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Festilasai Biarritz, « ça va envoyer » avec les BellRays, Anthony Joseph, Polygorn ou Botibol

20 juillet 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Le samedi 23 et dimanche 24 juillet 2016 à Biarritz, le Festilasai (15 euros l’entrée, 10 € en prévente) déploie sa philosophie rock’n’skate d’un espace et d’une énergie à partager, rencontre avec ses organisateurs.

Des dingues. Il faut commencer par ça en évoquant les Californiens des BellRays qui, depuis le début des années 90, ont pris l’habitude de vous rappeler la différence entre la chansonnette bien placée qui fait chic et leur « Maximum rock and soul » qui embrase leurs peaux au moment de monter sur scène.

Ceux-là, on avait l’habitude de penser qu’on ne les verrait qu’en première partie de Skip the Use (autrement dit, jamais), ou alors trop loin de nos bases habituelles.

Au chant, Lisa Kekaula a des arguments pour vous faire sentir tout de suite la différence, son expérience de la scène soul se mêlant avec frénésie à son désir jamais assouvi de déchirer sa jupe en cuir devant vous.

Et il n’est pas non plus prudent de demander l’âge de ses acolytes (Bob Vennum à la guitare, Justin Andres à la basse et Stefan Litrownik à la batterie), passés maîtres à la fois dans l’art de vous servir un puissant rock and roll dynamité au jazz et au punk dans la même portée.

festilasai-biarritz-2016-5La surprise n’est donc pas dans l’expression des organisateurs du 11ème Festilasai, « Sur scène, ça va envoyer… », telle que entendue en conférence de presse ce lundi matin.

Le mystère qui plane sur ce week-end de concerts et de skate contest est de savoir comment ces gars-là comptent sans sortir pour nous convaincre que le nom de ce festival tiendrait de la contraction de fête et de « tranquille ».

Avec ces BellRays d’abord (vers 22h), puis avec les autres groupes du samedi, ceux qui ont espéré se voir gratifier de moments aussi onctueux que des suppositoires bio aux plantes interdites courent le risque de devoir se gratter vainement.

Auto-présentés comme « membres de l’organisation » (tout un programme), ces trois jeunes gens sont de purs escrocs, de type raw power, il nous faut vous l’expliquer (et ne plus laisser planer le doute).

festilasai-biarritz-2016-unDe gauche à droite, Guillaume Riberoux, vice-président de Festilasai, Andoni Paillou, du gaztetxe de Biarritz, et Paul Mialocq, président de Festilasai : eux savent très exactement ce qu’ils ont concocté pour ce week-end « tranquille ».

Il sourient, mais ils savent.

festilasai-biarritz-2016-4La venue du chantre de la transe soul Anthony Joseph de Trinidad et Tobago (samedi à 19h30) ne vous reposera pas les cervicales, et une oreille attentive récente vous a peut-être aidé à retenir ce nom, depuis qu’il a été repéré (« après nous ») par France Inter, FIP, Canal+, etc.

Du repos ? Un chouia plus envisageable avec le hip hop basque de Alea Lyrique (samedi, 18h30) et les furieux fondus de Polygorn, samedi à minuit (à retrouver le 3 septembre pour notre Pop Terrasse#2 à Anglet).

festilasai-biarritz-2016-3Certes, le dimanche (entrée libre, 20h), Vincent « Botibol » Bestaven vous donnera bien la prime impression d’une pop douce et extrêmement mélodieuse, mais tous ceux qui l’ont entendu (comme nous l’an passé sur Pop Terrasse#1) le savent bien : la fascination qu’il exerce et la beauté musicale qu’il dégage de ses compositions n’engendrent aucunement la possibilité de s’endormir devant le talent à hurler (A HURLER !!!) de ce garçon, à la guitare ou au piano.

La gêne monte, dès lors, pour les croire quand ils confient pour ce mot « lasai » leurs volontés que le public vienne « tranquille », une poignée d’euros dans la main, et s’avancer à partir de 18h dans le Village dressé pour l’occasion.

L’argumentation ne tient pas, quand tout un chacun pourra comprendre sur place que les organisateurs ne se sont pas roulés les pouces pour implanter cette scène et ce qui l’accompagne (quartier de la Négresse, derrière le skate park indoor actuellement en construction, à côté de l’Atabal).

festilasai-biarritz-2016-2Ces trois-là sont aussi des escrocs, de type faux airs, jusqu’au choix de l’affiche cette année, qui dévoile un flamand rose à chemise hawaienne.

Ils savent, ces trois-là, ça laisse de la place aux doutes pour des commandos d’adeptes de zumbas exotiques, dont le départ frein à main devant les déhanchements de Madame BellRays devrait faire probablement spectacle.

Et ils feront partie de ceux qui s’en régaleront.

Ils sont aujourd’hui les prolongateurs de ceux qui ont imaginé ces Festilasai, un soir d’hiver probablement, avec pour ligne directrice le désir de montrer que, même sans trop de moyens mais avec des crachats dans les paumes, on peut organiser « lasai » un festival citoyen.

Et qu’on peut faire la nique aux gros shows TV, ou prendre sa place crânement aux côtés des gros opérateurs du genre.

Ils y croient, et, en cela, ils ont complètement tort, magnifiquement, sans que cela ne les stoppe : sans être les seuls, ils sont de fait les héritiers d’un  Do it yourself très rock’n’skate, qui a tendance à rejoindre les baleines au tableau des espèces en voie d’extrême disparition.

festilasai-biarritz-2016-1Au soir du dimanche 24 juillet, Guillaume, Andoni et Paul repartiront avec les mobes qu’ils avaient en arrivant dans ce projet.

Et la limousine en cuir léopard avec les frangines en bas résilles sur le siège arrière, ben ça restera les gros plans pour rigoler avec les potes, une bière à la main et le cul sur le même fauteuil élimé, Never mind the bollocks.

Et ils essaieront d’en être l’année suivante, c’est comme ça, c’est The Great Rock ‘n’ Roll Swindle, « La grande escroquerie du Rock ‘n’ Roll » perpétué depuis les Sex Pistols.

Dans cet esprit, Guillaume, Andoni et Paul sont définitivement des escrocs, purs et indispensables, comme on n’en voit plus assez.


festilasai-concerts-village-biarritz-juillet-2016-AGENDATous les renseignements sur le site du Festilasai#11

15 € pour le samedi (10 € en prévente sur le site), gratuit le dimanche.


The BellraysBlack Lightning
(passage à Canal + en avril 2011)


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