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« Earthquake » : le duo afro pop Kolinga dévoile un 1er album groove aussi doux qu’une soirée d’été

21 mars 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Le vendredi 24 mars prochain, le duo Kolinga accompagne la sortie de son premier album, « Earthquake », par un concert le soir même aux Écuries de Baroja à Anglet, puis le 1er avril au Circus à Capbreton : Eklektika vous conseille de ne pas trop tarder à réserver vos places, d’une part parce que ce sera vite plein, d’autre part parce que le duo afro pop local a de bien beaux horizons devant lui.

Eklektika les avait rencontrés en avril dernier lors de la sortie de leur premier clip, Wild Child, accompagné d’un clip très délicat : moins d’un an après, après quelques concerts et un appel participatif heureux et l’aide à la production de Landes Musiques Amplifiées (LMA), Kolinga signe son premier album, Earthquake, au studio parisien Soyuz, auprès de l’ingénieur son Florian Monchatre qui a travaillé, entre autres, pour le groupe de blues touareg Tinariwen ou Thomas Fersen.

L’album, composé de morceaux inédits et de certains autres ré-arrangés, a été enregistré à trois, le duo formé par Rebecca M’Boungou (voix) et Arnaud Estor (guitariste) étant rejoint par Olivier Debas, ingé son du groupe depuis ses débuts, « une vraie master class pour moi », commente-t-il avec enthousiasme.

« Pour Florian Monchatre au studio Soyuz, notre musique était élégante, mais on était en dehors des clous. Il nous a dit que nous ne cherchions vraiment pas à faire un tube », racontent en souriant Arnaud et Rebecca. « Il tenait à nous laisser faire notre musique et ensemble, on est arrivés là où c’était bon, comme à la maison, pendant dix jours ».

Kolinga, c’est ce duo afro pop folk, qui a fait ses premières armes sur la scène locale au Pays basque, et a brillé l’an passé en atteignant la finale du Tremplin Discoverse de Pau Billère (terminant seconds).

Un son aussi doux qu’entêtant, des paroles assoiffées de lumières, qui contemplent l’obscurité ensevelir les jours et reprennent leurs souffles à l’air intact d’une nature originellement sauvage : Rebecca compose, écrit et chante en anglais, en lingala (langue bantoue du Congo) et en français, tandis que Arnaud, le guitariste, compose et joue. Leurs sonorités minimalistes s’inspirent de la diaspora africaine, dans un paysage sonore allant du berceau des musiques traditionnelles au groove américain.

« Quand tout tombe, que reste t-il ? Sur qui peut-on compter ? Quand on assiste à l’effondrement de plein de valeurs, on en revient à l’essentiel », répond Rebecca sur l’intention du titre de l’album, Earthquake. Un tremblement de terre donc, un monde qui s’explose presque tout seul, à surmonter par l’amour et par la beauté d’une philosophie, d’un chant et d’une guitare, en équilibre. « Dis-moi, que tout ira très bien ».

Pour accompagner ce premier album tant attendu, un titre du même nom vient tout juste d’être révélé par un second clip réalisé par Fred Prat (voir ci-dessous). On y reconnaît l’écrin traditionnel, le blues qui a traversé la mer, la grande étendue et la feuille qui tremble, autant dans les notes de  guitare que dans la voix.

La soul y tourne en boucle autour des troncs de l’existence, ces forêts qui abritent et protègent quand tout s’effondre, que l’on retrouve à l’image. Pour illustrer cet effondrement, mais aussi la renaissance qui s’en suit, le danseur habitué du Pays Basque, Chrysogone Diangouaya et le duo de portée acrobatique du nom de Noos se lancent dans une chorégraphie frénétique où la régénération physique, mentale, affective, prend corps, près des arbres qui résistent, entre racines et infinis, avec soi-même et avec l’autre.

« Maintenant, cela ne nous appartient plus, c’est aux gens qui vont le découvrir, et l’emporter chez eux. Ce sont souvent leurs lectures qui m’ont fait comprendre pourquoi j’avais écrit, de façon intuitive, certains textes », explique Rebecca M’Boungou. « l’important est de le vivre, de le faire, de le poser », ajoute Arnaud Estor, la magie a son nom, « le live », insiste Rebecca, dans un sourire.

L’album sera très vite disponible sur le site Internet de Kolinga, mais aussi chez Elkar, au Microcosme et au Mange-disques à Bayonne. Comme le résume bien Arnaud Estor : « maintenant que le bébé est là, il va crier ! ».

Le refrain du premier clip revient alors en mémoire, « dis moi que tout ira bien » : on en est persuadés, on espère que ce cri touchera au coeur.


KOLINGA – Earthquake [Clip Officiel]

Site internet de Kolinga et leur page Facebook


 


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