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Errobiko Festibala à Itxassou : le chant reste une affaire de jardiniers, sur ou face à la scène

16 juillet 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Du 23 au 26 juillet prochain, le festival Errobiko Festibala d’Itxassou fête ses 20 ans d’activisme culturel, tel que porté depuis ses débuts par son initiateur, le chanteur basque Beñat Achiary, et l’association Ezkandrai, qui l’organise.

Le chiffre devrait faire loi et symbole, il ne semble ici n’être ni la fin d’un premier cycle ni le moment de souffler.

Et l’urgence de continuer est visible d’un simple coup d’oeil sur l’affiche de cette année.

affichePour cette édition encore, aucun nom Hallyday-esque ne saute aux yeux, et cela fait sens, « à un moment de l’été où affluent de tous côtés des manifestations culturelles consuméristes », précise dans son introduction son premier jardinier.

On se souvient de sa « lettre aux indiens du Chiapas » initiale, il y a 20 ans, puis ce Gernika, interprété et mis en semence l’année suivante avec les compères Bernard Manciet et Michel Portal.

Les noms cette année porteront à leur tour des accents aussi lointains que proches, quand réunis sous les mêmes chênes ancestraux du bassin de la Nive.

San Salador, choeur de la Corrèze ardente ; Forro Da Lua, musique et danse du nordeste Brésilien ; Coetus, chant, percussions, danses des Asturies, de Castille et d’Andalousie ; Erwan Keravec, musicien traditionnel breton et sonneur de cornemuse écossaise.

errobiko-festibala-2

Les intervenants fidèles, repérés, appréciés et rappelés : Maddi Oihenart et Julen Achiary, Didier Lasserre, Ibai Indart, Paxkal Indo.

Et ce « etc », insuffisant et manquant de respect, sans doute, quand « il faudrait des murs pour écrire tous les noms des artistes musiciens, danseurs, chanteurs, acteurs qui sont venus à Errobiko Festibala, donnant à un public fidèle, totalement protagoniste, enfants et adultes mêlés, des concerts que ces artistes ont souvent ressentis comme faisant partie du meilleur de leurs créations », écrit Beñat Achiary.

Il faut rajouter, en les citant à nouveau : « et le public, très proche ».

errobiko-festibala-6Vingt ans, ça permet de croire avec force à leur foi dans « un roc vital, charnel même, quand la culture est partagée, échangée ».

Ce n’est pourtant pas si simple, en ces temps sacrifiés, et cette 20ème édition interrogera, matin après matin, un questionnement essentiel : « La création artistique, « produit de haute nécessité »… La culture en temps de crise est-elle un produit de consommation, une denrée périssable… ou le souffle profond qui nous unit ? ».

Leur réponse à eux est dans la question, à l’évidence, quand un premier nom, dès l’ouverture, l’affirme sans erreur possible : Niño De Elche, accompagné par la guitare de Raul Cantizano et la danseuse de flamenco Chloé Brulé.

errobiko-festibala-1L’homme est un monstre, dans une définition tellurique, pas assez invité de ce côté des Pyrénées, et connu dans son Alicante natale sous le nom de Francisco Contreras Molina.

De lui, tous les spécialistes du flamenco admettent qu’il a tout intégré de cet art qu’il pratique : ils peinent plus à admettre par contre que le Niño refuse de se produire dans des arènes ou pour les médias.

L’art comme « la liberté de créer », et pas nécessairement la mise en spectacle qui le réduit,

Et le même « no » adressé sans baisser les yeux à des propositions de pays qui ne lui semblent pas correspondre à son idée de l’humanité (le « gamin » a fait du bruit en appelant à boycotter Israël).

Le jeudi 23 juillet, il est donc le premier invité des 20 ans d’Errobiko Festibala.

errobiko-festibala-4Il jouera pour eux et avec eux, et une place lui sera accordée quoi qu’il arrive pour se poser un peu, sur une souche ou contre un arbre, face aux toiles de l’expo de cette année (Juan Luis Goenaga), ou dans les balades chantées et itinérantes proposées dans le lieu.

Erobiko-festibala-conference-itsassou-juillet-2015

Le lieu : toute la force semble venir de là, de toute façon.


 


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