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Le Second Jeudi, Spacejunk, Ride, et autres lieux alternatifs : Basquiat « like and share »

22 septembre 2014 > > 2 commentaires

Dans cette ennuyeuse époque commémorative, où filles et garçons sont invités à appréhender le passé de leurs parents, ceux qui ne rentrent pas en ligne de compte ne se lèvent pas le matin en rêvant qu’on les choisisse par défaut.Ils ne réclament pas de rôle dans le futur, ils le savent, l’Empire ne cèdera jamais sa place. Mais bon nombre de nouveaux créateurs ne renoncent pas à en dévaler les contre-allées, si possible sur un skate.

odo

Réalisé par Odo, « Serial Mickey » Premeditation

Leur Dieu est un consommateur comme eux, Il a son compte Twitter et savoure les « Like » sur son Facebook.

Il se lève les traits tirés, se crame la gorge d’un café noir en écoutant « Do It » des Beastie Boys.

Et s’Il parvenait à mettre un peu de ronds de côté, sûr qu’il leur achèterait un cliché, une peinture, ou le nouveau design de leur planche de skateboard.

Ces maquis’arts ont donc décidé d’investir de nouveaux lieux d’expositions, où la création artistique et le marketing ont décidé de ne pas s’emmêler les pinceaux.

SpaceJunk et la Ride Galerie à St Esprit, Le Second Jeudi sur les bords de Nive, Artoteka dans les quartiers nord, le Carburateur dans le quartier de La Floride : un nouvel instinct de survie pour ceux qui désirent contourner l’apocalypse du shopping du samedi ou le désenchantement de nos sages galeries d’expositions à Bayonne.

Plus Fatih Akin et Alex Newcombe que Spielberg et Renan Luce, leurs réflexions soulèvent des voiles striés de codes-barres, expérimentation franchement coriace d’un Bayonne Global Village où les mètres carrés sont moins essentiels que la création d’un réseau solide, déterminé autour d’une seule certitude : s’Il nous rend Basquiat, il exposera chez eux.

Petit tour non exhaustif de ces « nouvelles galeries » de Bayonne.

Spacejunk, pour démembrer l’imagerie walt-dysnésienne

spaceDans le SpaceJunk de Bayonne, monté en 2007 par Alban Morlot dans la rue Ste Catherine de St Esprit, l’Art s’acoquine sans rougir avec le Commerce. Le choix le plus instinctif aurait été de s’installer à Biarritz, albanmais le garçon a depuis le début argumenté sur le principe d’une saison pleine, et non uniquement centrée sur l’été.

Cinq à six mille visiteurs à l’année, des expositions riches de designers du monde entier, mais également de locaux. Au fil du temps se sont tissés des liens qui ont assuré sa renommée. C’est le cas évident pour Nicolas “Odö “ Le Borgne, artiste du Sud Ouest, depuis ses premiers accrochages solo à Spacejunk en 2010 : depuis, le garçon ne cesse d’enchaîner les expositions dans le monde entier (Londres, Berlin, Rome, San Francisco, Copenhague ou Sao-Paulo).


La Ride Gallery, l’herbe y est plus verte qu’ailleurs

rideXavier Ride est l’un de ces passeurs, trentenaire décontracté et souriant, que l’on associe désormais à cette galerie d’art contemporain qui porte son nom, au 24 de la rue semi-piétonne Ste Catherine.

ride-2Résident volontaire depuis 2009, cet enfant de la banlieue parisienne a grandi l’imagination et les mains concentrées vers tout ce que les matières naturelles pouvaient inspirer en lui. Fortement impressionné par le travail d’artiste protéiforme de Charlélie Couture, en particulier ses peintures au café, sa démarche artistique avait emprunté aux formes les plus diverses de détournements d’objets, du mail art où la carte postale n’a plus aucune raison attendez qu’elle soit (remplacée par une écorce de bois ou une boite d’allumettes), au land art, qui concentre aujourd’hui son attention.

Au sujet de son offensive dadaïste dans un atelier, il l’a entendu plus d’une fois, « C’est bien, tu fais partie des rares qui se bougent le cul, ici », il est loin d’être d’accord, mais ça lui plait quand même.


La Galerie du Second Jeudi, au bon rythme

second-jeudi-long

Installation de Nico Raddatz, septembre 2013

second-jeudiAude Nogues est  artiste peintre, Ludovic Zeller photographe.
Invoquer “la subjectivité absolue”.
Se retrouver à l’extérieur des systèmes habituels de références.
Transformer le lieu. Accueillir. Une entrée disponible. Un espace. Libre. L’ouvrir.
« On a eu l’idée d’un rendez-vous mensuel ». Beaucoup d’artistes ont déjà dit « oui ». « Il faut se jeter ».
Lâcher prise. « Ça fonctionne ». Un vrai lieu de rencontres.

Non, reprenons. Un lieu de vraies rencontres. Ecoles d’art de Bayonne, de Biarritz. « Pas de pression ici ». Le réseau est en place. Il progresse. Jeudi, vendredi, samedi. Tous les mois. Le second jeudi.
« Etre ce que nous sommes ». Temporalité réduite. Plaisir et urgence.
Le second jeudi du mois.
Trois ans déjà. « Nous fonctionnons sans l’économie d’une galerie contemporaine ordinaire ».
Une pause. « Un art conscient », conclut Aude.


Autres galeries

Le Carburateur, la Floride comme nouvel Eldorado

carburateurXRAY et 537718 sont deux artistes qui collaborent depuis 2008 sous le label el-bos (Créations digitales style Pop Art Urban Graffi ti – www.el-bos.com). Après avoir géré deux galeries, le Xurikub à Biarritz, et la 16 ART Galerie à Bayonne de 2011 à 2013, ces deux artistes se sont installés en 2014 dans un ancien garage mécanique reconverti en atelier show-room : le Carburateur, dans le quartier de la Floride.

Véritable laboratoire de créations visuelles contemporaines, le Carburateur est un atelier de production d’arts plastiques et graphiques dans lequel XRAY et 537718 revisitent aussi les techniques alternatives à travers l’édition d’art en petites séries (sérigraphies, procédés anciens de photographie…).

La Galerie des Corsaires, à deux pas du Musée Basque

galerie-des-corsaires-2-1Expositions temporaires individuelles et à thème local tous les 15 jours.
Peintures, sculptures, photographies, céramiques… s’exposent à longueur d’arrivée.
« L’Art dans toute sa simplicité », décline l’endroit. Différentes formes d’art y sont présentées et le travail de plusieurs artistes locaux y est exposé chaque mois.

Artoteka, le prêt comme valeur à partager

artotekaAvec son charmant accent néerlandais, Harriette Elenburg s’est tout d’abord implantée en mars 2012 dans la rue Ste Catherine, avant de monter dans les quartiers nord de la ville pour porter plus haut son projet de médiation artistique, Artoteka, sur le modèle existant depuis 30 ans en Europe du Nord.

Ici l’idée est centrée autour d’emprunts d’œuvres par des particuliers, des écoles, des collectivités ou des entreprises. Aujourd’hui, son catalogue compte une bonne quarantaine de peintures, sculptures objets d’art et photographies, à réserver principalement sur Internet pour une durée de trois mois contre une somme modique.


Commentaires

2 réponses à Le Second Jeudi, Spacejunk, Ride, et autres lieux alternatifs : Basquiat « like and share »

  1. Murielle dit :

    Me trompe-je ou la Gallery Ryde n’est plus?
    Encore ce matin, balade matinale dans le quartier St Esprit et c’est une boutique/salon de thé L’Ambre Bleue qui est là.
    Déjà, lors du parcours des artistes (si mal organisé) cet été, Ryde était exposé à l’Atalante mais plus rue Ste Catherine.
    Si j’ai tort, alors j’arrête de mettre du Baileys dans mon café.
    Aussi, je me permets d’ajouter que depuis temps qu’Artoteka est également Artotekafé avec une multitude d’activités inter-culturelles, sociales et faites de mélanges et de bonne humeur et de café.

  2. Sarrade dit :

    Des adresses intéressantes… qui ne sont parfois pas toujours « ouvertes » aux inspirations Bayonnaises. A suivre…

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