Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Botibol à L’Atabal, l’immanquable pop de cette année

5 mars 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Rendez-vous est fixé à L’Atabal Biarritz ce samedi 7 mars devant Botibol, avant que ces affreux chroniqueurs parisiens ne nous reprochent que l’on n’ait pas prêté attention à cette pépite pop venue de Bordeaux.

Il faudrait commencer par admettre ça : Botibol n’a pas encore scintillé dans nos nuits ordinaires, même placées sur nos attente d’étoiles particulières.

Derrière ce patronyme, il est à parier que le Boucalo-Bordelais Vincent Bestaven n’en prenne pas ombrage, mais qu’il mesure, autant que ceux qui s’y rendent en confiance, le travail d’éclairage mené par la salle de L’Atabal de Biarritz.

botibol-3Samedi 7 mars, Botibol sera donc l’attraction centrale d’une soirée très complète, où le rejoindront des compagnons de route, croisés dès 2011 du côté de Bayonne avec le coup de projecteur que lui donnèrent les dénicheurs de La Souche Rock.

Ou plus, tard, à l’été 2014, où il a baladé sa carcasse du côté du Baleapop de St Jean de Luz, sourire aux lèvres, doigts plaqués sur la guitare.

botibol-4Elle a d’abord été acoustique, dos posé contre ces murs de concerts à Bordeaux, où il ne ratait rien de l’intense programmation pop de la ville, pour des soirées où il était ce petit gars qui vendait des cds de trucs qu’il fabriquait de son côté, chez lui.

Sans savoir la destination de son voyage musical, armé de la seule certitude que, « naturellement », il avait cette envie.

Il a grandi sans se détacher de la musique qui a nourri son enfance, sans s’éloigner de sa guitare, et s’est fait repéré par le label Animal Factory, qui a compris avant tout le monde qu’il était temps de passer à la vitesse supérieure.

A l’écoute de son premier album, Born from a shore en 2011, on saisit tout de suite ce qui leur a plu.

Un songwriting impeccable, une voix bien placée, jusque dans ses ascensions aiguës élégantes, et cette promenade sur les cordes de sa guitare sèche qui lui font porter instinctivement de grandes étiquettes de la pop US, des Grizzly Bear à Sufjan Stevens.

botibol-5Les rockzines flairent la météorite, les papiers commencent à s’accumuler, Internet peut rendre visible son évolution musicale, accompagnée d’un sourire renversant comme socle immuable de sa trajectoire.

Il commence à passer partout, la rumeur enfle, c’est assurément un tout bon.

Un Ep’s de trois titres en 2012, The Wild cruises, rajouté aux précédents, et puis arrive cet album, Murs blancs, où il goûte à la complexité d’arrangements mélodieux, dont il n’a plus vraiment l’intention de se séparer, désormais.

botibol-6Le titre Jerk nous fait nous rappeler que nous n’avons plus de bonnes nouvelles depuis longtemps des Pavement, le folk initial a laissé le champ libre à une pop suffisante à nous rendre heureux même en hiver.

C’est solide, toujours distingué, et il va bientôt être temps pour nous aussi de crâner, « tu n’connais pas Botibol ??? Non mais allo quoi ???« .

Il gardera le sourire, mais il sent bien que quelque chose se passe, un des titres s’appelle La classe ou la mort, c’est impeccable, ça sent le bonheur, naturellement, et puis des souvenirs du coté de chez les Hey Hey My My (ils deviennent quoi, au fait, eux ?).

botibol-2Ceux qui seront au concert samedi à L’Atabal devraient sentir ça, son expérience sur scène, et cette joie d’y être pour ne pas avoir oublié qu’il était ce petit gars bordelais aux concerts des autres.

Il s’avancera, et il le sentira tout de suite : l’avenir confirmera ou pas qu’il est, officiellement, « une des fortes personnalités musicales de cette année 2014 », mais pour l’heure il s’agira surtout de plaquer ses doigts sur le manche, de repenser aux voyages à venir.

Fermer les yeux. Sourire.

Et envoyer ses trucs.

botibol-une


Un petit extrait, acoustique, pour vous en convaincre mieux qu’avec nos mots


 


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.