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La Cie des Musiques Télescopiques à L’Atabal : rêver la musique avant de la jouer

21 mai 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Ce vendredi 22 mai à l’Atabal, la Compagnie des Musiques Télescopiques sortira de résidence de création pour la 1ère partie de Low Roar, point d’étape d’un désir d’envelopper le public autant que de le surprendre.

Rien ne date d’aujourd’hui.

Ni la musique qu’ils jouent, chaudron familial de jazz et funk qui a bercé leurs enfances, qu’ils vont pourtant s’employer à triturer, une fois encore, comme ils le font depuis plus de 10 ans.

Ni cette complicité née de destins croisés d’élèves du Conservatoire de Bayonne, dépassés pour des rugissements communs, dans la formation jazz-rageuse Okabe, on s’en souvient, et dont on n’a plus assez de nouvelles.

Et pas plus cette envie de refuser la place qu’on leur attribuerait, à l’écoute des morceaux de leur premier album sous ce nom de Compagnie des Musiques Télescopiques, T60, où leur ADN mélodique et stratosphérique, idéale pour des somnolences sur canapé, s’attaque à l’espace offert de la scène de L’Atabal Biarritz, en première partie des Américano-Islandais de Low Roar.

Le résultat attendu sera de les voir rejoindre un même easy listening secoué de déferlantes impeccablement orchestrées, qui, pour leur part, ira puiser ses sonorités du côté de bandes originales de films imaginées, comme un chantier en friches à laquelle ils ne réfléchissent pas, la porte restée tout de même ouvert.

En fournit pour preuve une reprise de Midnight Express enrichie de tremblements de synthé Korg, de sonorités électro torturées et d’un sax impeccable.

Il y a là une signature auditive qu’il fallait enrichir d’un univers visuel, et la rencontre avec le Collectif AIAA de Roquefort, avec qui ils développent des projets pluridisciplinaires depuis 2014.

Pour ce vendredi, le line-up musical est toujours en construction et les propositions de AIAA devraient emprunter sa scénographie à des projections lumineuses, « peut-être aussi des marionnettes sur scène », ou bien encore un feu d’artifices, ils verront bien.

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Paul Vernheres, Cie des Musiques Télescopiques

Car les jours qui les séparent de ce rendez-vous est une étape de sortie de résidence, une semaine durant, une proposition comme l’organise 5 à 6 fois par an l’Atabal, après Romain Dubois ou Artus récemment, « sur des séjours plus courts, de 1 à 3 jours, on en organise une vingtaine dans la saison », précise son directeur François Maton.

Le temps qui est le leur est de fait « un gros bordel », s’amuse Jean Vernheres, comme un gamin à qui on demande de ranger sa chambre, qui en comprend bien l’intérêt, mais regarde encore le désordre apparent dans lequel finiront bien par apparaitre les liens attendus.

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Jean Vernheres, Cie des Musiques Télescopiques

Saxophone près de ses synthés, la multitude de boutons et de sons possibles n’est qu’une énigme, un chemin à trouver, rien de plus grave que cela.

La ligne est connue, intérieure, et les 3 autres musiciens autour de lui savent que la création passera par un phénomène initial de domestication des possibilités, larges, offertes par un parcours ancien, rigoureux, passablement à l’aise techniquement.

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Jeff, Cie des Musiques Télescopiques

Corps et âmes sont scellés sur cette idée commune que le son des Télescopiques doit être une proposition rêvée avant d’être jouée, les yeux fermés pour mieux la déchiffrer.

Thomas Saez a lâché pour un instant le masque des Mutants, sa participation au synthé Korg s’est enrichie de sa voix, so english, pour rajouter leurs notes aux nappes sonores.

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Thomas Saez, Cie des Musiques Télescopiques

Des regards s’échangent, la direction musicale de leur set est nourri par cela, on se croirait revenu au début des années 90, devant un concert du groupe Morphine avec un Mark Sandman à la manette à qui on aurait empêché d’être désabusé.

Vendredi, cette sortie durera environ 40 minutes, le temps largement nécessaire pour appréhender le chemin restant à parcourir avant cette date de juin 2016, qui signera la fin des travaux de labourages de ce projet.

Dans la salle vide pour l’instant en ce milieu de semaine, leur son monte, ils l’écoutent, prennent des conseils de l’équipe autour d’eux, les essais sont enregistrés pour des écoutes ultérieures, les pensées dans des cimes sans nous.

musiques-telescopiques-7Ils ne promettent rien d’autre que des téléscopages entre leurs désirs de création et notre curiosité.

A les avoir entendus chercher et répéter, il est à parier qu’eux ouvriront leurs yeux quand nous fermerons les nôtres, face à eux, les nuits à L’Atabal permettent souvent cela.


musiques-telescopiques-10LOW ROAR et la Compagnie des Musiques Télescopiques

Vendredi 22 mai à l’Atabal de Biarritz

Tous les renseignements sur le site de l’Atabal


 


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