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« Déborde-moi », les mondes engloutis de Delphine Maury, loin d’un fleuve tranquille [Festives Ascain]

25 juillet 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Exposée depuis le 20 juin dans le cadre des Festives d’Ascain, la Toulousaine Delphine Maury a pour elle un regard neuf de jeune photographe, prête à aller là où elle peut se découvrir, quitte à devoir affronter ses limites, et ses craintes.

Il y a un an, invitée à un Workshop à Fotograficasa, en Corse, elle a accepté l’idée de plonger sous l’eau pour cette série, « Déborde-moi », où ce séjour lui a inspiré cette collection de photos de femmes dénudées évoluant dans une faible profondeur de mer.

festives-delphine-maury-uneLa validation esthétique a été la première réaction de son cercle proche, puis s’est rapidement fait l’écho général de ceux qui ont observé cette beauté silencieuse, en noir et blanc, qu’elle a exposée pour la première fois ici, au Pays Basque, sur des grilles à l’entrée du village.

C’est avec le deuxième cercle, « plus professionnel », que sont arrivées les remarques qu’elle attendait, pour qu’elle ne soit plus la seule à y voir une tension des corps, une instantanéité de naufragés, et une lutte pour se débarrasser des dangers de l’étouffement, de la noyade.

festives-delphine-maury-2Dans son désir constant de « questionner ses limites, sortir du dedans en appréhendant les rythmes discordants », il lui a fallu vaincre une peur panique, qui n’est pas celle de l’adulte immergée, mais de l’enfant, renouant avec un cauchemar familial oublié et enfoui, qui l’a saisie, et lui a fait lâcher l’appareil photo dès les premières prises.

Un organisateur du workshop l’a convaincue de replonger, et de repartir à l’eau : ceux qui ont observé ses clichés peuvent donc le remercier, à l’évidence.

festives-delphine-maury-2Delphine Maury y est de fait retournée, a affronté cette « histoire d’eau », et a beaucoup écrit, pour comprendre ce plus profond d’elle-même surgi sans crier gare.

L’expérience est aussi forte que cette exposition, dont elle attend de voir ce que, par son installation à l’extérieur, le temps décidera d’en faire.

festives-delphine-maury-3« Cette production m’a fait du bien », a-t-elle confié aux organisateurs des Festives, rencontrés aux Rencontres de Castelfranc l’an passé, et avec qui le courant est passé puis est resté constant.

Delphine trouve encore « un peu compliqué » d’imaginer vivre du métier de photographe : pour l’instant, sa vie est faite de rencontres multiples, et cette invitation à en être l’une des facettes intéressantes des Festives pourrait la « déborder » bien plus fortement qu’elle l’imaginait en acceptant.

festives-delphine-maury-3


chemins
Exposition permanente dans les rues d’Ascain,
renseignements et découvertes des photographes sur le site des Festives #2

Un événement également à suivre sur la page Facebook des Festives


 


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