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La saison 2016 du DIDAM Bayonne vaut le détour (et un Carambar)

15 mars 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Ce mardi matin a été annoncé à la presse le calendrier des prochaines expositions de l’espace DIDAM de Bayonne, d’où Eklektika est sorti avec une interrogation remâchée façon bonbec de nos souvenirs de gamins dans la cour d’école.

« La question sur la cession à un privé de l’ancien Carré Bonnat pour 104.000 euros n’est pas en rapport avec l’actualité du DIDAM, j’y ai par ailleurs répondu déjà 10 fois, cela a dû vous échapper ».

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A gauche, le maire de Bayonne, Jean René Etchegaray ; à gauche, Yves Ugalde, adjoint à la Culture

Il est des moments réguliers dans la vie d’une ville comme Bayonne où l’exercice d’une conférence de presse par son maire, Jean René Etchegaray, en l’occurence les expos à venir dans l’espace d’exposition du DIDAM, est un peu scolaire, et doit le rester.

Un média comme Eklektika l’a désormais parfaitement compris, qui s’est aventuré sur une interrogation non incluse entre les guillemets des déclarations plutôt satisfaites de l’équipe municipale sur la fréquentation de cet espace (10.000 entrées en 2015) et sur sa programmation passée.

Il ne sera donc ni possible, ni souhaité, de demander quel est le sens de ces convocations de la presse, au-delà des prises de paroles de ses organisateurs, si votre index levé passe pour fait de perturbation. D’autant moins lorsque la première réponse vous renvoie sans ménagements vers ce qui a DÉJÀ été lu et jugé « non apprécié » sur votre média.

didam-2016-bayonne-3De fait :

  • poser la question de l’évolution d’un bâtiment acquis et réhabilité en avril 2015 pour 1,6 million d’euros sur 250 m2, sans que sa partie supérieure n’ait été traitée ;
  • interroger la non-mobilisation de cette somme pour la réhabilitation de feu-le Carré Bonnat et ses 600 m2, proposés à un promoteur privé pour moins de 400 euros le m2 ;
  • ne pas être convaincu par la réponse apportée (« ne pas disséminer l’information ») sur l’absence d’un site internet dédié pour le Didam, qui permettrait pourtant de donner aux propositions de ce lieu une plus forte visibilité que celle conférée par leur communication sur le site général de www.bayonne.fr ;
  • demander les montants des budgets affectés à des expositions comme celle de Depardon en avril 2015 et de celle, actuelle, de Carlos Saura sur l’Espagne des années 50 ;
  • s’interroger sur le relais réel de la création locale quand, sur les 12 prochains mois, seuls 17 jours (du 4 au 22 mai) seront consacrés via l’association Arcad à des artistes locaux ;
  • demander si l’exposition photos par le FRAC Aquitaine sur des frontons basques (du 7 au 30 octobre) et celle de Lucien Clergue sur la tauromachie et la Camargue (de novembre 2016 à mi-janvier 2017) ne portent pas, encore une fois, une imagerie redondante ;

toutes ces questions ne seront pas posées par Eklektika, non, n’insistez pas.

Si l’on en croit la conclusion, posée en aparté par le maire, « pour ce qu’il me semble, la politique culturelle est bien l’affaire des politiques, non ? », à traduire ici « et non celle des médias », Eklektika ne peut rester plus longtemps égaré dans l’idée d’en porter une évaluation indépendante, c’est à dire hors obligation de communication positive non tarifée.

Hors de question donc de « cracher dans la soupe », que nous n’avions pourtant pas vue servie, et c’est donc avec ce beau titre enthousiaste que s’ouvre cet article, qui arrive après 325 autres publiés sur Eklektika et consacrés à la présentation des acteurs et initiatives culturelles de Bayonne.

Certains étant visiblement toujours en travers de gorges délicates, sur Kulture Sport, sur l’absence des Translatines et de Black and Basque dans le calendrier 2016 de la ville – et sans doute les suivants -.

Il se termine avec un souvenir gourmand de Carambar, pour clore la « conférence de presse » de ce matin, pas bien différente de celles déjà couvertes depuis l’élection du maire centriste de la ville.

didam-2016-bayonne-6On sait toujours à peu près à quoi s’attendre, ce n’est pas forcément le goût de ce que vous y trouvez qui vous motive, mais il y a toujours à l’intérieur une bonne blague, parfois éculée, mais sait-on jamais, qui vous invite à en reprendre.

Toutes les expositions du DIDAM à trouver donc sur le site de la Ville de Bayonne.


 


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