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Le BIG et Biarritz, unis « par la force des choses » (et une pensée pour Bernard Lenoir)

5 juin 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Du 11 au 19 juillet prochain, le BIG Festival apportera à Biarritz ce que cette ville a défini comme événement souhaité pour son été, un de ses habitants risquant tout de même de ne pas être complètement convaincu.

Il n’y a aucune raison d’en douter, ou de le remettre en question : du 11 au 19 juillet prochain, le 7ème BIG Festival sera la vitrine de l’ambition de la ville de Biarritz, Johnny Hallyday en tête de pont d’une manifestation éclatée sur trois lieux, dédiée « à tous les publics ».

La grande messe d’une conférence de presse, hier matin, l’a fait entendre, par la voix de l’adjoint aux Sports (sic), Michel Poueyts, puis par son organisateur, Sébastien Farran : l’événement correspond en tout point à ce que la cité balnéaire attend en termes de retombées médiatiques.

Il y a un prix à cela : 10% de soutien de la ville à un budget de 1,7 millions d’euros, plus environ 300.000 euros de prestations techniques et de communication, « il n’y a pas eu de débat au sein de la nouvelle majorité sur cette participation », assure l’élu.

L’organisateur a donc carte blanche pour y programmer « le haut d’un panier » qu’il a toute latitude de définir. D’y installer Hallyday, « par la force des choses », précise-t-il, une phrase à tiroirs qui fait sens, et consensus.

D’une part, Sébastien Farran en est le tourneur des 70 dates engagées en France ; et d’autre part, le rockeur éternel, « qui soutient le BIG », semble avoir sa place dans « cette vraie politique musicale menée depuis 7 ans par le BIG », selon Michel Poueyts.

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Le débat ne peut donc pas porter sur autre chose, sur place tout au moins, quand les journalistes locaux sont affectueusement désignés comme les « précieux partenaires historiques de la réussite de ce festival », et donc heureux détenteurs dans quelques jours d’une accréditation qui les comblera (un Pass de 125 € pour les autres).

Un mariage qui roule ma poule, sans dindons de la farce, même s’il est possible de s’interroger sur la liste des superlatifs entendus : « Festival éclectique », « programmation à l’échelle des plus grands Festivals en France », « line-up de pointure européenne ».

Un petit tour sur le Net apporte un peu plus de nuance distanciée, quand par exemple, la revue Télérama ne fait pas figurer Biarritz dans « Les 128 Festivals à ne pas rater cette année ».

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« Rien d’anormal là-dedans », précise son chroniqueur Rock Hugo Cassavetti, « ni rien de prémédité contre le Big, simplement lié au fait que, des plateaux d’artistes comme celui de Biarritz, il y en a 300 comme ça dans l’été », sa fin de phrase partant dans un rire bien connu de ceux qui l’ont écouté (passionnément) il y a quelques années encore sur France Inter dans la nocturne de Bernard Lenoir.

« Quand les mêmes artistes tournent partout, ça ne permet pas réellement de distinguer 80% de ces manifestations où la musique devient finalement assez accessoire, au profit d’y voir programmé ce que la majorité du public veut y retrouver », poursuit-il.

L’accompagnement reprend les formules qui marchent : plusieurs scènes, un « Ça va Biarritz ou quoi ?? » pour lancer un set de maçon, un lieu pour bouffer et papoter, avec une offre qui ressemble à un plateau télé servi en plein air.

big-festival-biarritz-1Rien de sorcier, ni d’hérétique selon Cassavetti, même si les dommages existent, avec une inflation des cachets sur ces groupes « spectaculaires », et la restriction évidente dès lors de pouvoir programmer un vrai plateau éclectique, « par la force des choses », pour reprendre Farran.

« Cela a toujours existé, cette focalisation sur les groupes capables de faire vibrer un stade, au détriment des groupes plus subtils, mais le contexte a finalement trouvé son alternative, en favorisant d’autres rendez-vous, plus minoritaires mais très bien identifiés », les noms de ces rendez-vous intimes lui semblant pouvoir être comptés sur les doigts de deux pieds.

La discussion peut converger sur ces offres que seuls les attentifs exigeants ont coché sur leurs agendas, avant de bifurquer de nouveau sur Bernard Lenoir.

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C’est en effet à Biarritz que l’homme de nos meilleures nuits radiophoniques pendant 20 ans, jusqu’en 2011, a choisi le retrait au calme, après nous avoir fait découvrir tout ce qui a fait sens, ici, aux USA et sur les scènes UK.

Hugo Cassavetti, qui a été son complice toutes ces années-là, émet l’hypothèse hilare que Bernard Lenoir ne doit pas avoir demandé son accred pour le BIG, persuadé également que, pour son ami comme pour lui, « jamais il n’y a eu autant d’alternatives présentes, c’est aux gens de se prendre en main, c’est même une chance à saisir ».

Définitivement plus de chances de le voir donc du côté du BBK Bilbao, où le line-up pourrait lui sembler plus convaincant, de Jesus and Mary Chain en célébration des 30 ans de leur Psycho Candy à BRMC, Bleachers, Of Monsters and men, ou The Ting Things.

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Jesus and Mary Chain – BBK Bilbao 2015

Hugo Cassavetti se marre, « en même temps, le gars est toujours resté surprenant », fin de la discussion téléphonique, des trucs nous manquent, des noms aussi, il va sans doute falloir faire un big voyage pour nous contenter.


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