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Botibol, au piano ou à la guitare, cap conservé vers son désir de liberté folk

21 février 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Retour sur le concert de l’artiste pop bordelais Botibol, de passage à St Vincent de Tyrosse entre deux dates de présentation de son nouvel album « Duel » et d’une résidence de création à Biarritz avec la formation « Petit Fantôme ».

Amphithéâtre feutré d’une centaine de places, un piano au milieu de la scène, une guitare acoustique tout près, lumière tamisée : c’est dans ce décor de la salle du centre de formations musicales de St Vincent de Tyrosse (Pôle sud), pour un concert organisé par Landes Musiques Amplifiées, où peut être découvert Botibol (de son vrai nom Vincent Bestaven) ce samedi 18 février 2017.

C’est seul, tout de noir vêtu, que le musicien et compositeur entame le début du concert sur son piano à queue.

Quelques chansons d’abord sur le clavier, avant d’attaquer doucement les cordes de sa guitare, face à un auditoire concentré sur ses notes, public attentif et rapidement hypnotisé.

Le charme opère, le garçon a de quoi vous envoyer en balade musicale dans son univers folk, et même de vous prendre la main en invitant une petite ribambelle d’enfants à venir le rejoindre.

Fruit d’un travail de médiation auquel le nom de Botibol s’attache régulièrement (comme les micro-chorales qu’il anime aux écuries Baroja d’Anglet), ces petites graines de stars venues d’écoles élémentaires de Soorts Hossegor apportent leurs voix limpides et fraîches en chœur sur son morceau We were foxes, (album Born from a Shore), entonnant avec entrain le refrain « Sur le goudron brûlant nous courrons vers la mer ! ».

Une ritournelle qui reste d’actualité pour cette chanson datée de 2011, quand n’ont pas disparu de nos environnements ordinaires les surfaces grandissantes de béton et d’asphaltes, grignotant notre espace vital, et notre environnement naturel.

Cet océan de plus en plus pollué de plastiques, vidé de nombreuses espèces marines chaque jour, et ces mammifères échouées sur la planète du fait du bruit incessant des plateformes pétrolières, comme récemment en Nouvelle Zélande : les enfants de ce soir ont poussé le refrain avec une énergie qui ne relevait pas que du seul spectacle.

Le sentiment gagne la salle qu’ils sont là pour suivre le chemin esquissé, libérant une émotion palpable, inscrite visiblement dans ce désir de liberté que recherche Botibol au sein de ses mélodies et rythmiques.

Ca touche solidement au cœur, les adultes présents se rappellent du plaisir de ouvrir un peu ça aussi, et de redécouvrir ce que la musique, douce et mélodieuse, permet dans ce « ensemble » de ce samedi soir.

Une petite dédicace, des remerciements et son grand sourire chaleureux clôturent le concert, le petit monde landais conquis du Pôle Sud applaudit un nouvel invité bienvenu, le désir de retrouvailles se partage alors comme une main caressante sur une joue.


Botibol, First love (acoustique)

Botibol, Croyez -moi (piano)


 


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