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BIME Live Bilbao : Benjamin Clementine et les Savages, dans les coups de coeur 2015

2 novembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Retour sur la belle édition du festival BIME Live Bilbao de ce week-end, avec quelque 23.000 spectateurs en deux nuits de concerts, Benjamin Clementine et les Savages dans les principaux coups de coeur.

Considéré à juste titre comme le festival musical le plus important de l’automne au Pays Basque, le BIME Live Bilbao séduit en particulier par sa programmation éclectique où, au milieu des (très) attendus, nombreux sont les coups de coeur.

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Crystal Fighters. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Ce ne sont pas les têtes d’affiche, Crystal Fighters (vendredi 30 octobre) et Imagine Dragons (samedi 31 octobre) qui y figurent en tête : sans avoir déçu, bien au contraire, leurs concerts ont été les moments culminants du festival, au moins en nombre de spectateurs.

Que ce soit le groupe anglo-basque ou le groupe américain, ils ont chacun mis le feu à la scène au cours de performances explosives, avec des mise en scène spectaculaires et une énergie contagieuse mettant le public à danser et à chanter, pour ces moments de catharsis collective auquel tout festival aspire.

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Imagine Dragons. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Mais les moments les plus délicieux et les surprises sont venus d’autres artistes, surtout de ceux qui étaient programmés sur la scène Antzerki (“théâtre” en basque).

Installée dans un pavillon du BEC avec des gradins pour s’asseoir, cette scène offrait une atmosphère beaucoup plus intime que le grand pavillon qui accueillait les deux autres scènes du festival. La qualité de l’acoustique y était meilleure et, surtout, l’espace fournissait une proximité avec les artistes sans pareil.

Le rocker français Gaspard Royant fut le premier à se produire sur cette scène, le vendredi soir.

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Gaspard Royan. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Gomina dans les cheveux, veste blanche et mocassins cirés, le crooner nous a replongé dans les sixties. Plein d’énergie et d’élégance, il a tout de suite emporté le public avec sa musique vintage.

Dans ses morceaux les plus rythmés, comme “Marty McFly”, il dansait et sautait sur scène comme un gosse, alors que le public souhaitant le suivre ne pouvait pas bouger beaucoup à cause des gradins.

C’est alors le chanteur lui-même qui s’est rapproché d’eux en se promenant au milieu du public pour sa dernière chanson, “All is truth”.

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Zola Jesus. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Après le flashback dans les années 1950, la chanteuse américaine d’origine russe Zola Jesus nous attendait, sur une des scènes du grand pavillon, pour une descente aux enfers avec sa musique gothique.

Sans attendre la fin, l’Antzerki fut rapidement investi pour ne pas rater le début du concert suivant, celui de Benjamin Clementine, sans doute le coup de coeur absolu du vendredi soir.

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Benjamin Clementine. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Cet artiste londonien d’origine ghanéenne, qui a fait ses débuts dans le métro parisien, est en lice pour rafler le prochain prix Mercury, récompensant le meilleur album britannique de l’année, avec son premier album, “At least for now”, et, à l’évidence, il le mérite.

Transmettant une sensation d’humilité, les pieds nus et le regard empreint par les stigmates de la souffrance vécue dans le passé, il fait de la musique avec les tripes et prend la chanson comme une décharge émotionnelle.

Sa voix majestueuse et son charisme ont captivé le public dès la première note.

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Benjamin Clementine. Crédit photo : BIME Live Bilbao

À la fin du concert, le public, ravi, s’est levé pour une standing ovation, les applaudissements fusaient de toute part. À noter aussi, la performance du batteur Alexis Bossard qui l’accompagnait et qui a régalé le public d’une magnifique improvisation solo.

Autre coup de coeur du vendredi soir : Sam Beam, alias Iron and Wine.

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Iron and Wine. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Le chanteur compositeur folk rock originaire de Caroline du Sud s’est produit sur scène comme un musicien authentique : en solitaire, avec sa voix, sa guitare et son talent. Il convainc aussi bien par le texte que par la musique, il faudrait résumer par une expression définitive, « la grande classe ».

Le samedi soir, la scène Antzerki est à nouveau source de bonheur.

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Pokey Lafarge. Crédit photo : BIME Live Bilbao

L’Américain Pokey LaFarge, accompagné par sept musiciens, y ouvrait la deuxième soirée avec sa fureur country folk au swing embarquant le public dans un voyage sur les rives du Mississippi. Il a présenté son septième album « Something in the Water”, un savant cocktail, au jazz des origines et aux musiques populaires du midwest.

De l’Amérique profonde à Londres avec le girl-band Savages, la magie du BIME a permis l’impensable voyage

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Savages. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Le groupe britannique post-punk, porté par la très charismatique Jehnny Beth (d’origine française), a séduit les amateurs de sensations fortes, se produisant dans le pavillon principal.

Plus obscures et bruyantes que jamais, elles préparent le lancement d’un nouvel album pour janvier 2016, qui fera événement.

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Villagers. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Après cette parenthèse post-punk, retour à l’Antzerki, où le groupe d’indie folk irlandais Villagers, mené par Conor O’Brien, offrait un nouveau moment sublime. Ils ont présenté leur troisième album, “Darling Arithmetic”, une ode à l’amour et à la beauté d’une grande sensibilité et d’une simplicité radieuse.

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Michael Kiwanuka. Crédit photo : BIME Live Bilbao

Et un dernier coup de coeur: l’Anglo-Ougandais Michael Kiwanuka, présentant son album “Home again”. Avec son timbre de voix de géant et des chansons chargées d’émotion, il séduit par son authenticité et ravive la flamme de la soul vintage.


Autres coups de coeur (en images)

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The Go Team. Crédit photo : BIME Live Bilbao

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Stereophonics. Crédit photo : BIME Live Bilbao

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Evrything Everything. Crédit photo : BIME Live Bilbao

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… et le public du Festival. Crédit photo : BIME Live Bilbao


 


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