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Doc Gyneco en « slow motion » à Biarritz devant « les Basques, mes potes de France »

13 mai 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Retour sur le concert de Doc Gyneco mercredi 11 mai à L’Atabal Biarritz, un Docteur qui a pu paraitre déjà fatigué par la tournée du 20ème anniversaire de son premier album, mais avec une envie de partager sa joie d’être de retour sur scène.

La première consultation, son premier album, a vingt ans. Bruno Beausir, plus connu sous son nom de scène Doc Gyneco, entame une tournée à travers la France au chevet de ses patients. Mercredi soir consultation à l’Atabal de Biarritz, pas de médocs, mais une médecine douce aux essences de Funk, Reggae, Rap, et Zouk.

Il est 21h00, la salle d’attente est presque pleine. La clientèle de Doc Gynéco approche la quarantaine, bizarrement pour ce genre consultation, elle est aussi féminine que masculine, composée de célibataires, de couples La plupart sont des fans mais quelques curieux sont venus voir le Docteur.

Pour patienter, pas de magazine de santé sur la table, pas de Closer ni de Paris Match défraîchi de 2009, mais un DJ qui prend place, et envoie du son, du gros son.

On est déjà dans l’ambiance, une demi-heure plus tard, le Docteur arrive. Pas de blouse blanche, pas de stéthoscope, mais un tee-shirt, des lunettes noires et bonnet vissé sur la tête, un « Bonjour Biarritz » envoyé et le show commence.

Le public est venu voir le Docteur, il est là, accompagné de son assistant, Papillon de La Clinique. Cette version 2016 est plus lente, aux accents reggae. Le Doc zappe les refrains et laisse le soin au public et son assistant de les reprendre en choeur.

Un Docteur qui parait déjà fatigué, mais avec une envie de partager sa joie d’être de retour sur scène. Ses fans ne lui en voudront pas.

En 1996, les portables servaient à téléphoner et les selfies n’existaient pas. Aujourd’hui, on filme, on tweete, on partage, et lorsque le Doc se mélange à la foule sous les airs de Vanessa à la recherche de sa Vanessa, les quarantenaires redeviennent les ados qu’ils étaient vingt ans plutôt.

doc-gyneco-biarritz-3Les tubes s’enchaînent, une version reggae surprenante et sympathique de Né ici, donne le ton de la soirée, ce sera calme.

Doc Gynéco n’est pas seulement accompagné de Papillon, il est venu avec ses musiciens (batterie, guitare, bass, clavier), ils donnent un peu de pep’s et soulagent le Doc.

doc-gyneco-biarritz-5Moment sensuel de la soirée, le Doc invite sur scène un couple et des célibataires.

Un zouk se prépare, le Franky Vincent de la Métropole enlace une jeune fille, la scène s’enflamme, c’est chaud, c’est Doc Gynéco.

doc-gyneco-biarritz-10Grosse dépense d’énergie pour le Docteur. C’est le moment de la pause, le public est un peu dubitatif.

Le DJ revient sur scène, quelques sons du Ministère A.M.E.R et morceaux de Rap US nous font patienter, 5 minutes plus tard, Papillon et le Doc reprennent le micro, le public a failli mal réagir, ça passe.

Doc Gynéco n’est plus « agile comme Bebetto », mais « comme Rummenigge il mouille le maillot quand il est au micro », il replonge une fois encore dans la foule avec « passement de jambes ».

Il est  en Terre Ovalie, donc le Blanco de Porte de la Chapelle s’adapte, il porte le maillot du BO, comme dans un stade des cris, des sifflets, très vite estompés.

Il plonge dans la fosse, les selfies s’affolent à nouveau.

Tel père tel fils sonne la fin de la consultation. Le public semble rester sur sa faim.

Il va y avoir un rappel, c’est le Doc qui le dit lui-même, il fait semblant de nous dire au revoir, il revient avec Dans ma rue, un dernier moment en compagnie du Doc, son assistant Papillon est toujours en soutien.

Clap de fin, dans l’ensemble le public semble satisfait et même si certains nostalgiques ont l’impression que 1996, c’est loin, Doc Gynéco, c’est leur salope à eux. Oui, la mariée a vingt de plus, mais elle est toujours belle et souriante.

doc-gyneco-biarritz-9La foule quitte calmement la salle, les fans les plus assidus veulent une consultation en privé. Un membre du staff leur dit de patienter une petite demi-heure, le Doc est fatigué.

Fatigué, mais il tient parole, les portes s’ouvrent et par groupes de 4, les fans se faufilent dans le couloir qui mène à la loge.

Il a entre deux selfies accordé à Eklektika un peu de temps pour parler musique, politique, civilisation. Et foot bien sûr, en mode 1996.


Doc Gyneco : « Le rap a toujours été une référence, parce que dans notre histoire, elle ne suit pas une tendance »


doc-gyneco-biarritz-0Doc Gyneco revient sur « sa » Vanessa, sur la fascination des Antillais pour les Ford Escort, et sur les Fugees, « les Syriens d’hier, moins violents, moins dangereux ».

Il explique aussi pourquoi « les Basques sont ses potes de France » et son désir de rencontrer le philosophe Michel Onfray.

Du Doc pur jus, qui terminera cet entretien par :

« Eh, tu as vu tout à l’heure, dans la foule les gars de Bayonne et Biarritz, ils ont chanté les deux hymnes en même temps, putain ils sont fous, j’adore ça. »

Entretien Eklektika à lire ici.


Doc Gyneco, c’est « l’histoire d’un mec » qui ne regrette rien


 


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