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FAUVE ≠, Emmaüs Lescar [3] : le charme fascinant d’une déclaration d’amour réciproque

31 juillet 2015 > > 2 commentaires

La pluie tenace qui a marqué cette deuxième journée du festival Emmaüs n’a pas calmé l’ardeur de la foule enflammée par le collectif FAUVE ≠, tête d’affiche du soir.

Ce mercredi 29 juillet , sur le site du festival d’Emmaüs Lescar, seule une lointaine lueur rose entre deux nuages gris pouvait témoigner du coucher de soleil, et la nuit tomber au rythme de l’ouverture des parapluies.

Pourtant, de nombreuses têtes trempées par la pluie ont attendu avec impatience l’arrivée du collectif français FAUVE #, et de ses musiciens cultivant leur anonymat en cet âge d’or des magazines people.

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Crédit photo : Tom-Lou Malaurie

Le désir de les voir interpréter leurs morceaux les plus énervés et les plus intimes n’aura quitté les pensées des festivaliers que le temps du concert de Zebda, dont les membres iconiques ont encore une fois prouvé que la joie pouvait parfaitement compléter l’engagement politique.

Une petite heure après, être au premier rang pendant la prestation mystico-mollassonne d’Arthur H pouvait avoir uniquement comme but de s’assurer une bonne place pour FAUVE.

L’arrivée sur scène de six garçons tout juste entrés dans l’âge adulte et l’ovation assourdissante du public signa le coup d’envoi des guitares saturées et guerrières de Sous les Arcades.

Le chanteur survolté, Quentin Postel, peut dès lors alterner sans répit les révélations intimistes et les déclarations de guerre au fatalisme qui font le charme fascinant de FAUVE.

Chaque mot est bu par la foule électrisée, qui répond par le déchaînement des corps aux exhortations d’attraper « le tonnerre à pleine main ».

Les lumières et toute l’installation de scène participent à l’ambiance fiévreuse en projetant sur les membres du groupe des images abstraites, nostalgiques, violentes ou douces, alors que de vieilles télévisions empilées grésillent des couleurs et des logos à en rendre épileptique la fumée.

Les musiciens ne sont que des silhouettes en mouvement, parfois dévoilées, souvent confondues, au milieu de cette effervescence.

L’idée est claire : FAUVE est un bloc en mouvement, qui n’a pas besoin de visages, de stars et d’idoles. Ici, pas de spot braqué sur le chanteur, pas de longue et inutile présentation de tous les membres accompagnée de petits solos pour chaque instrument, comme déjà vu (et revu) précédemment dans la soirée.

Par les petites anecdotes personnelles racontées entre chaque morceau, le groupe exprime sa volonté de briser le quatrième mur, celui qui sépare et éloigne les artistes de la foule lors des concerts.

fauve-emmaus-lescar-4Le fantasme irréalisable de faire monter tout le public sur scène est évoqué, avant que le groupe remercie encore une fois tous ceux qui sont restés malgré la pluie, et enchaîne sur un autre morceau.

Les Hautes Lumières, single du deuxième album, est offert à la foule comme un dernier cadeau avant que le groupe n’ait à quitter la scène.

Le refrain, scandé aussi bien par le chanteur que par les silhouettes en transe de la fosse, s’impose comme une déclaration d’amour réciproque.

fauve-emmaus-lescar-7Reste tout de même ce regret unanime que FAUVE ne soit pas resté plus longtemps.

L’excuse est avancée, « laisser la place au groupe suivant » ne réussit pas à convaincre. Et les musiciens quittent la scène sans laisser l’espoir d’un possible rappel.

Parmi les habitués des concerts de FAUVE s’entend sur cette terre béarnaise que « cette fois, c’était moins fort », « trop carré », « pas assez bordélique ».

Les festivaliers encore confus se dispersent rapidement, chassés par la pluie et sans plus vraiment de raison de rester, malgré la transformation de la scène prévenant de l’arrivée d’Ez3kiel.

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Crédit photo : Tom-Lou Malaurie


 


Commentaires

2 réponses à FAUVE ≠, Emmaüs Lescar [3] : le charme fascinant d’une déclaration d’amour réciproque

  1. Jean-oeuf dit :

    « Une petite heure après, être au premier rang pendant la prestation mystico-mollassonne d’Arthur H pouvait avoir uniquement comme but de s’assurer une bonne place pour FAUVE. »

    Je pense que c’est assez explicite : cet article est affreux (à moins qu’il soit d’une ironie géniale). Comment ne pas réaliser que c’est justement les fans de FAUVE qui ont pourri la soirée des autres festivaliers. La masse qui campait devant la scène a empêché aux fans d’Arthur H qui, eux aussi, auraient voulus former cette « symbiose » dont vous parlez pour le concert de FAUVE. Vous partez ensuite dans un délire masturbatoire autour d’un groupe pseudo-rebello-jeuno-margino-moderne (ça ne vaut pas mystico-molasson mais c’est la même argumentation creuse) qui rougirait devant Diabologum. Le problème c’est bien que j’apprécie toujours FAUVE. Les fans de FAUVE sont exécrables; ce n’est pas une nouveauté. Évitez à l’avenir d’alimenter l’idée reçue selon laquelle on a le public que l’on mérite.

  2. Alix Cauri dit :

    Merci à vous tous, ô fans de FAUVE qui prônez tant la tolérance et la solidarité à travers leurs textes, d’avoir pourri notre concert d’Arthur d’H en vous plantant devant la scène et en adoptant un comportement d’un irrespect sans nom! Une ambiance inimitable, c’est vrai qu’il faut le souligner.

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