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La transe. Et l’Atabal ne s’en excusera pas.

9 septembre 2014 > > Un commentaire
Wovenhand

Pour amorcer sa nouvelle saison, l’édito du Directeur de l’Atabal de Biarritz, François Maton, ne fait pas dans le tiédasse. Tant mieux, on aurait détesté, de la part de celui qui a ré-insufflé ses plus grandes ambitions à cette salle de musiques actuelles, ouverte il a presque 10 ans.

« Force est de constater qu’on cohabite de plus en plus avec une industrie du spectacle qui, en plus d’être concentré à l’extrême, place des objectifs lucratifs très élevés au 1er rang de ses priorités. Tout cela sans susciter ou presque de la part des partenaires publics d’interrogations sur les enjeux culturels, humains ou financiers à moyens termes. Au regard des objectifs et de l’action d’intérêt général que nous mettons en avant, il est parfois difficile de saisir la cohérence et les articulations possibles, difficile d’apercevoir quelques lueurs« , écrit-il.

Le Big Festival est passé, Stromae et les autres stars sont allés cachetonner ailleurs, mais des trucs restent en travers de la gorge.

Comme cette culbute astronomique d’un chanteur ouvert au plus offrant (il était initialement programmé aux Arènes de Bayonne, avant de céder au gros chèque du Big), avec des zéros qui s’alignent comme des valeurs du CAC40. Tout le monde le sait, mais la municipalité de Biarritz continue d’ouvrir ses fonds troués pour aider à remplir la pompe à fric, pour cinq jours de strass et de selfies, quand cette même somme permet à l’Atabal de construire sa saison sur une année.

Les Hummer ont repris leurs routes, quand François Maton avait déjà craché dans ses paumes de mains. Il aurait porté des chemises, qu’il aurait retroussé ses manches, mais ses Tee-shirts habituels ont quand même compris le message.

Lords of Altamont

Lords of Altamont

Hors de question de rester pantelant, frappé de renoncements. Et comme ce morceau mythique de P.I.L., Anger is an energy, il a enquillé les dates sur ses tablettes, devenues les nôtres.

Ses coups de griffes rageurs ont coché le nom de groupes pour lesquels nous aurions rempli les réservoirs de nos véhicules datés, vers Bordeaux ou Toulouse.

Tant pis pour Vinci et Total, mais cette année, on a ici tout ce qu’il nous faut.

Et ça se résume par un mot évident. La transe.

wovenhand-live

Wovenhand

Avec son parfum de sexe vaudou et d’abandons des résolutions trop sages,  il faudra penser à éteindre l’incendie d’amour qui prendra dans la salle le 1er octobre avec Wovenhand, dans un lieu qui, quelques jours auparavant, aura regardé ébahi les Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra, dont vous reparlera avec insistance dans Eklektika, avant leur concert du 26 septembre.

tambours - CopieTrois jours à peine pour se remettre, et la ville sera livrée aux rugissements martelés des Tambours du Bronx, dinosaures que l’on pensait disparus, tout comme le Massilia Sound System, un peu plus tard en novembre.

massilia - CopieDeux groupes qui ne supporteraient pas que le public sorte avec des tee-shirts sans traces de sueur, ce qui ne se produira pas.

Du son, du gros son, qu’il soit gratté d’une guitare ou pitché d’une tablette électro, juste derrière des caissons de basse à vous décrocher vos plombages.

black-strobe - CopieBlack Strobe et leur rock electro ravageur ; le retour des Capsula de Bilbao, ce pur combo rock garage qui, il y a un an, avait adoré nous balancer dans les années 70 avec leurs reprises de Bowie..

Du hip pop, du spleen ou du ragga ? le compte y sera, et il ne faut parler ici que la programmation jusqu’à fin décembre.

Au milieu de cette série aussi puissante qu’une Buick lancée vers un champ de courses, il y aura ce grand 1er novembre, où les fleurs seront à réserver à Sébastien Tellier, venu ici depuis le Brésil de son Aventura nous réconcilier avec son mélange possible d’absurde et de beau, un trajet artistique unique dans l’histoire de la pop française.

tellier - CopieEt ne sera pas négligé cette année encore tout ce qui n’est pas assez su de l’Atabal : ses premières parties de concerts comme (presque) autant de groupes à ne pas écarter de nos horaires d’arrivée, ses résidences de répétition et l’accueil régulier de plasticiens, ses cafés-concerts gratuits, ses formations multimédia, ou encore sa Rock Eskola.

Un dernier mot, dans l’édito du Directeur de l’Atabal, alors même qu’est en discussion sa reconduite pour trois ans à la tête de cette salle.

Evoquant le titre de l’album de Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra, « Fuck Off Get Free We Pour Light On Everything« , (« Rien à f*****, libérez-vous, nous répandons la lumière partout« ), il conclut, et touche : « Ces lumières sont à nous, pour peu qu’on puisse être vraiment acteur de ce changement qu’on veut voir, qu’on veut vivre et auquel on veut croire – encore« .

Il repose ses mains sur son clavier, essuie son front. La transe n’a pas changé de camp, qui a toujours été celui du public qui se presse à l’Atabal. Elle se répand, juste.


Tout le programme de l’Atabal à consulter sur leur site.


Commentaires

Une réponse à La transe. Et l’Atabal ne s’en excusera pas.

  1. […] venue était l’évènement sans nul doute le plus attendu de la rentrée de l’Atabal de Biarritz, en même temps qu’une date particulière dans sa tournée pour l’artiste qui confia au […]

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