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‘La Belle et la Bête’ : la nouvelle chorégraphie de Thierry Malandain fera du bien

19 novembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Une répétition publique dans le studio du Malandain Ballet Biarritz a permis hier de rendre visible une étape de travail de ‘La Belle et la Bête’ du chorégraphe, à trois semaines de sa première dans son « jardin » biarrot.

Une trentaine de personnes ont eu la chance hier mercredi d’assister à la répétition publique de la nouvelle création en cours du CCN Biarritz, La Belle et la Bête, qui ne sera dévoilée que les 5 et 8 décembre prochains à la Gare du Midi de la ville, avant de s’envoler vers le Château de Versailles quelques jours plus tard.

belle-bete-malandain-8Un exercice qui n’a rien à voir avec un crash test industriel mais avec ce lien de proximité chaleureuse qu’entretient la compagnie de Thierry Malandain avec son « jardin » basque.

Et dans lequel il est possible de le reconnaître facilement, le chorégraphe ayant été le seul à ne pas applaudir cet état de travail, « il nous reste encore un peu de temps pour nous en sortir » suscite sourires et encouragements.

Son vocabulaire est pourtant en place, des bras tendus comme des V de victoires aux (inattendues) pointes de ses danseuses, de la grâce de ces portés à ces pas de côté du vocabulaire néo-classique que l’homme et ses danseurs connaissent sur le bout des orteils.

L’affrontement puis le rapprochement entre la Belle et la Bête est organisé à partir de pans de rideaux qui isolent les figures convoquées, un décor qui fait sens, immédiatement, qu’il va falloir découvrir rapidement avec costumes et éclairages, « on va essayer que cela soit beau », autre signature de Thierry Malandain.

Sur la Symphonie n°6 « Pathétique » de Tchaïkovski, les trois tableaux proposés hier soir permettent de se rapprocher de l’esthétique déployée mais également des sentiments que dégagera La Belle et la Bête.

belle-bete-malandain-1Par Thierry Malandain, en ces temps dévastés, l’affirmation sera portée que l’insouciance et les malheurs préliminaires n’ont pas le pouvoir des peurs ancestrales vaincues par le désir d’aimer.

Et la raison devra admettre sa défaite, devant ces déchirements supérieurs cédant aux espoirs des lueurs entrevues.

Sur le peu dévoilé, il est étonnant de voir si rapidement de profondes émotions s’installer au creux de votre ventre.

L’amour réclamé par les corps des danseurs fait et fera du bien, ces rideaux devenus obstacles ne pourront s’opposer à notre envie que cela en soit ainsi.

belle-bete-malandain-6La Belle et la Bête n’est pas achevé, « seul un filage dans quelques jours nous permettra d’avoir une vue d’ensemble », confesse Thierry Malandain.

Il regarde autour de lui les visages de ses premiers spectateurs, ses proches le chuchotent à leurs voisins, « Thierry porte toujours beaucoup de doutes quand il crée ».

Une nouvelle salve d’applaudissements vaut fin de la soirée, signal de repos des danseurs et confiance exprimée dans ce chantier déjà enchanteur.

Thierry Malandain offre à son tour un sourire à la petite salle.

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