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Rencontre exceptionnelle à l’Atalante avec Rolf de Heer, pour ‘Charlie’s Country’

28 novembre 2014 > > Soyez le premier à réagir !

Lundi 1er décembre, le réalisateur australien Rolf de Heer sera présent au cinéma L’Atalante de Bayonne pour une rencontre exceptionnelle autour de son bouleversant Charlie’s country.

La liste des réalisateurs attachants, prometteurs ou confirmés, passés par la salle historique de l’Atalante dans le quartier St Esprit de Bayonne, va prendre une dimension rarement atteinte ce lundi soir avec la venue lundi 1er décembre d’un très grand réalisateur, Rolf de Heer.

Ce cinéaste australien d’origine néerlandaise a beau être un habitué des plus grands festivals internationaux, de Venise à Cannes, pour chacun de ses films : il faudra sans doute concevoir que sa présence revêtira le charme inégalable d’une rencontre intime et puissante, à l’image de son Charlie’s country amené à prendre une place de choix dans le cœur des cinéphiles.

charlie-country-rolf-de-heeSon film porte cela, l’idée d’une communauté à resserrer autour d’idées tellement simples qu’elles en paraissent dangereuses.

bad-boy-bubbyIci, en l’occurrence, on sera loin de l’extravagance hilarante de son Bad Boy Bubby, qui, il y a 20 ans, révéla l’univers singulier de Rolf de Heer.

Comme un précédent documentaire qu’il réalisa, Twelve Canoes, Charlie’s country est avant tout une plongée émouvante dans la compréhension forte de cette Australie, décrétée Terra Nullius pour en écarter de tout droit ses habitants aborigènes.

trackerAccentuant encore le fil rouge d’une filmographie attentive, son nouveau film est aussi la poursuite d’un dialogue ouvert et offert par cet homme rencontré lors du tournage en 2002 de The Tracker, course-poursuite dramatique de trois hommes blancs dans le bush à la poursuite d’un aborigène.

Il s’appelle David Gulpilil, un chasseur aborigène accompli dans sa jeunesse, devenu depuis le co-scénariste du cinéaste.

Il est le Charlie du film, pour une performance d’acteur qui lui a déjà valu le Prix de la meilleure interprétation au dernier Festival de Cannes (dans la section Un certain Regard), puis le Prix identique au dernier Festival de Montréal.

C’est par ses yeux que se déroule la toute-puissance de l’histoire de ces primo-australiens, avec une simplicité confondante et passionnante, focus sur le destin d’un peuple au moins aussi terrible que celui des indiens d’Amérique.

Rolf de Heer ne s’embarrasse d’aucun angélisme. Charlie’s Country est un film militant, engagé, sa démonstration de l’absurdité de la situation de ce peuple, écarté de ses terres et de ses valeurs, touche au cœur, directement.

charlie-country-3Sa grande qualité est sans doute de le faire sans artifices ni codes autoritaires, la question de leur survivance n’est pas aussi simple que cela, et Charlie, après avoir emmené en balade avec nous, devra se confronter à cette complexité.

La « nourriture des Blancs » n’est pas que du poison, tout comme sa médecine.

Et ce film poétique, viscéral, ne signe pas comme seule issue un magnifique retour aux valeurs ancestrales, quand dans ce pays où peinent à vieillir les hommes d’avant, l’avenir d’un peuple est une question sérieuse, grave.

charlie-country-9Le cinéma de Rolf de Heer ne prétend pas à la résolution politique de cela.

Mais en donnant une telle image de partage de valeurs, de chaleurs humaines et de compréhension, il réduit considérablement la distance entre le ici et le ailleurs, entre eux et les autres.

charlie-country-8Peut alors ressurgir le souvenir ému de ce film de Kirki Douglas, Lonely are the Brave (Seuls sont les indomptés, 1962), où la civilisation entendait bien étendre son rouleau-compresseur sur les choix d’individus qui n’en avaient pas besoin.

lonely-are-the-brave-1La violence n’échappe pas au propos.

Que le cinéma en donne une image de paix, durable et bouleversante, fait partie de ces cadeaux que chaque spectateur espère au fond de lui en prenant place devant de telles offrandes du 7ème art.

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charlie-country-afficheTous les renseignements sur le site du Cinéma l’Atalante de Bayonne.

Le film sortira ensuite sur les (bons) écrans à partir du 17 décembre 2014.


 


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