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Césars et Oscars 2017 : quand le cinéma tapote fermement l’épaule des politiques

27 février 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Les politiques pourront toujours se pousser du coude en marmonnant que, Oscars ou Césars, tout cela n’est que du cinéma : la contestation entendue et répercutée dans les palmarès devrait pourtant les enjoindre à ne pas détourner le regard.

L’habitude n’est pas nouvelle de profiter de la popularité des palmarès des Césars et des Oscars pour transformer le spectacle proposé à Paris et Hollywood en une tribune politique, et cette année 2017 n’y a pas échappé, dans le contexte tendu des deux côtés de l’Atlantique.

Aux États Unis, l’élection récente de Donald Trump, qui s’est fait porter pâle jusque dans sa Twitter-mania, et la dernière ligne droite des Présidentielles en France, ont alimenté plus que des prises de paroles piquantes.

Il est possible de détourner légèrement les propos émus de Déborah Lukumuena, Meilleure actrice secondaire pour Divines, pour apprécier ces instants où, à chaque fois, le cinéma tapote (fermement) à l’épaule des politiques.

Trois Césars pour le film »Divines »

Les 3 Césars remportés par ce film (avec meilleur film et Meilleur espoir féminin) sont une réponse murie et assumée d’une représentation exigée des minorités invisibles, tout comme, à Los Angeles, 3 Oscars également, dont celui du Meilleur film pour Moonlight, chronique-fresque d’un caïd de la drogue Noir et homosexuel, intervient dans le climat délétère d’une Amérique qui revendique le repli WASP sur soi.

Moonlight de Barry Jenkins

L’Oscar du meilleur film étranger pour l’Iranien Asghar Fahradi en plein BanMuslins détestable de Trump porte lui aussi une symbolique de défiance ferme, exprimée avec la même fermeté par François Ruffin, César du Meilleur documentaire pour son tonitruant Merci Patron.

Merci patron, de François Ruffin

Chaque spectateur aura la possibilité de saluer en particulier le choix des votants, Elle de Paul Verhoeven en France et La la land de Damien Chazelle ressortant logiquement comme les favoris finalement triomphants des deux cérémonies.

Elle, de Paul Verhoeven

La la land, de Damien Chazelle

Deux films qui, de notre côté, nous auront moins convaincu que Juste la fin du monde de Xavier Dolan (trois Césars tout de même, dont celui du Meilleur réalisateur) ou Manchester by the Sea (deux Oscars, dont celui de Meilleur acteur pour Casey Affleck)

Juste la fin du monde, de Xavier Dolan

Manchester by the Sea, de Kenneth Lonergan

Les politiques pourront toujours se pousser du coude en marmonnant que tout cela n’est que du cinéma.

Si l’on se rappelle malgré tout que le 7ème art possède cette qualité native de représenter ce que le monde pourrait être, en espérant qu’il le devienne un jour, alors la contestation entendue et répercutée dans les palmarès devrait les enjoindre à ne pas détourner trop longtemps le regard.

Ma vie de courgette, de Claude Barras


Palmarès complet des César 2017 : 

Meilleur film : Elle de Paul Verhoeven, avec Isabelle Huppert

Meilleur réalisateur : Xavier Dolan, pour Juste la fin du monde

Meilleur actrice : Isabelle Huppert, pour Elle

Meilleur acteur : Gaspard Ulliel, pour Juste la fin du monde

César d’honneur : Jean-Paul Belmondo, pour l’ensemble de sa carrière

César d’honneur : Georges Clooney, pour l’ensemble de sa carrière

Meilleur scénario : Solveig Anspach et Jean-Luc Gaget, pour l’Effet aquatique

Meilleur premier film : Divines de Houda Benyamina

Meilleur film étranger : Moi, Daniel Blake de Ken Loach

Meilleur documentaire : Merci Patron de François Ruffin

Meilleur actrice secondaire : Déborah Lukumuena, pour Divines

Meilleur acteur secondaire : James Thierée, pour Chocolat

Meilleur espoir féminin : Oulaya Amamra, pour Divines

Meilleur espoir masculin : Niels Schneider, pour Diamant noir

Meilleure adaptation : Ma vie de courgette de Céline Sciamma

Meilleur court métrage : Vers la tendresse d’Alice Diop, ex-aequo avec Maman(s) de Maïmouna Doucouré

Meilleur film d’animation pour le long métrage : Ma vie de courgette de Claude Barras

Meilleur film d’animation pour le court métrage : Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang-Vija

Meilleur montage : Xavier Dolan, pour Juste la fin du monde

Meilleure photo : Pascal Marti pour Frantz

Meilleure musique : Ibrahim Maalouf, pour Dans les forêts de Sibérie

Meilleurs décors : Jérémie D. Lignol pour Chocolat

Meilleur costume : Anaïs Romand pour La Danseuse

Meilleur son : Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Rémy et Jean-Paul Hurier pour l’Odyssée


Palmarès complet des César 2017 : 

Meilleur film : Moonlight de Barry Jenkins

Meilleure actrice : Emma Stone pour La La Land

Meilleur acteur : Casey Affleck pour Manchester by the Sea

Meilleur réalisateur : Damien Chazelle pour La La Land

Meilleur scénario adapté : Barry Jenkins et Tarell Alvin McCraney pour Moonlight

Meilleur scénario original : Kenneth Lonergan pour Manchester by the Sea

Meilleure chanson originale : City of Stars, La La Land

Meilleur film en langue étrangère : Le Client, d’Asghar Fahradi (Iran).

Meilleur acteur dans un second rôle : Mahershala Ali pour Moonlight.

Meilleurs maquillage et coiffures : Alessandro Bertolazzi, Giorgio Gregorini et Christopher Nelson pour Suicide Squad.

Meilleurs costumes : Coleen Atwood pour Fantastic Beasts and Where to Find Them.

Meilleur film documentaire : O. J. Made in America d’Ezra Edelman et de Caroline Waterlow.

Meilleur montage sonore : Sylvain Bellemare pour Premier contact.

Meilleur mixage sonore : Kevin O’Connell, Andy Wright, Robert Mackenzie et Peter Grace pour Tu ne tueras point.

Meilleure actrice dans un second rôle : Viola Davis pour Fences.

Meilleur film en langue étrangère : Le Client, d’Asghar Fahradi (Iran).

Meilleur court-métrage d’animation : Piper, d’Alan Barillaro et Marc Sondheimer.

Meilleur long-métrage d’animation : Zootopie, de Byron Howard, Rich Moore et Clark Spencer.

Meilleurs décors et direction artistique : David Wasco et Sandy Reynolds-Wasco pour La La Land.

Meilleurs effets spéciaux : Robert Legato, Adam Valdez, Andrew R. Jones et Dan Lemmon pour Le Livre de la jungle.

Meilleur montage : John Gilbert pour Tu ne tueras point.

Meilleur court-métrage documentaire : White Helmets, d’Orlando von Einsiedel et Joanna Natasegara.

Meilleur court-métrage de fiction : Sing, de Kristof Deák et d’Anna Udvardy.

Meilleure photographie : Linus Sandgren pour La La Land.

Meilleure musique originale : Justin Hurwitz pour La La Land.


 


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