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Festival latino de Biarritz : quelques repères dans un cru cinéma d’exception

23 septembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Les meilleurs films du monde sont latinos, et ils sont programmés au 24ème Festival de Biarritz cette année, du 28 septembre au 4 octobre, on vous explique pourquoi cela n’est pas contestable.

Cela ne relève pas de la surenchère ou de la méthode Coué, mais d’une réalité, établie palmarès après palmarès à Berlin, à Venise, quand ces films venus d’Amérique centrale ou du Sud s’invitent désormais aux sélections des Oscars, ou trustent les places d’honneur dans les meilleurs festivals de la planète, aussi bien en fiction qu’en documentaire.

A Biarritz, la petite équipe du Festival regroupée autour de son délégué général, Marc Bonduel, aborde ce rendez-vous avec une gourmandise et un sentiment de satisfaction sans égal.

festival-biarritz-bonduelSalle de presse pleine mardi dernier pour la présentation du programme, et une campagne d’abonnements qui a battu tous ses records de sold out (c’est fini, effectivement, tout se jouera à la patience, devant les salles, pour le quota – important tout de même- de places disponibles chaque heure).

Et il faudra tenter sa chance, ne serait-ce que parce que la plupart des réalisateurs seront présents face à l’écran, et qu’il est temps, définitivement, de saluer le renouveau continental d’un cinéma qui a combattu nos crises, a relevé la tête sans s’inspirer de l’hégémonie formatée US, et, sans doute, a puisé en ce qu’il est, profondément, sans ne rien lâcher de ses espoirs.

La plupart d’entre eux connaissent les lieux, qui sont venus à un moment où Biarritz représentait un premier encouragement.

La sélection resserrée aurait pu choisir de se tirer une balle dans le pied, en considérant inutile de les programmer quand leurs bagages sont désormais remplis de distinctions.

Mais nous n’aurions pu les applaudir, les remercier, et prendre bonne graine de leurs sourires triomphants.

Quelques repères ci-dessous pour les distinguer dans une offre globale toujours aussi fournie, et une expression chilienne pour conclure : « el futuro, esta ahora, esta aqua » (« le futur, c’est maintenant, c’est ici »).


Ixcanul – Volcan de Jayro Bustamente (Guatemala)
Prix Alfred Bauer, Festival de Berlin 2015
ouverture, lundi 28 sept, 20h45

Ixcanul-biarritz-1Maria, jeune Maya de 17 ans, vit avec ses parents dans une plantation de café sur les flancs d’un volcan, au Guatemala. Elle voudrait échapper à son destin, au mariage arrangé qui l’attend. La grande ville dont elle rêve va lui sauver la vie. Mais à quel prix ?

Une perle rare en ouverture du Festival de Biarritz, qui fut applaudie dès sa projection de presse au Festival de Berlin 2015, avant de repartir avec le Prix Alfred Bauer, remis par essence à « un film qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’art cinématographique ou offre une vision esthétique novatrice et singulière ».


Desde Allà de Lorenzo Vigas, Venezuela
Lion d’or, Mostra de Venise 2015

desde-alla-biarritz-1Armando, un homme aisé d’âge mûr, racole de jeunes garçons en échange d’argent. Il ne veut pas les toucher, seulement les regarder à distance. La première rencontre d’Armando avec Elder, un jeune garçon de la rue, est violente mais n’atténue pas la fascination qu’il porte pour ce rude et bel adolescent. Elder continue à rendre visite à Armando par intérêt financier. Naît alors entre eux une intimité déroutante.

Un premier film venu d’un pays où le cinéma a quasiment disparu ; une première mondiale au Festival de Venise, fait déjà exceptionnel, avant que ce premier film, co-écrit avec Guillermo Arriaga (l’habtiuel compère de Gonzales Iñarritu) ne reparte avec le Lion d’or.

Une histoire de fées, commencée dès 2004, à Biarritz, où son premier court-métrage, produit par Guillermo Arriaga, Los elefantes nunca olvidan, repartit avec le Soleil d’or du meilleur court métrage.


El club, de Pablo Larrain (Chili)
Grand Prix du Jury, Berlin 2015

el-club-larrain-biarritzDans une ville côtière du Chili, des prêtres marginalisés par l’Église vivent ensemble dans une maison. L’arrivée d’un nouveau pensionnaire va perturber le semblant d’équilibre qui y règne.

« Un film fou », ont écrit les critiques lors de sa présentation au festival de Berlin, pas seulement de par son sujet, mais surtout grâce à un ton unique et un scénario qui ne prend jamais vraiment les virages attendus.

Un cinéaste désormais solidement installé dans les meilleurs de sa génération, notamment de puis No, avec Gabriel Garcia Bernal, reparti en 2012 de Biarritz avec le Prix du syndicat français de la critique de cinéma.


Le bouton de nacre, de Patricio Guzman (Chili)
Ours d’Argent du meilleur scénario, Berlin 2015

bouton-de-nacre-biarritz« Le bouton de nacre » est une histoire sur l’eau, le Cosmos et nous. Elle part de deux mystérieux boutons découverts au fond de l’Océan Pacifique, près des côtes chiliennes aux paysages surnaturels de volcans, de montagnes et de glaciers. A travers leur histoire, nous entendons la parole des indigènes de Patagonie, celle des premiers navigateurs anglais et celle des prisonniers politiques. Certains disent que l’eau a une mémoire. Ce film montre qu’elle a aussi une voix.

Son nom est définitivement lié à l’histoire de son pays et d’Allende, quand il fut le réalisateur du « monstre » La Batalla de Chile (1975), classé dans les dix meilleurs documentaires de l’histoire du cinéma.

Après avoir nourri de nombreux autres projets, la figure du président chilien disparu a fait place à une recomposition poétique de l’univers de son pays, par la Nostalgie de la lumière présenté en 2010 à Biarritz, qui secoua le public entre admiration et émotions bouleversantes.

Son nouveau film a obtenu un incontesté Prix à Berlin qu’aucun documentaire n’avait obtenu avant lui.


festival-biarritz-2015Pour ne rien rater des séances, retrouvez tout le programme sur le site du Festival de Biarritz


Pour profiter du Festival de Biarritz ailleurs que dans cette ville, des projections décentralisées sont programmées à Bayonne, Urrugne et St Jean Pied de Port:

• Vendredi 25 septembre, à 20h45, au cinéma l’Atalante de Bayonne: Allende mon grand-père (Chili-Mexique) de Marcia Tambutti Allende, en présence de l’équipe du festival, Marc Bonduel (Délégué général), Lucile de Calan (programmation)

• Samedi 26 septembre, à 20h30, au cinéma le Vauban de Saint-Jean-Pied-de-Port: Feriado (Équateur) de Diego Araujo, en présence de l’équipe du festival (Lucile de Calan, Stéphanie Loustau)

• Samedi 26 septembre, à 20h30, au cinéma la Corderie de Urugne: Chala, une enfance cubaine (Cuba) d’Ernesto Daranas, en présence de Marc Bonduel (Délégué général)

• Mardi 29 septembre, à 20h30, au cinéma le Vauban de Saint-Jean-Pied-de-Port: Tiempo suspendido (Argentine-Mexique) de Natalia Bruschtein, en présence de la réalisatrice

• Jeudi 1er octobre, à 19h, au cinéma le Vauban de Saint-Jean-Pied-de-Port: Le bouton de nacre (Chili) de Patricio Guzmán

• Jeudi 1er octobre, à 20h30, au cinéma le Vauban de Saint-Jean-Pied-de-Port: La once (Chili) de Maite Alberdi, en présence de la réalisatrice


 


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