à la fin de la Révolution Culturelle. Lorsqu’il rentre chez lui, il découvre que sa femme souffre d’amnésie. Elle ne le reconnait pas et chaque jour, elle attend le retour de son mari, sans comprendre qu’il est à ses cotés.

Le mélo chinois a sans doute, avant de le gouter, un petit goût supposé de vieux reste de saké pas bien frais. Autrefois pointé du doigt pour ses films, interdits par la censure, Zhang Yimou, 62 ans, est devenu l’un des promoteurs du régime (qui avait fait appel à lui pour concevoir l’ouverture des Jeux olympiques de Pékin en 2008). Quand on peut lui préférer un goût plus percutant avec le cinéma de Jia Zhangke (A touch of Sin par exemple).


Eau argentée, Syrie auto-portrait d’Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan 1h43 – A l’Autre Cinéma de Bayonne

eau-argentee-5On l’aime passionnément ce documentaire poignant sur la quête de survie dans Homs assiégée par l’armée syrienne, puis qui recommence à souffrir avec l’arrivée filmée des hordes de l’Etat Islamique.

Un uppercut, mais également une main dans les cheveux boulversante, tant ce récit peut nourrir de poésie et d’espoir dans un film qui, comme l’expliqua la veille son co-réalisateur Ossama Mohammed (en visioconférence à l’Autre Cinéma de Bayonne), « abrite toute la Syrie dans ce pays du cinéma ».

A voir de toute urgence.

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Charlie’s Country, réalisé par Rolf De Heer, avec David Gulpilil, Peter Djigirr, Luke Ford… A l’Atalante de Bayonne, au Royal de Biarritz.

charlie-country-slideCharlie est un ancien guerrier aborigène. Alors que le gouvernement amplifie son emprise sur le mode de vie traditionnel de sa communauté, Charlie se joue et déjoue des policiers sur son chemin. Perdu entre deux cultures, il décide de retourner vivre dans le bush à la manière des anciens.

Découvert lors d’une avant-première à l’Atalante, le film est une belle balade dans une humanité qui se cherche, et sait se retrouver avec tendresse et émotion dans le regard de réalisateurs aimants comme Rolf de Heer.

Le film sort donc officiellement ce mercredi : une belle proposition de cinéma tout de sincérité, et de fascination pour cet acteur-personnage qui irradie doucement ce récit auto-biographique évident.

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