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« Callboys » de Jan Eelen et Youri Boone [Fipa] : du sexe, oui, mais avec des frites

27 janvier 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Avec « Callboys », série flamande de Jan Eelen et Youri Boone, la Belgique nous donne une jolie leçon d’humour : ce feuilleton, particulièrement réussi, qui raconte le quotidien de trois prostitués masculins et de leur homme à tout faire, est en compétition au Fipa à Biarritz (et probablement au palmarès de ce samedi).

On ne dira jamais assez tout le bien que l’on pense de l’humour belge. Avec « Callboys », série flamande créée par Jan Eelen et Youri Boone, nos voisins nous donnent un nouvel exemple de ce qui se fait de mieux en matière de télévision.

Devon, Wes, et Jay sont trois gigolos. Ensemble, ils forment les Callboys, et vivent en colocation avec leur secrétaire, Randy, mi-nounou, mi-bonne à tout faire, qui se révèlera monté tel un pottok un jour de foire à Espelette, détail non négligeable dans la profession (particulièrement explicite pour les habitants du Pays Basque)

Des sexes donc, et du sexe bien sûr. Dans son pays d’origine, la série a été interdite au moins de 16 ans. Pour autant, il n’y a pas ici de détails scabreux, ni de frissons érotiques, les quatre héros étant plus du genre bêta que mâle alpha.

C’est sans doute cela, la force de ce programme.

Parvenir à faire rire avec un gros plan sur des testicules irrités à la suite d’une erreur de rasage, ou des poils pubiens soigneusement tressés, sans tomber dans le vulgaire.

Eelen et Boone insufflent un supplément d’âme à ces « looser magnifiques » et nous donnent envie de leur souhaiter, nous aussi, « une plaisante érection » (sic).

De l’audace également du côté de la forme. Des apartés face caméra, et un montage à la 24 Heures Chrono, avec un écran partagé où les carrés glissent au fur et à mesure de l’action, donnent du rythme à la série.

L’esthétique joliment kitsch joue la carte des couleurs criardes, et des décors que n’auraient pas reniés AB Production un jour de grande inspiration.

Le générique lui-même est un petit bijou du genre, et donne le ton à grand renfort de musique funk et de ralentis sur moue boudeuse et muscles saillants.

« Callboys » est donc une des (très) bonnes surprises de ce Fipa 2017.

Devon Macharis, Wesley Biets (le public français appréciera ici, au passage, tout l’à-propos de ce patronyme), Jay Vleugels et Randy Paret n’ont pas fini de nous faire rire, entre moulages de godemichets et discussions existentielles sur l’avenir d’une version porno d’Un dîner presque parfait, « Venez manger » en version originale, devenu « Venez baiser », pour l’occasion.

« Callboys » de Jan Eelen et Youri Boone (réalisé par le premier), sept épisodes de 50 minutes : pas encore de date de diffusion annoncée en France, il faut que ça vienne, oui, oui…


 


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