Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Après Bilbao, ‘Aureo’ de Dantzaz Konpainia pour surprendre et séduire Donostia

13 octobre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Le Teatro Arriaga de Bilbao a accueilli vendredi 9 octobre la première mondiale du très beau spectacle Aureo de la compagnie de danse Dantzaz Konpainia, à retrouver ce samedi 17 octobre au Teatro Vitoria Eugenia de Donostia/San Sebastian.

La compagnie de danse Dantzaz Konpainia de Errenteria (Pays basque sud) ne se contente pas de représenter une place à part dans le monde chorégraphique de son bassin de vie, avec ses multiples projets locaux ou internationaux que porte ce centre concret de formation de jeunes danseurs venus de toute l’Europe en saisir l’exigence, et l’enseignement.

C’est aussi une compagnie qui ne cesse de repousser l’attendu hors du plateau de danse, avec des interventions chorégraphiques dans les bars, les places, un travail de pétrissage de formes nouvelles, à expérimenter avec détermination, partout où danser peut signifier respirer ensemble (par exemple dans un club de foot).

Il y a quelques jours, c’est à l’intérieur du métro de Bilbao que ses danseurs ont proposé une pièce dansée, déjà dans cette idée de voir comment la danse, si elle est la vie intérieure que ressentent ses danseurs, peut aussi trouver une place, même étroite, entre les yeux, la surprise, et l’âme de ses spectateurs.

dantzaz-aureo-bilbao-2Aureo relève de cela, notre journaliste de Bilbao, Frederik Verbeke, nous a ainsi restitué ce spectacle constitué par cinq pièces brèves conçues par cinq chorégraphes de grande renommée.

« Un spectacle innovant, séduisant et délicieusement déroutant, qui captive le spectateur avant d’entrer dans la salle et ne le lâche pas à la sortie », veut-il tout d’abord vous annoncer.


Dantzaz Konpainia à l’assaut du 4ème mur

dantzaz-aureo-bilbao-1Le spectacle de danse Aureo de la compagnie Dantzaz comprend cinq nouvelles créations d’autant de chorégraphes internationaux qui ont travaillé avec les plus grandes compagnies du monde.

Les cinq pièces brèves sont comme une succession de “dégustations” de danse de styles différents. Cinq pièces d’une extraordinaire qualité et à la fois accessible au grand public.

dantzaz-aureo-bilbao-3La création Momentum de Christine Hassid, jeune chorégraphe bordelaise primée avec le prix Dantza Biarritz (Dantzaz Kompainia et Malandain Ballet Biarritz), parle de la beauté au rythme des sonates pour violon de Johann Sebastian Bach, alors que Judith Argomaniz (Lasala, Hoohed) dans Gazon Haiek (« Ces hommes », en langue basque) évoque les pêcheurs basques, leur solitude, le mouvement des bateaux.

Le danseur chorégraphe slovaque Lukas Timulak, membre du prestigieux Nederlands Dans Theater, explore dans Dot to Dot l’espace et les connections entre les danseurs, alors que l’Israélien Itzik Galili, chorégraphe accompli de la scène européenne, présente Casi Humano (« Presque humain »), une pièce très expressive où il utilise l’avenir pour parler du présent.

Quatre pièces aussi variées que magnifiques auxquelles il faut ajouter la cinquième, celle qui fonctionne comme le fil conducteur et qui donne une cohérence à l’ensemble du spectacle: la création “Jugo” de la danseuse et chorégraphe basque Jone San Martin.

Membre de la très réputée Forsythe Company, de Hambourg, le chorégraphe joue avec l’idée du danseur comme un aliment qui est dévoré par les yeux du spectateur (le titre ayant un double sens: “jeu” et “jus”).

dantzaz-aureo-bilbao-4Dans cette pièce, dont une partie est présentée avant le lever de rideau et une autre après les applaudissements en fin de spectacle, les danseurs ne se produisent pas sur scène, mais dans la salle, dans le foyer, dans les couloirs, sur les escaliers, dans le hall…, ils investissent les lieux réservés normalement aux spectateurs, ils les captivent avant d’entrer dans la salle et ne les lâchent pas à la sortie, brouillant les frontières entre danseurs et spectateurs, entre création et public, entre spectacle et vie quotidienne…

Dit autrement, avec un parallèle à faire avec le théâtre : le spectacle rompt le quatrième mur, celui qui sépare la scène de la salle, il rapproche le spectacle au spectateur et vice-versa, il permet d’atteindre la proportion divine à laquelle fait référence le titre, Aureo, le Nombre d’Or.

Ce nombre étonnant, mystérieux et magique qui régit le rapport harmonieux entre les parties et le tout, cette divine proportion, cet étalon de mesure d’un modèle idéal de beauté, ce nombre qui a été utilisé si souvent dans le monde de l’art depuis l’Antiquité et que Dantzaz Konpainia récupère ici pour aller à la recherche de la proportion divine entre le public et la création.

Un spectacle innovant, séduisant et délicieusement déroutant : cochez la date du samedi 17 octobre à Donostia, plus près de chez vous au Pays basque nord.


 


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.