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Un collectif créé à Bayonne pour repenser une « Culture à main nue »

4 juin 2015 > > Un commentaire

Des semaines de concertation et d’échange sur les choix politiques de Bayonne ont engendré la création d’un collectif qui interpellera la place de la culture, la première action publique étant fixée pour l’ouverture du Festival Kulture Sport.

Ils sont des acteurs locaux impliqués dans la vie culturelle bayonnaise, certains plus identifiés que les autres, mais tous parlent d’une même voix, au sein d’un nouveau collectif dévoilé ce jeudi matin à la presse, « La Culture à main nue ».

L’occasion de se regrouper aurait pu naître initialement d’un enthousiasme commun, mais ce qui les réunit depuis plusieurs semaines a pris acte dans le constat de réaction à un calendrier culturel local amputé de ses références (Black&Basque, Translatines, en particulier), et à une municipalité qui se défend (mal) par le seul argument du retrait des dotations de l’Etat.

Ils le résument de façon plus implacable : « disette culturelle », « carences de concertation avec les acteurs locaux », « aucune évaluation de la portée des festivals qui ont disparu », « culture instrumentalisée au profit d’une stratégie de communication »,  « une politique non assumée et indigne de Bayonne », en principaux griefs.

Pas de concertation avant l’ouverture du nouvel espace d’expo DIDAM au projet non éclairci, et non collaboratif ; un Musée Bonnat-Helleu fermé depuis 2012 et sans date de réouverture certaine : deux pierres de plus dans un paysage « empli de mépris » où « s’enchaînent les récits des occasions manquées, des possibles révolus, des manifestations disparues, des sabordages municipaux ».

Pour ceux-là qui affirment ensemble n’avoir « rien à gagner, rien à perdre », leur appel à reprendre en main l’histoire collective de Bayonne n’est pas réservé aux seuls élus de la ville, « on s’adresse aux Bayonnais qui font avec nous le constat des erreurs graves en cours », certains spectateurs insatisfaits ayant rejoint leurs rangs.

culture-main-nue-bayonne-3Cette formulation jardinière de « main nue » emprunte encore à la politesse leur ras-le-bol devant une bataille d’usure menée pour faire avancer des projets locaux, dans tous les champs de la culture, consistant parfois en des mois de préparation, mais baladés de réunions en promesses de réunion.

Ils intègrent leur condition de petits « sans culottes », se prévalent du soutien de structures culturelles plus importantes tenues par un devoir de réserve, mais tous sont passés dans cette broyeuse chronophage de la stratégie municipale de « la porte ouverte ».

« La qualité du travail engagé par les associations et les différents intervenants sur le terrain appelle et mérite une clarification de la part de la municipalité en terme d’engagement, de critères d’évaluation, et enfin, d’ambition culturelle », précise leur communiqué.

culture-main-nue-bayonne-1Même si le collectif n’est pas unitaire et portera plusieurs initiatives potentiellement distinctes, le mot d’ordre est commun : « initier un espace d’échange et de concertation sur la place faite à la culture à Bayonne ».

Les premières actions consisteront en un travail d’évaluation anthropologique, « En quête de culture », qui laissera une place à l’auto-critique ; d’appréhension des enjeux que pourraient apporter des Assises de la Culture comme déjà demandé par plusieurs acteurs locaux.

Un blog au titre sans ambiguïté, Echouages, verra le jour pour « recenser les erreurs graves faites », « en particulier quand Bayonne oppose de façon dangereuse la culture et les cultureux, alors qu’il n’y a pas lieu d’opposer création et tradition ».

culture-main-nue-bayonne-4L’ouverture de ce débat sur la place de la culture à Bayonne, un élément essentiel de la vie des Bayonnais », aura une première action, le vendredi 12 juin à 19h aux Arènes, juste à l’ouverture de Kulture Sport, « le symptôme du mal qui a atteint Bayonne ».

« Pour la Ville, l’aide à Kulture Sport est présentée comme une opération comptable équivalente à ce qui pouvait être donné à une autre manifestation comme les Translatines, sans que l’évaluation artistique et culturelle des ces initiatives soit effectuée ».

L’action se voudra un rassemblement, une présence marquante de spectateurs et d’acteurs de la culture, invités à se présenter en habits noirs avec un masque blanc, l’imagination des uns et des autres étant invitée à compléter les premières phrases déjà envisagées : « Et Black&Basque ? », « Et les Translatines ? » ; « Et les Rencontres Improbables ? ».

L’occasion finalement de mettre un peu de culture dans le programme triomphalo-sportif du nouveau venu dans le calendrier Bayonnais.

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 Contact « Culture à main nue » : culture.a.main.nue@gmail.com


 


Commentaires

Une réponse à Un collectif créé à Bayonne pour repenser une « Culture à main nue »

  1. Muriel dit :

    Les initiatives citoyennes sont toujours les plus belles… A suivre.

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