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Benoit Jacquot en premier de la (master) classe au Royal Biarritz pour l’avant-première de « À jamais »

3 novembre 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Ce week-end fournira au public de la côte basque la double occasion de rencontrer l’un des plus importants réalisateurs français, pour une avant-première puis pour une discussion sur sa conception du cinéma.

C’est une belle surprise qui se cache dans le programme de ce mois-ci du Cinéma Royal de Biarritz : le samedi 5 et dimanche 6 novembre, le grand réalisateur français Benoit Jacquot en sera l’invité, pour l’avant-première samedi soir de son nouveau film, À jamais tout d’abord, puis le lendemain dimanche, à 11h, pour une Master class dans la salle.

benoit-jacquot-a-jamais-cinema-royal-biarritz-avant-premiere-3L’initiative en revient à « l’exilée » Stéphanie Jaunay, la directrice de la salle, venue depuis février dernier sur le pays basque insuffler des envies de rencontres avec le public que ce bassin de vie ne portait pas avec suffisamment de foi, sans doute, et qu’elle transportait dans ses bagages.

Conçu comme un rendez-vous à renouveler régulièrement, c’est donc le réalisateur des Adieux à la reine (2012, 3 Césars et prix Louis Delluc) qui en sera le premier convié, pour une nouvelle adaptation littéraire qui sortira le 7 décembre prochain.

benoit-jacquot-a-jamais-cinema-royal-biarritz-avant-premiere-2Après Chantal Thomas, Mirbeau, Marivaux ou Puccini, c’est le Body Art de Don DeLillo qui forme le matériau initial du film, huis clos centré autour de la figure d’une jeune artiste performeuse hantée par la présence de son amant décédé.

Présenté hors-compétition à la dernière Mostra de Venise, l’occasion est fournie ici de plonger dans le sud du Portugal, pour un film « hanté », celui d’une jeune femme qui perd l’homme qu’elle aime, et qu’elle s’acharne à faire revivre, pour elle-même, pour lui survivre.

La virtuosité stylistique réputée inadaptable du roman a sans doute fourni la difficulté recherchée par ce cinéaste, par des vertigineux abîmes de la conscience et du langage, à l’épreuve d’un ébranlement radical.

Le couple Mathieu Amalric / Jeanne Balibar de retour à l’écran, et une jeune actrice, Julia Roy, plus connue des spectateurs de théâtre que du cinéma malgré sa présence dans Arrête ou je continue de Sophie Fillères : incarnant le personnage principal de A jamais, elle en a aussi écrit le scénario, et est parvenue à séduire l’indispensable (et infatigable) producteur portugais de films français, Paulo Branco.

Le film, qui se dévoile dans une bande-annonce sensuelle, cryptique et malaisante, semble en mesure de continuer à alimenter cette veine d’un cinéma classique porté par une recherche sans cesse renouvelée « qui croit très fort au réel, très fort à la littérature, et très fort à l’inconscient », écrivait les Cahiers du Cinéma en 2009 pour évoquer Benoit Jacquot.

Les vivants et les morts, qui se partageraient inséparablement la présence et l’absence, sont donc tous conviés dès ce samedi au Royal.


Bande annonce de A Jamais, de Benoit Jacquot

France, sortie prévu »e le 7 décembre, 1h30, avec Mathieu Amalric, Julia Roy, Jeanne Balibar

 


 


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