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A « Chantons sous les pins » 2017, deux belles soirées pour ne pas douter de la chanson française

13 mars 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Dans les multiples concerts proposés dans toutes les Landes durant le festival Chantons sous les Pins, deux soirées ont permis de découvrir des artistes et formations originaux, loin, très loin de la seule définition aseptisée et multi-martelées de la chanson française sur nos canaux habituels.

Deux soirées où chacun est reparti avec la conviction d’une place à conserver pour des textes profonds et des mélodies entrainantes, ce festival réussissant à apporter de la visibilité à une musique d’utilité publique pour l’âme, chaleureusement bienvenue.

Le festival continue jusqu’au 1er avril 2017, tout le programme à retrouver sur le site de Chantons sous les Pins.


Samedi 4 mars : après un « punk suisse de salon », le « vélo qui pleure » de Julie, belle chanson française matinée d’Orient.

Crédit photo © Lauren Pasche

C’est dans le lieu assez insolite de la salle Rochéou de l’AEHM de Soustons (Association Européenne des Handicapés Moteurs) que commence la soirée par un premier duo, formé de Fabian Tharin (chanteur et compositeur suisse, synthés) et de Patrick Dufresne (boites à rythmes).

C’est dans une ambiance bien trop sage que Fabian « l’effronté punk de salon », comme il est régulièrement décrit, accourt sur scène, déhanchements «  funky folk » et silhouette filiforme, dans l’objectif immédiat de réveiller l’étincelle de nos cellules endormies, et donner le départ d’un concert plein d’optimisme mais également des textes subtilement engagés de son quatrième album très salué en 2014, Swiss Rebel (dont les Recoller le monde et Rock Star).

Crédit photo : Florence Floux

L’angle d’attaque sur le devenir de nos sociétés n’empêche ni la simplicité ni l’envie de danser, sourires aux lèvres, ce qui a nourri une fraicheur et une spontanéité rare avec la rencontre entre les pensionnaires de l’AEHM et des festivaliers plus ordinaires.

Crédit photo © LMDB

Julie et le vélo qui pleure amène la touche atypique promise,  autour de la Bordelaise Julie Garrigue, auteure de trois albums, chanteuse, hanteuse, pianiste, accordéoniste, guitariste, et art thérapeute de métier, où elle exerce dans le milieu hospitalier avec différents publics.

De fait, son goût prononcé pour autrui nourrit un palpable élan d’humanité que l’on retrouve dans ses textes, jusque dans sa facture du 3ème album « Fragile et debout »,  de la chanson française accompagnée de mélodies orientales.

Elle est donc désormais entourée de trois musiciens aux horizons bien  marqués et différents, du Palestinien Nawras Alhaijbrahim à l’oud, du Bordelais Anthony Martin à la guitare pop folk à l’Alsacien Fréderic Dongeay aux percussions.

Crédit photo : Florence Floux

Le répertoire transmet une sincère mélancolie de la vie, par des textes profonds et poétiques, mais aussi existentiels tels que L’exil, Belote et rebelote, ou un retour vers un passé au guidon de sa bicyclette (bleue comme celle de Régine Desforges) avec La route des vins, dédiée aux coteaux bordelais et nourrie d’une certaine nostalgie.

Des instants de vie, peut-être plus insouciants et moins pesants  qu’une réalité actuelle, décrit d’une voix chaleureuse dans ses textes humanistes pour âmes en peine. Ses « petits vélos » se baladent dans sa tête, entre émotions et convictions, salués par une centaine de spectateurs présents sous les pins de Soustons.

Liens utiles :

Page bandcamp de Fabian Tharien
Site internet de Julie et le vélo qui pleure


Samedi 11 mars : après la voix occitane de Dalèle, les Escrocs, pour un régal des zygomatiques

Crédit photo © Photo Musical’sol

C’est au centre culturel de Léon, dans les murs de l’ancien cinéma de la ville, que se présente en première partie l’Occitane Dalèle Muller, venue de Carcassonne. Enjouée, radieuse et audacieuse comme le soleil de son pays, elle a donné le ton de la soirée avec la présentation de son second album, « Réussir ces échecs amoureux » co -financé par sa victoire au concours Jacques Brel 2015 de la chanson française, et par donation de  son public.

Auteur, compositrice, chanteuse, tâtant de l’accordéon, son univers se compose de contes et de chansons, avec beaucoup de tendresse et d’ironie, accompagnée des musiciens chanteurs Philippe Yvron, Armand Boissard et Roland Martinez au diapason d’une maitresse des mots et des  rythmes de valse, tango, rock, et swing jazzy.

Crédit photo : Florence Floux

Mélange subtil des musiques populaires françaises d’hier et d’aujourd’hui, comme une invitation a la joie, aux romances françaises sur un air de Piaf et à la résistance façon Francoise Hardy aux pessimismes du cœur.

Un petit air de Bourvil au féminin aussi, pour des textes d’amours et d’amitiés entre hommes et femmes, tout en humour, où l’on pétille tous en chœurs.

Crédit photo © Lombard

Les Escrocs sont arrivés là, après leurs reformations depuis un an et demi. Et le remix de leurs tubes historiques des années 90, de l’album Faites-vous des amis.

Depuis leur début de tournée en septembre 2016 et jusqu’en juin 2017, ils nous transportent sur des sujets sociétaux avec un franc parlé et une poésie poignante, balayant le noir de nos vies, pour un régal des zygomatiques du public.

C’est tout en simplicité qu’ils nous amènent dans leurs univers joyeux parisien, teinté de couleurs sud-américaines, loin de toute morosité, par leurs jeux débordants de vitalité et d’humour.

Crédit photo : Florence Floux

Un dialogue permanent s’inscrit sur scène entre Eric Toulis (chant et guitare), Hervé Coury (piano, accordéon) et Didier Morel (percussions), anti-dépresseur assuré  à base de de surprises, de mélodies d’ici et d’ailleurs, qui a enchanté les festivaliers landais par leurs ondes bénéfiques et bienveillantes.

La très longue séance de dédicaces autour d’un pot offert par la ville de Léon l’aura généreusement démontré.

Crédit photo : Florence Floux

Liens utiles :

Page Facebook de Dalèle
Page Facebook des Escrocs


 


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