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‘Black Yaya’ : l’échappée belle

14 août 2015 > > Un commentaire
©Thomas Salva

Dans un monde où «mainstream» suggère d’avoir une certaine commercialité moyenne enfoncée dans la gorge et matraquée par les radios, il est parfois bon de se plonger dans le monde musical des groupes différents.

Après son passage à Biarritz le mois dernier, l’envie de vous parler de Black Yaya qui sera dans le Pays Basque espagnol en décembre. 

Il est des groupes qui ont un véritable following sans passer à la télé ou à la radio. Ils font des clips, ils jouent sur les scènes du monde entier – dans des clubs, des stades ou à l’Olympia – et ils deviennent des compagnons solides et constants dans nos souvenirs, marqueurs non dérisoires de nos vies.

Leur musique plaira ou posera question, laissera perplexes ou enthousiastes dès la première écoute mais elles accrochera un morceau d’âme. Un groupe qui a fait exactement cela – et depuis plusieurs années – gagne le titre honorifique de culte.

herman-duneComposé du chanteur / compositeur / guitariste David-Ivar Herman-Düne,  et du batteur Neman Herman-Düne, le défunt groupe franco-suédois Herman Düne avait sorti cinq albums ainsi que d’innombrables CD-R faits maison lors de concerts avant qu’ils attirent l’attention de nul autre que le grand et regretté DJ John Peel. Ils enregistrent alors ses Peel Sessions.

Deux voix, presque semblables, si ce n’est que l’une prend le dessus, plus affirmée et plus country quand l’autre est plus douce et feutrée. Deux voix complémentaires.

Herman-Dune-liveLes habitués des festivals connaissent leur « I wish that I could see you soon ». Les autres découvrent des chansons folk mélancoliques, parfois amusantes, toujours attrayantes et divertissantes, délivrées comme un gâterie rafraîchissante faite avec un brio excentrique que les incultes qualifient à tort de bizarre.

Les morceaux qui ont longtemps puisé dans l’Americana – guitares, cuivres et trompettes – et le folklore européen, sont présentés d’une manière délicieusement modeste. Leur approche est de laisser leurs paroles intelligentes – trempées dans l’ironie et l’humour sec – briller par elles-mêmes.

black-yaya-albumMais Herman Dune n’est plus, et David-Ivar est devenu Black Yaya. Il tente depuis cette année l’aventure tout seul. Son album éponyme flirtant avec les seventies façon électrique au son beaucoup plus léché qui fait penser à la musique de Stephen Malkmus, David Berman et Silver Jews.

Mais ne vous laissez pas tromper par le tempo faussement optimiste comme dans Paint a smile on me ni par la langueur de morceaux plus électriques, Black Yaya ne joue pas comme les autres. Il est là pour durer et pour son groupe de fidèles de croître.


 


Commentaires

Une réponse à ‘Black Yaya’ : l’échappée belle

  1. Hugo dit :

    Bonsoir Eklektika. Je découvre avec plaisir votre portail culturel. Si je suis mesuré sur la qualité de quelques articles qui sont inégaux en qualité d’écriture (je ne citerai pas les noms), j’apprécie la volonté de faire découvrir d’autres artistes et évènements, éloignés de la culture de consommation.
    Merci donc à Murielle Barthe pour cet article sur Black Yaya que je ne connaissais absolument pas et qui est devenu un coup de coeur dès la première écoute. Je continuerai à vous lire et à vous suivre.
    Est-ce que les journalistes ont un profil facebook, google + ou twitter?

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