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Bi Harriz Lau Xori, 6 jours d’enthousiasme culturel basque

12 mars 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Du 17 au 22 mars, le temps fort de la culture basque à Biarritz rassemble comme jamais le meilleur des propositions possibles en théâtre, danse, cinéma, concerts et autres surprises.

L’ambition historique de ce rendez-vous de la culture basque à Biarritz, Bi Harri Lau Xori, a été nourrie d’une attitude politique et volontaire de conjuguer le retour du printemps et le rappel des liens entre la ville et ce vivre ensemble au pays.

Le Président de Biarritz Culture, Jakes Abeberry, ne s’est pas éternisé ce mercredi à ressasser le passé, tant l’offre de cette année colle à la notion de « présent ».

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De gauche à droite : Jakes Abeberry, Biarritz Culture ; Pantxoa Etchegoin, EKE ; Josu Mujika, Dantzaz Konpania

Jamais auparavant cette manifestation n’était en effet parvenu à rassembler une telle proposition spectaculaire dans sa détermination à contrarier le recul de cette langue, l’euskara.

Car en 2015, ils sont tous là, dans le meilleur des propositions possibles dans la déclinaison de cette culture basque, et rassemblées du 17 au 22 mars.

Le cinéma, qui ouvrira Bi Harriz Lau Xori le mardi 17 au Royal de Biarritz, s’appuiera sur le film Loreak de Jon Garaño et Jose Mari Goenaga : « film emblématique d’un nouveau cinéma en langue basque », il a su faire sa place à l’international par une facture formelle enfin convaincante, l’universalité de son propos (des bouquets de fleurs arrivant régulièrement et anonymement chez une femme) lui ouvrant une considération publique et critique unanime.

Le mercredi, le théâtre en langue basque sera, avec la pièce Arrastoak du Dejabu Panpin Laborategia, une autre clé de voûte de cette édition : quinze ans d’existence de cette troupe, qui écrit et joue de façon viscéralement collective, viennent d’être honorés par le Prix de la meilleure pièce en euskara de l’année 2014, la ville de Donostia succombant à cette dramaturgie très visuelle du corps de la mère, absent puis ré-apparu (mort) dans les parts manquantes et les non-dits d’une famille.

Au centre, Ainara Gurrutxaga, comédienne de Arrastoak

L’événement est de taille, le jeudi, avec la lecture projetée au Colisée du roman graphique Black is Beltza, porté par l’insatiable Fermin Muguruza et ses acolytes Harkaitz Cano et Dr Alderete : cette plongée dans l’année terrible de 1965 aux Etats Unis, qui voit le leader noir Malcom X se faire assassiner dans un contexte de résurgence de racisme et de violence, fera l’objet d’une performance artistique inédite en Pays Basque nord.

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La projection animée de ses vignettes sera en effet accompagnée sur scène par une bande-son de chansons rock, d’archives de discours politiques de l’époque et de multiples bruitages, un rendez-vous exceptionnel qui apporte une sensation inédite et complémentaire à ce bel ouvrage (voir ci-dessous tout le bien que nous en pensons).

Black is Beltza a fait sensation en Pays basque sud l’an passé, avant de trouver au Festival BD d’Angoulême un accueil extrêmement chaleureux qui a sans doute plongé ses créateurs dans l’envie d’une suite aux aventures de ce journaliste basque entre les Etats Unis et son pays natal.

Le dimanche, offert au public présent sur la place Bellevue de Biarritz, il s’agira une nouvelle fois de se précipiter vers ceux qui font l’événement de la danse à chacune de leurs sorties, la compagnie Dantzaz Konpania : leur Txoriak se veut autant un hommage au grand chanteur basque Mikel Laboa que la retranscription par le langage du corps de l’univers parallèle de son métier déterminé de psychiatre, en particulier auprès des enfants.

Txoriak, Dantzaz Konpania

Pas de Bi Harriz Lau Xori sans concert, et la présence dans les partenaires de la salle de L’Atabal de Biarritz : mêler un duo d’artistes post-rock du Gipuzkoa comme Miren Narbaiza et Ander Mujika, dans leur dernier concert sous cette forme de Napoka Iria (puis basculer en quatuor à l’avenir), avant d’accueillir le grand chanteur malien Kassé Mady Diabate, est autant une invitation musicale enthousiasmante que la certitude, portée à bout de bras, que le Pays Basque s’enrichit de son accueil de l’Autre, ce frère, ce camarade.

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Kassé Mady Diabate

Cinéma, théâtre, danse, performance audiovisuelle, concert, que manquerait-il à cet évènement ?

Sans doute un auteur, et cela aurait pu être Bernardo Atxaga, s’il n’avait été l’invité assez récemment de Biarritz pour les 10 ans de la Médiathèque.

Non, finalement, cela ne sera pas le cas, ses organisateurs ayant décidé que, le samedi, le passage à Biarritz de la course en faveur de la langue basque, la Korrika, formait un complément idéal à la fête qu’ils ont préparée.

korrikaLa présentation à la presse achevée, organisateurs et artistes présents pouvaient se rassembler pour une exceptionnelle photo de famille, dans laquelle a toute sa place Pantxoa Etchegoin, Directeur d’un discret mais essentiel Institut Culturel Basque, qui a favorisé les partenariats nécessaires.

L’enthousiasme a présidé à la préparation de Bi Harriz Lau Xori, à l’évidence : ce sentiment est bien celui qui sera proposé à ses spectateurs la semaine prochaine.

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