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Le concert inouï des Chemical Brothers propulse le BIG Festival dans une toute autre dimension

17 juillet 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Hier samedi 16 juillet, le deuxième plateau du BIG Live 2016 a enchaîné les prestations, racée (Feu! Chatterton), chaleureuse (Casseurs Flowters) et spectaculaire (Pharrell Williams), avant que les Chemical Brothers ne montent sur scène pour enflammer de façon totalement incroyable la dizaine de milliers de spectateurs encore présents dans cette belle nuit à Biarritz.

Avec Feu!Chatterton, les Casseurs Flowters puis Pharrell Williams (voir compte-rendus ci-après), la deuxième soirée du Big Live a largement apporté ce que les festivaliers étaient massivement venus voir ce samedi 16 juillet à Biarritz.

Respectivement une confirmation d’un talent rare, un partage générationnel et le grand show d’un artiste international : la cohérence avec une première soirée réussie (Prodigy, The Libertines) était atteinte, qui aurait inscrit cette 8ème édition du Big Festival dans ce qu’il sait faire, et dans ce virage qualitatif que la rédaction d’Eklektika n’a pas été la seule à saluer.

Mais ça, c’était avant le concert impensable, fantastique et total, qu’ont produit les Chemical Brothers, apportant ici ce que l’on n’imagine ne pouvoir être vu que dans les grandes métropoles du monde.

Par leurs puissants big beats parfois à la limite d’un fracassant hard core industriel, le duo de Manchester a offert la transformation immédiate de 10.000 personnes sur une pelouse en une foule en transe dans une boite de nuit electro, en poussant l’imaginable hors de contexte avec leur immense tube Hey Boy Hey Girl (voir vidéo ci-après).

BIG-Festival-Pharrell-williEnveloppée dès ce premier morceau par un faisceau de lasers, tout le concert a fourni une palette incroyable de sons et d’images projetées qui a dû être applaudie depuis la Station Spatiale Internationale.

Rien ne nous préparait à cela, appareils photos et smartphones impuissants à tout fixer, si ce n’est ces propos entendus des organisateurs, quelques jours plutôt : « leur concert ressemble à de la 3D, c’est très spectaculaire ».

BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-12La réalité est bien au-delà : devant les corps qui refusèrent à la fatigue le besoin de se reprendre son souffle, il était possible de se sentir totalement plongé dans un univers futuriste de transe hallucinée, à trouver sa place dans la scène finale de Zion de Matrix III.

Il faut le répéter doucement, en mesurant chacun des mots choisis pour cela : jamais ce Festival n’avait réussi la synthèse recherchée de son désir initial, entre ses deux pôles de la techno (BIG Boite) et de la scène (BIG Live).

BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-13Alors que résonnent encore en soi les pulsations de Song to the Siren entendue la veille, le BIG Fest peut clairement avancer vers son futur en proclamant une place de choix définitivement acquise dans le paysage national.

Autour du promoteur historique Sebastien Farran, le renfort de Christian Allex à la programmation et de Miala Productions à la mise en oeuvre des moyens déployés ont propulsé le Festival dans une toute autre dimension.

La question n’est donc plus de faire un prudent retour en arrière, quand doit être saluée la prise de risques extrêmement importante de penser ici le public capable de se mobiliser sur de telles affiches.

BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-9La parfaite organisation de ces bataillons de techniciens, affairés dans des configurations scéniques extrêmement complexes, a grandement contribué au succès de cette année et aux certitudes de demain.

Tandis que les Chemical Brothers continuaient de bastonner les beats de Out of Control, les mains tendues devant la scène par les spectateurs semblaient soutenir un immense souhait, celui que le BIG ressorte conforté de cette édition 2016 en pouvant compter sur l’adhésion désormais totale à son concept.

BBIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-14


The Chemical Brothers, Hey Boy Hey Girl
intro, Big Fest 16 juillet 2016

Merci à Greg pour le fichier vidéo


Compte-rendu des autres concerts du samedi 16 juillet


BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-1Vers 19h30, le groupe français de Feu!Chatterton a continué de sidérer et de séduire par cette improbable tissage de chants poétiques anciens et de rock soutenu avec énergie et trémoussements.

Révélé localement à l’automne dernier après son passage à L’Atabal Biarritz toute proche, l’invocation de l’esprit de Gainsbourg, Bashung ou Barbara a livré la trame d’un concert chaleureux, extrêmement élégant et emballant, confirmant l’ascension d’un groupe précédé d’un bouche à oreilles enthousiaste totalement justifié.

BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-3La sincérité des Casseurs Flowters, autour d’Orelsan et de Gringe, n’est pas non plus à mettre en doute, même si leurs textes perdent en clarté dans l’exercice du live, un détail pour un public post-ado qui les connaissent par coeur.

Les deux potes inséparables de Bloqués ont plus correctement géré l’espace scénique que la gamme de leurs vocalises parfois chauvisantes (à s’arracher les cheveux, en bon français), mais pour l’un de leurs derniers concerts d’adieu (on vous en reparle très vite dans Eklektika), les « merci » murmurés par les deux rappeurs, visibles sur les écrans géants de la scène, auront été partagés avec plaisir.

BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-5Il était annoncé comme une star internationale du funk, et Pharrell Williams s’est montré totalement conforme à ce qu’un artiste US de R’n’b peut produire comme show.

De son Happy initial entonné dès les premières notes par un public très large jusqu’aux compos moins connues du Mister Get Lucky de Virginie, le spectacle s’est révélé digne d’un grand moment de MTV Awards en live, rythmé par les déhanchements de danseuses à faire pâlir ceux de Paula Abdul.

BIG-Festival-Pharrell-williams-Chemical-brothers-biarritz-6Pharrell Williams a ensuite déployé un remarquable savoir faire dans un registre plus rap, puis a transformé la scène du BIG en une boum accueillante et pleine de vie.

Son émotion après l’attentat de Nice lui a inspiré des phrases touchantes de compassion sincère, jusqu’au trop, au final : tout le monde n’aura pas accédé à son souhait de voir entonnée la Marseillaise pour clore le spectacle.


 


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