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L’Aviron remonte en Top 14 : ce n’est (presque) pas la fin du monde pour la Culture à Bayonne

6 juin 2016 > > 2 commentaires

Samedi 4 juin 2016 restera une date marquante de l’histoire sportive de Bayonne, avec la remontée en Top 14 de l’Aviron Bayonnais, en pleine lumière après un purgatoire d’une saison en deuxième division, la culture continuant pour sa part à ne pas y jouer les premiers rôles.

La liesse qui s’est emparée de la cité samedi soir aura justement été qualifiée de « 6ème soir des Fêtes », des milliers de personnes s’étant rendues devant l’Hôtel de Ville pour festoyer gaiement à la remontée en1ère division du Top 14 de son club fétiche, l’Aviron Bayonnais.

aviron-bayonne-culture-3Il semble possible de mesurer cet événement, dans ses répercussions à suivre, avec une modération plus soutenue que celle d’un cafetier ou d’un restaurateur, d’un fidèle supporteur, d’un entrepreneur partenaire ou d’un élu de la ville (voire les deux à la fois).

L’année de transition aura définitivement été marquée par une tension de forts désirs de remontée sportive, et de ré-alignement du slogan local « Fiers de nos couleurs », Bayonne retrouvant « son ADN » aura expliqué le 1er élu de la ville, Jean René Etchegaray.

Dans l’intervalle d’une saison, le monde de la culture aura attendu en vain un ré-équilibrage de ce qui aurait pu porter les fiertés d’une ville, à savoir une possible place de choix, voire un « coup de pouce », à ses manifestations majeures.

aviron-bayonne-culture-1Cela n’a pas été le cas dans cette ville régulièrement bariolée de « bleu et blanc ».

Déjà supérieure à elle seule à la somme de toutes les aides municipales de la culture à Bayonne (de l’ordre de 500.000 euros, en excluant l’aide à la Scène nationale Sud Aquitain, du même ordre), la dotation sportive pour l’Aviron Bayonnais a quasiment doublé sur cette saison, par le biais d’un contrat de prestations porté de 125.000 euros à 586.000 euros.

La culture avait pourtant connu elle aussi la spectre de la relégation, son calendrier se délestant de deux manifestations majeures, les Translatines et le festival Black & Basque (toutes deux arrêtées en avril 2015), officiellement pour des contraintes budgétaires de l’ordre de 20 à 30.000 euros annuels chacune.

Condamnés sur l’autel de la contrainte budgétaire, ces rendez-vous culturels n’eurent pas droit aux lignes de crédit ouvertes sur « l’image de la ville, dans les domaines de l’éducation et de la cohésion sociale » telles qu’elles ont bénéficié au domaine sportif professionnel.

Aucune autre manifestation n’est (sérieusement) venue combler ces vides. Bayonne a gardé son slogan, « ici, le rugby, c’est une vraie culture ».

aviron-bayonne-culture-2Au révélateur de « Dis moi ce que tu chantes, je te dirais quelle ville tu es », la chanson basque traditionnelle Hegoak a été entonnée avec force ce samedi soir, avant que « la culture en héritage » prônée par le Château se soit embarquée une nouvelle fois dans le Top 50 de nos parents, du Lac du Connemara de Michel Sardou (1981) à La chenille de la Bande à Basile (1978).

L’épisode est donc clos d’une « expérience » de Bayonne sans la pression financière liée à son ambition sportive, et dans les tribunes de son stade Jean Dauger, les publics se mêleront sans que les lignes budgétaires n’aient à se croiser.

Ce n’est (presque) pas la fin du monde pour la culture à Bayonne, parce qu’il n’est pas certain que beaucoup d’illusions aient été nourries localement.

Revient pour l’heure une anecdote datée d’une dizaine d’année, quand une journaliste de l’Express était venue de la capitale demander au Maire de Bayonne (et président d’Agglo) son sentiment sur les 3 villes Bayonne, Biarritz et Anglet.

jean grenet aviron bayonnaisUn long développement sur la place de la première ; un raccourci rapide mais poli sur la seconde ; et un silence sur la troisième.

Face à la surprise de la journaliste, Jean Grenet avait alors répondu : « Que voulez-vous que je vous dise sur Anglet ? Ils n’ont pas d’équipe de rugby !!! »

aviron-bayonne-culture-4Dans le calendrier des manifestations culturelles majeures de la côte basque, en particulier avec sa Biennale d’Art contemporain à la fin de l’été, le renversement des hiérarchies pourrait se modifier, dans ce domaine tout au moins.

Ce lundi matin, dans une ville qui a déjà fixé le « match retour » des festivités pro-Top14 lors de ses Fêtes de Bayonne, l’essentiel semblait définitivement acquis.

Le lendemain, la pastorale Katalina de Erauso s’est jouée à guichets fermés à la salle Lauga, et l’enthousiasme a pris ses marques, lui aussi, sans céder du terrain à ses ambitions.

Même déséquilibrée, la partie continue.

pastorale-kataline-erauso-bayonne

Crédit photo : Mathieu Prat pour la Ville de Bayonne


 


Commentaires

2 réponses à L’Aviron remonte en Top 14 : ce n’est (presque) pas la fin du monde pour la Culture à Bayonne

  1. PV dit :

    Txori Txoria et Hegoak ce me fait qu’une chanson…,

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