Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Donostia 2016, dans le dialogue pragmatique entre le Nord et le Sud du Pays basque

4 novembre 2014 > > 2 commentaires

La préparation de l’année Donostia 2016 comme Capitale européenne de la Culture est l’occasion de multiples médiations originales entre le Nord et le Sud du Pays Basque.

Au centre de la photo, Iker Tolosa Lafuente, coordinateur du Kultur Programa de la ville de Donostia-San Sebastian, n’a guère pris le temps de pester contre la mauvaise pluie de ce mois de novembre, sur sa route le rapprochant de Biarritz et du Théâtre des Chimères.

Dans les mois qui viennent, les échanges vont se multiplier entre le Nord (Iparralde) et le Sud (Hegoalde) du Pays Basque, la volonté de cette mise en relation formant le cœur du projet de Capitale Européenne de la Culture portée par la cité donostiar.

Ce mardi, il était donc en réunion de travail avec le pilier féminin des Chimères, Marie Julienne Hingant, pour conventionner le rôle précis confiée à la compagnie de théâtre dans ce cadre du programme Mugalariak de Donostia 2016 : avec le soutien de l’Eurorégion Aquitaine Euskadi, et jusqu’au mois de décembre 2014, mission leur a été confiée de recenser des acteurs culturels de théâtre sur toute l’Aquitaine, à même d’être retenus pour intégrer le programme final.

mugalariak-aquitaine

Conférence de presse Mugalariak, en présence de représentants de l’Eurorégion Aquitaine Euskadi

« Donostia 2016 n’a pas souhaité proposé une simple programmation de spectacles événementiels », précise Iker Tolosa Lafuente, « mais porte la volonté d’un travail d’intégration des diversités culturelles globales qui peuvent nourrir un projet de vie social, citoyen, et culturel ».

Les Chimères a semblé l’interlocuteur idoine, « pour nous, à Donostia, il ne s’agit pas d’une simple compagnie de théâtre mais d’un acteur culturel majeur, en particulier au travers de la manifestation des Translatines que nous avons le plaisir d’accueillir chez nous tous les deux ans ».

ramiro

Ramiro Noriega, ancien Ministre de la Culture d’Equateur, Translatines 2013

Un projet complexe pourtant, admet-il, qui doit illustrer le « vivre ensemble » au-delà de ses répétitions incantatoires habituelles, quand de multiples collaborations sont ainsi déjà en route.

Depuis l’an passé, une convention lie Hameka, la fabrique des arts de rue de Louhosoa portée par le Petit Théâtre de Pain, et la compagnie Artedrama de Leioa en Biscaye.

A cette même période, la compagnie de danse Elirale d’Ascain a entrepris une série de résidence au Nord et au Sud d’une pièce baptisée « Satie-ka « , où « la médiation poétique s’effectue en même temps que sa création », précise sa directrice et chorégraphe Pantxika Telleria (on vous en parlera plus longuement dans peu de temps).

mugalariak-elirale-une

Compagnie Elirale

Le programme Ezsena-T a initié également des mises en relations de spectateurs du Teatro Victoria Eugenia de Donostia et ceux du Théâtre de Bayonne, invités régulièrement de l’autre côté des Pyrénées à découvrir ce qui y est programmé.

Et, on vous en reparlera aussi, c’est également à Donostia que les Ballets Biarritz Malandain se produiront pour la première de leur nouveau spectacle de danse, Estro.

malandain_actualite_estro

Malandain Ballet Biarritz, Estro

« Que cela soit en termes d’appréhension du conflit politique basque, de la mobilité sur le territoire, de la vie quotidienne des personnes âgées ou des personnes en situation d’handicap, Donostia 2016 se voudra l’illustration concrète d’une meilleure connaissance de l’Europe, de son potentiel, et de sa diversité, en particulier pour les cultures minorisées », développe-t-il sous le regard approbateur de Marie-Julienne Hingant.

Ces deux opérateurs, à leurs échelles de fonctionnement respectives, déploieront les efforts nécessaires pour la médiation nécessaire entre les 5 structures de théâtre qui seront retenus, et qui seront amenées à jouer dans deux scènes au Nord et au Sud du Pays basque, et éventuellement dans des lieux de vie moins habituels (crèches, écoles basques, foyers de personnages âgées ou hôpitaux).

Donostia 2016

Donostia 2016

Et cela ne s’arrêtera pas là : les projets présentés mais non retenus parmi les cinq en premier examen seront mis à disposition des théâtres membres du réseau formés par cet appel d’offres, pour y être potentiellement être accueillis en résidence

In fine, cette ambition ne prendra pas plus fin après l’échéance du programme européen de Donostia 2016, les liens amenés à être noués ayant vocation à le rester.

Il ne faut pas pousser trop fort Iker Tolosa Lafuente pour qu’il confie l’échec de l’Europe d’avoir construit son identité par de multiples relations économiques, « la culture peut et doit nous permettre de nous sentir un peu plus européen, c’est évident ».

Une idée aussi simple que complexe, faut-il le rappeler, à laquelle le mot « essentielle » vient se rajouter.


Commentaires

2 réponses à Donostia 2016, dans le dialogue pragmatique entre le Nord et le Sud du Pays basque

  1. […] La préparation de l’année Donostia 2016 comme Capitale européenne de la Culture est l’occasion de multiples médiations originales entre le Nord et le Sud du Pays Basque.  […]

  2. […] Donostia 2016, dans le dialogue pragmatique entre le Nord et le Sud du Pays basque : Agenda des évènements culturels, dossiers et articles sur la culture au Pays basque  […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.