Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Le cinéma basque, l’absent des prix Eusko Ikaskuntza-Ville de Bayonne

29 novembre 2013 > > 2 commentaires

La remise annuelle des Prix de la société d’Études basques Eusko Ikaskuntza, associée à la Ville de Bayonne, est un évènement important de la vie culturelle de cette petite partie du monde que l’on désigne comme le Pays Basque, pour reprendre les mots de l’écrivain Bernardo Atxaga.

Ce vendredi matin, ont ainsi été honorés d’un Prix d’Honneur de la Culture Basque commun Marie-Claude et Michel Berger, deux « adoptés » ayant grandement œuvré et l’un et l’autre à la défense de cette culture au sens large, « pour un pays qu’ils ont choisi, qu’ils aiment et dont ils ont su se faire aimer », les a félicités la Vice-Présidente d’Eusko Ikaskuntza, Maia Larronde de Ajuriaguerra.

eusko ikaskuntza bayonneLes engagements d’un architecte passé des croquis aux actions les plus concrètes sur le terrain (Maire de Villefranque de 1977 à 1983, artisan d’une visibilité et d’une vitalité du Pays Basque qui aura emprunté avec lui les champs de la presse, de l’essor économique, de la Défense des Droits de l’Homme ou du soutien aux Basques indésirables de son époque) ;  l’investissement sans repos d’une professeure de l’Histoire de l’Art, passée du destin d’estivante à l’une des plus belles colonnes porteuses des Musées du Pays Basque, du Château d’Abbadia au Musée Bonnat, Musée Basque ou Institut Culturel Basque) : l’émotion qu’ils ont ressentie en recevant un Makila d’Honneur des mains de l’Adjoint à la Culture, Jean-René Etchegaray, avait un fort pouvoir de contagion, ce vendredi matin, entre les murs du Grand Salon de la Mairie de Bayonne.

« C’est très enthousiasmant d’avoir pu participer à la vie culturelle du Pays Basque, dans lequel nous avons toujours été très chaleureusement accueillis », réagit Marie Claude Berger, son cher et tendre se fendant pour sa part d’une formule amusée et confraternelle : « comme en musique, il me semble agréable de pouvoir dire que deux eraldun valent bien un euskaldun » (« deux non-Basques valent bien un Basque »)eusko ikaskuntza BayonneQuelques minutes plus tard, ce fut au tour de la toute jeune historienne de l’art, Viviane Delpech, de recevoir le Prix de la Culture Basque, au titre d’encouragement pour l’auteur d’un ouvrage scientifique ou culturel récent.

« Son travail de recherches de huit années sur le Château d’Abbadia à Hendaye, le monument idéal d’Antoine d’Abbadie, est extrêmement conséquent, avec près de 800 pages et 426 figures et photographies. Il enrichit considérablement la connaissance que nous pouvions avoir de la vie et de la personnalité d’Antoine d’Abbadie », a salué Jean-Claude Larronde d’Eusko Ikaskuntza, « et en particulier le rôle joué par son épouse, Virginie d’Abbadie, au point de s’initier à la langue basque et de seconder efficacement son époux dans la grande oeuvre de sa vie, l’édification du Château d’Abbadia ».

La mention « Très honorable avec félicitations » que reçut récemment Viviane Delpech pour sa thèse eut donc la bonne idée d’être complétée par ce Prix, l’intéressée exprimant sa satisfaction de pouvoir envisager de publier ce travail, « dans une version plus condensée, j’entends bien », répondit-elle dans un grand sourire.

eusko ikaskuntza bayonneL’assemblée réunie pour cette occasion eut donc tout à la fois la possibilité de se satisfaire de cette mise en lumière de la culture basque que de partager un moment certain de convivialité.

Parmi eux avaient pris place des figures importantes du territoire, de Jakes Abeberry à Ramuntxo Camblong (lauréat l’an passé), et un hommage appuyé fut rendu à la disparition regrettée de l’académicien basque Jean Haritxelhar Duhalde, disparu le 1er septembre dernier.

jakes abeberry eusko ikaskuntzaRamuntxo Camblong eusko ikaskuntzaFinalement, la seule note désagréable fut l’absence de Prix pour « la meilleure vidéo documentaire ou meilleur reportage sur un aspect de la vie en Euskal Herria ou plus spécifiquement sur la Ville de Bayonne dans la catégorie non professionnelle ».

« Une année blanche, en effet, une fois de plus », admit Jean Claude Larronde, le faible nombre d’oeuvres présentées ou leurs caractéristiques thématiques n’ayant pas réussi à mettre d’accord les membres du jury d’Eusko Ikaskuntza.

eusko ikaskuntza bayonneUne interrogation que nous relayons ici, avec une pointe d’amertume, quand apparait en creux la difficulté de donner un visage au Pays Basque, que cela soit dans la possibilité réelle de créer des films ayant pour cadre le Pays Basque, dans une économie soutenable et encouragée, ou que cela soit dans sa visibilité : contrairement aux engagements entendus l’an passé dans le même lieu, de la bouche de l’Adjoint à la Culture ou du Directeur du Musée Basque de Bayonne, aucun des 13 lauréats précédents n’a pour l’instant eu la possibilité de voir sa réalisation primée regroupée et exposée dans un lieu de défense de cette culture basque.

Liste des lauréats précédents du prix du cinéma basque Eusko Ikaskuntza-Ville de Bayonne :

2012.     Audrey HOC, « Cimetière des Vivants »
2011.     Ramuntxo GARBISU, « Dans le Port on nous dit que tout est bon »
2010.     non décerné
2009.     Eric COUTANCEAU
2008.     L’association Les bergers sans terre du Pays Basque (Artzaingoa nundik nora)
2007.     Evelyne CAZEMAJOR (L’art basque universel)
2006.     non décerné
2005.     Anne Marie GALE (Bayonne et les exilés de Juda)
2004.     1er Prix professionnel: Roland Dargelez: Histories de Pays (Le Pays Basque)
2ème Prix professionnel: Yan Trellu: Iturritik itsasora
Prix amateur: : Juan Miguel Gutierrez: Ur beltzak – Orosia
2003.     non décerné
2002.     Prix professionnel: François Althabegoity: La Pastorale – la voix du Pays Basque
2001.     Prix professionnel: ARTS 16 Elkartea: Instants en Pays Basque
Prix amateur: : Mikel Erramuzpe: Sor lekua utziz geroz
2000.     Prix professionnel Comedia Elkartea: J.P. Seyral luthier à Bayonne
Prix amateur: : Ximun Carrere: Herri Urrats 99


Commentaires

2 réponses à Le cinéma basque, l’absent des prix Eusko Ikaskuntza-Ville de Bayonne

  1. […] documentaire Cimetière des vivants (sur le centre de rétention des sans-papiers d’Hendaye, Prix Eusko-Ikaskuntza&Ville de Bayonne 2012) a entrepris un travail d’état des lieux sensible du peuple basque, dans ses frontières […]

  2. […] un contexte difficile pour le cinéma tourné en Iparralde (Pays Basque nord), la sélection s’est portée sur des productions […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.