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Autour des Lords of Altamont, l’Atabal Biarritz a fait sauter tous les thermomètres

27 octobre 2014 > > 4 commentaires

Jeudi 23 octobre dernier, l’Atabal de Biarritz proposait autour de la venue des Lords of Altamont une soirée R’n’R garage sixtees, qui a puissamment tenu (presque) toutes ses promesses.

Avec notre chroniqueur rock Patrice Tourrel, Eklektika a pu sentir the fever inonder la scène biarrote, les photos d’Alain Cazenave (on en reparle ci-dessous) soulignant sans confusion possible que cette date était bien à cocher dans nos agendas.

blancQualuddes church

Qualuddes-church-2Pour bien commencer une soirée dédiée au bon vieux rock que nous aimons toutes et tous, quoi de mieux que de se remettre dans les esgourdes ses classiques et, pour le coup, ceux créés au début des 70’s à Detroit par le groupe de Mr Iggy Pop, The Stooges.

De fait, le premier groupe de cette soirée biarrote,  au doux nom rappelant la période Kill City (vrai premier disque solo-de l’iguane lorsque celui-ci passait de cure de désintox à sessions d’enregistrements avec James Williamson), n’est ni plus ni moins qu’un concept cover band conçu au décès de Ron Asheton (guitariste et frère de Scott le batteur pour les non-connaisseurs)  en 2009.

Qualuddes-church-1Rien de bien neuf donc dans le répertoire Search & Destroy,  hormis une superbe version du Mongoloid de Devo,  mais les cinq gars qui se démènent sur cette scène un peu « froide » respirent le vécu, le couillu, le péchu, qui sent  la bière et les dessous de bras qui ont souvent été levés en gueulant yeah yeah yeah aux comptoirs des bars enfumés de l’hexagone ou d’ailleurs.

Notez au passage que le frontman  Kofi , mix de Eric Reed Boucher  et de James Newel Osterberg Jr (soit Jello Biafra & Iggy, pour les béotiens) officie derrière le piano de La Kofi-Factory, bar-resto-scène à l’ambiance rock garage décalé à Ciboure city qui programme des soirées apéro pintxos concerts… miam miam !

blanc

The Lookers

lookers-1Après les « anciens », les jeunes, visiblement sortis du ventre d’un ampli Marshall vintage des années 70/80 tant leur son et leur énergie rappellent ces bons vieux Flaming Groovies, Television ou Gun Club,  fondateurs de ce genre garage rock qui a tellement influencé les groupes de rock indépendant des 90’s.

Aux premiers accords et rythmiques énervées de ce joyeux trio de Cibouriens (décidément, cette cité recèlerait-elle une source de jouvence du r’n’r ?!?!), on ne peut en effet s’empêcher de penser à toutes ces formations – Fuzztones / Barracudas / Fixed Up – qui ont répandu ce style musical dans nos contrées via le label Closer Records et nos postes de radios-transistors de jeunes de l’époque.

lookers-2Ce son sec et groovy s’adapte parfaitement à leurs compos ainsi qu’à leurs reprises, dont celle particulièrement réussie et néanmoins érudite de Paul CollinsDo you wanna love me, et donne l’envie à un public hétéroclite de hispters à barbe, de vieux (ou pas) rockers et de gentils punks de remuer les guiboles en remuant la tête de bonheur.

Ce trio, à priori amoureux excessifs du mignon panda symbole du WWF, dégage une expérience et une grande connaissance d’une musique que les moins de vingt ans ne sont pas censés connaître mais dont, finalement, ils sont les fiers représentants… Keep on rockin’ !
blanc

The Lords of Altamont

lords-of-altamont-1Comme disait l’autre, jamais 2 sans 3, c’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe, abondance de biens ne nuit pas, ou encore, tout est bon dans le cochon. Des adages pas tout le temps vérifié, mon bon !

lords-of-altamont-2Lorsque déboule Jake The Preacher Tatooin Cavaliere sur scène, Farfisa et collègues bikers en avant, précédés d’une mise en scène as loud as possible (dixit le roadie à l’ingé son derrière les manettes), on s’est senti revenus cinq ou dix ans en arrière, sur les deux scènes toulousaines où le groupe s’était précédemment  produit.

Le début de la prestation est certes un peu poussif, rapport à deux ou trois pépins d’ordre logistique, genre retours trop faibles ou prise mal branchée, mais le frontman, en vieux routier qu’il est, tient la baraque du haut de son mètre 90 et des brouettes bien aidé en cela par une danseuse version Betty Page qui se verra, bien évidemment, la cible de tous les objectifs de la salle.

La nouvelle formation qui l’accompagne est composée d’un batteur tout cheveux aux vents, soufflés par un ventilo caché derrière son outil de travail, certainement destiné à le rafraichir, sans doute plus pour la vision qu’il a du postérieur de sa compatriote de scène (la gogo-danseuse qui  le remue devant lui) que pour le son qui sort de ses fûts (n’est pas Harry “Full Tilt” Drumdini, précédent batteur et, de surcroit, ex-Cramps qui veut).

Le guitariste, au demeurant fort sympathique entre Slash et Lenny Kravitz, a malheureusement la fâcheuse tendance à faire plus d’effets de scène genre hard-rock et à coller des pains un peu partout qu’à se concentrer sur son jeu qui, au demeurant, est plutôt puissant et fuzzy à souhait.

Le meilleur des linemen est sans aucun doute le bassiste, grand, classe, barbu cheveux longs de rigueur et instrument tenu à bout de bras (évidemment tatoués), qui vous balance un gros son bien lourd digne du rang de ce combo.

lords 2Reste the boss et ses « rock n’ roll motherfuckers ! » dans la bouche durant tout le concert, qui, malgré les quinze années passées derrière son micro et ses lunettes noires rondes vintages, reste toujours aussi impressionnant et crédible dans son rôle de grand prédicateur de la messe californienne.

A l’arrivée, la joyeuse bande arrive à nous balancer un set full-répertoire, en passant par Live Fast, 4:95, Get in the car ou FFTS en guise de rappel au bout de 40 minutes de speed à souhait.

Il reste pourtant en bouche un goût d’inachevé, même si l’ensemble reste un show super bien ro(a)dé d’une heure pile poil de haute volée : malgré tout et sans vouloir faire du Zemmourisme mal placé, c’était mieux avant avec le line up originel judicieusement nommé The first five, ma p’tite dame !


alainLe gars n’est pas le seul franc-tireur armé d’objectifs dégainés sur les meilleures scènes de (toute) la côte, mais Alain Cazenave le sait : dès la fin des concerts de feu, on est plutôt très nombreux à charger et recharger sa page Facebook, histoire d’être les premiers à découvrir les clichés qu’il publie.

L’homme infatigable prétend se cacher dans une activité salariée du côté de la SNCF, mais sur sa page, on est plus enclin à le croire quand il écrie avoir suivi les cours de la Rock’n’Roll Université d’Odessa.

Ca ne changera peut-être pas la sienne, mais assurément la vôtre : allez jeter un coup d’oeil sur le regard du gonze en question.

Et merci pour ces photos, Alain.


Tous les prochains concerts de l’Atabal à découvrir dans notre agenda et sur le site de l’Atabal


Commentaires

4 réponses à Autour des Lords of Altamont, l’Atabal Biarritz a fait sauter tous les thermomètres

  1. PITSHARK dit :

    J’ai juste lu le passage sur les Lookers… Le mec arrive à citer Closer (qui n’a rien à voir avec les Lookers…) et ne cite pas PITSHARK Records… Le premier « vrai » single des Lookers est sorti sur PITSHARK… Pffff…

  2. vous avez une humeur chagrine, ce matin, Mr Pitshark…
    Derrière votre « Pfff… », permettez-moi tout de même d’y lire votre plaisir que The Lookers soient chroniqués dans cet article…
    Bien à vous,

  3. tourrel dit :

    Tout d’abord, « le mec » qui à écrit le passage tient à remercier le charmant lecteur qui l’a parcouru, même si cela à été à priori pour lui une douleur ! Si ce perspicace connaisseur de la chose musicale se donnait la peine de lire non pas entre les lignes mais la globalité de l’article, il se rendrait compte par lui même que je faisais référence au label Closer rapport aux groupes qui représentaient un certain courant musical dans les années 80/90…J’aurais très bien pu parler d’autres indépendants historiques comme Bondage-New Rose-Boucherie ou plein d’autres encore, mais il m’a paru que ce n’était pas la peine.En tout cas, merci encore Mr Pitshark d’avoir fait un tour sur le site d’Ekletika et nous espérons revoir vos commentaires avisés plus souvent à l’avenir.Au passage, thanx a lot Mr Yallah !

  4. […] de la Souche Rock, qui les a programmés ce vendredi 14 novembre au Magnéto avec les excellents The Lookers, peut bien s’émerveiller de « cette universalité du rock qui fait se rejoindre […]

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