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Le « Sacre » de Stravinsky : un printemps 2016 avec un goût de scandale à Donostia

17 février 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Le 14 mars 2016, il vous faudra avoir fait le nécessaire pour ne rater l’unique représentation du Sacre de Stravinsky au Kursaal de Donostia par la chorégraphe allemande Sacha Waltz, pas moins scandaleuse aujourd’hui que l’oeuvre initiale il y a 102 ans.

L’équipe d’Eklektika est à pied d’oeuvre sur un projet dévoilé (Mugarriak Dantzan, le 27 février prochain au Théâtre Quintaou d’Anglet) mais également sur la préparation (pour cette même date) de l’ouverture du portail Eklektika Donostia 2016, Capitale Culturelle Européenne.

Le rythme de nos publications ralentit en conséquence, mais il vous faut absolument cocher sur la date de vos agendas la proposition du 14 mars prochain, à Donostia, avec la représentation unique du programme du « Sacre », d’après le « Sacre du Printemps » de Stravinsky, par la compagnie allemande Sasha Waltz.

Car si l’on demande à l’art, en général, d’évoluer sans cesse, il arrive que ce travail mené vous frappe droit à la face pour en signaler un changement radical.

C’est ce qui s’est produisit le 29 mai 1913, lorsque, à Paris, a été donnée la première du Sacre de Stravinsky, écrasée des notes éclatantes de cette partition jugée aussi novatrice que scandaleuse, sur laquelle l’immense danseur Vaslav Nijinsky interpréta une chorégraphie qui tenait de l’invocation de rites anciens, sous-titrée « Tableaux de la Russie païenne ».

Plus habitué aux Sylphides du ballet de Michel Fokine, que Nijinski interpréta 4 ans auparavant sur une oeuvre pour pianos de Chopin, le public n’a pas semblé préparé à cette débauche d’énergie sans précédent qui lui fut présentée.

Cent ans après cette première mouvementée, la chorégraphe allemande Sasha Waltz choisit de rendre hommage à ce qui est désormais considéré comme le chef-d’œuvre de Stravinsky, ce Sacre du printemps pour 28 danseurs, produit par le ballet Mariinsky à Saint-Petersbourg et le théâtre de La Monnaie de Bruxelles.

sacha-walt-donostia-2Complétée par la Scène d’amour de Roméo et Juliette (Berlioz) et le Prélude à l’Après-midi d’un faune de Debussy, cette partition a attiré de nombreux grands chorégraphes, avec un écueil de taille :  reprendre le Sacre implique comme principale difficulté de savoir restituer la puissance physique initiale, mais également la crudité des mouvements et l’explosion constante de l’énergie des corps.

« Je suis allé avec mes assistants de travailler avec les danseurs Mariinsky, pour qui le matériau chorégraphique leur a semblé très éloigné de ce qu’ils interprétaient habituellement », a expliqué Sasha Waltz, « notamment le travail au sol, très présent, et ce concept d’une danse très terrienne, assez brute et proche d’un rituel venant d’une autre planète ».

L’individualisme des danseurs a été recherché et axé sur la puissance, comme un combat où l’obligation serait faite de ne pas accompagner mais de faire face à la musique, ce qui, en 2013 encore, produit un effet de sidération finalement pas si éloigné que cela de la volonté de ses créateurs un siècle auparavant.

donostia-2016-lieux-uneProduit par Kursaal Ezsena et l’année culturelle DSS2016, la représentation unique aura lieu le 13 mars dans la magnifique enceinte du Kursaal de Donostia.


logo kursaalDes places de 23 à 45 € vous donneront le sésame pour en faire les spectateurs probablement ravis.

Tous les détails et billetterie sur le site du Kursaal


 


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