Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Festival de Biarritz : 13 films à voir, ou pas, dans le Palmarès (à J-2)

1 octobre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Trois jours encore pour voir les films programmés au 24ème Festival de Biarritz Amérique latine, petit tour non exhaustif de 13 films encore projetés, avant le Palmarès ce samedi 3 octobre à Biarritz.

L’exercice est connu de tous les festivaliers, qui verra les films en compétition du Festival de Biarritz Amérique latine (fictions, documentaires, courts métrages) cesser d’être projetés samedi 3 octobre à partir de 18h.

Les délibérations des différents jurys passeront donc dans l’intimité, avant l’officialisation des palmarès, samedi à 20h à la Gare du Midi, d’une 24ème édition qui aura tenu beaucoup de ses promesses.

Le visage offert forme une mosaïque impossible à observer dans son ensemble, mais les 13 films ci-dessous, pour la plupart encore visibles jusqu’au dimanche 4 octobre, ont formé un panorama riche d’une création cinématographique de tout premier plan.

topo-festival-biarritz-10Les déceptions existent (parfois inattendues), mais de nombreuses salles pleines ont vu leurs spectateurs ressortir avec un sourire sonore, ou portés par un silence d’émotions.

Et l’habitude du Festival de Biarritz de montrer dès sa soirée d’ouverture le film finalement récompensé de l’Abrazo d’or ou celui du Public (comme en 2014, 2011 et 2010) est une théorie qui tient la corde, tant ce Ixcanu – Volcan inaugural de de Jayro Bustamante (en photo de Une) a laissé une impression tenace de force et de tremblements.

ixcanul-biarritz-1

Ixcanu – Volcan de Jayro Bustamante

Dans la section Docs, le nouvel opus magnifique de Patricio Guzman, Le Bouton de Nacre, tient sa place de favori, cinq après que son précédent Nostalgie de la Lumière y ait reçu le Prix du public du meilleur film documentaire en 2010.

bouton-de-nacre-biarritz

Le Bouton de Nacre de Patricio Guzman

Enfin, il sera difficile d’effacer des mémoires le plaisir d’avoir été spectateur de films en avant-première (et hors compétition), au sein desquels El Club de Pablo Larrain a brillé magnifiquement.

el-club-larrain-biarritz

El Club de Pablo Larrain

En attendant un article à venir samedi sur les courts métrages en compétition (dans lesquels se cachent par tradition ceux qui font, plus tard, de merveilleux réalisateurs primés), retour sur 13 films à voir encore pendant les 3 derniers jours du Festival : ceux qui repartiront samedi une statuette à la main seront projetés le dimanche 4 octobre, en compagnie d’une sélection « hors festival » faite par les maitres des lieux, autour de son délégué général Marc Bonduel.

Notre avis sur 13 films parmi les 26 proposés (hors focus Equateur et par ordre de préférence) pour ouvrir le débat, recueillir vos impressions, pronostics et commentaires bienvenus, dans une édition pour laquelle nous devrions rapidement entendre qu’elle a battu tous ses records de fréquentation.


LONGS MÉTRAGES EN COMPÉTITION


IXCANUL – VOLCAN de Jayro Bustamante (Guatemala)
Dimanche, 16h25, Royal

festival-biarritz-2015-uneLe combat de Maria, une jeune Maya de 17 ans, pour échapper à une vie calquée sur celle de sa mère, où son corps ne compte pas autant que celui d’un homme. Une plongée sulfureuse dans un monde où être issu d’un peuple minorisé ne facilite pas les choses. Merveilleuse photographie et justesse de ton, un vrai coup de coeur.

PAULINA (La Patota) de Santiago Mitre (Argentine)
Dimanche 15h, Royal

topo-festival-biarritz-3Prix Horizontes Latinos au dernier Festival de Donostia il y a quelques jours à peine, l’histoire du combat d’une femme pour son métier (institutrice) et ses convictions, dans une zone reculée où elle n’est pas attendue. Ni bien traitée. Incommode quand venant nous chercher sur notre fauteuil, le film a fait débat, son héroïne réclamant juste d’être écoutée, dans un film social et politique sans autoritarisme.

LE CIEL DU CENTAURE de Hugo Santiago (Argentine)
Vendredi 10h, Gare du Midi

topo-festival-biarritz-9Une ode joyeuse et foutraque à Buenos Aires, nourrie de fantastique poétique, un dédale dans lequel on peut de perdre ou accepter les règles du jeu, au son du bandoneon. Par le très grand Hugo Santiago, sans parvenir tout de même à partager tous ces choix narratifs ou esthétiques.

DESDE ALLA de Lorenzo Vigas (Venezuela, Mexique)
Vendredi 17h, Gare du Midi

topo-festival-biarritz-1Précédé de son récent Lion d’or à Venise, la patte du co-scénariste Guillermo Arriaga (comparse d’Iñarritu) est d’une lourdeur inattendue (le rapprochement progressif homosexuel pour un maricon bien plus âgé), le film se déroule sans convaincre jusqu’à un final intrigant, sans se dégager d’un sentiment de futilité un peu précieuse. La déception du festival.

LA DICTADURA PERFECTA de Luis Estrada (Mexique)
Vendredi 20h, Gare du Midi

topo-festival-biarritz-2Plus de deux heures de cinéma aux allures de telenovela pour une descente en flèche du monde entremêlé de la télé et de la politique. Lourdaud et assez laid, et sans doute aussi douteux dans son intention (le film est produit par la chaine de télévision en question). A zapper.


DOCUMENTAIRES EN COMPÉTITION


LE BOUTON DE NACRE de Patricio Guzmán (Chili)
Samedi 15h (Gare du Midi), Dimanche 18h15 (Royal)

topo-festival-biarritz-5Ou comment relier, à partir de deux boutons, une plongée philosophique du rôle de l’eau dans l’humanité à la dictature de Pinochet, l’extermination des Indiens de Patagonie aux desaparecidos du régime, tout ça en 1h20, avec une lenteur aussi poétique que magnifique visuellement. Ours d’argent du scénario remis à un documentaire, l’une des premières très belles histoires qui accompagnera cette odyssée de l’amer.

INVASION d’Abner Benaim (Panama)
Samedi 11h, Casino

topo-festival-biarritz-6L’un des documentaires les plus audacieux et politiquement incorrects de ce qui se met en oeuvre habituellement dans la reconstitution de faits historiques (ici, l’invasion des USA dans le pays en 1989, et les massacres commis pour déloger Noriega). L’anti-réceptable d’experts et d’images d’archives « béton », un combat sidérant contre la monoforme du genre (façon Pierre Carles ou Watkins). Contesté dans la salle, le doc punk de cette année latino.

ALLENDE MON GRAND-PERE de Marcia Tambutti Allende (Chili, Mexique)
Vendredi 16h, Royal

topo-festival-biarritz-4On pensait avoir tout lu, entendu et vu sur l’ancien Président Allende : son petit fils a estimé que non, qui est parti à la recherche de confidences de sa famille. Un film comme un accouchement, patient et aimant, mais bien plus compliqué que prévu. Un très joli projet sur la difficulté de transmission inter-générationnelle (même chez les Allende).

PEQUENAS MENTIRAS PIADOSAS de Niccolò Bruna (Cuba)
Samedi 9h Casino

topo-festival-biarritz-7Vous aviez aimé les vieux du Buena Vista Social Club parler de Cuba ? Ici, Lourdes met en musique les petits mensonges nécessaires pour obtenir à ceux qui le lui demandent des visas temporaires pour aller faire un tour chez les Gringos maléfiques. Ca parle bien et doucement d’un Cuba intime, charmant et souriant, sans aveuglement.


AVANT PREMIÈRES (HORS COMPÉTITION)


El Club de Pablo Larrain (Chili)

el-club-larrain-biarritz-3A envoyer un mail au Père Noël pour ce que le film hors compétition reparte quand même avec un Prix. Ce huis-clos de quatre curés et une bonne soeur a le niveau d’un film de Pasolini tant la cruauté qui s’en dégage résiste à tous les pièges de la narration. Le film sortira en France le 18 novembre, il faudra répéter à tous ceux qui hésitent que c’est une merveille d’intelligence et de cinéma.

El abrazo de la serpiente de Ciro Guerra (Colombie)
samedi 16h (Royal), dimanche 14h (Royal)

topo-festival-biarritz-8Un fil arty mais très incarné en Amazonie, trente ans après le dernier projet dans cette région oubliée de l’Amazonie colombienne. Ecoute et respect des peuples indigènes, le chamanisme qui se superpose à l’ethno et à la poésie. pour un voyage sidérant dans une autre planète inconnue. Surprise aussi grande que la classe qui éclate sur l’écran.

Operation Correa de Pierre Carles (France, Equateur)

topo-festival-biarritz-11Il n’a pas convaincu tout le monde, il n’en a jamais eu l’intention, mais les 700 personnes venus assister à l’épisode 2 « en chantier » de son Opération Correa ont toutes eu le sentiment d’être des privilégiés : le film est encore en tournage jusqu’en début d’année prochaine, les rushs déploient un curseur pour l’instant assez positif de la politique équatorienne actuelle. La suite à venir dans les salles à la mi-2016, pour une des propositions les plus sensationnelles de cette édition.

Parque Lenin d’Itziar Leemans
samedi 10h Royal

parque-lenin-3Notre coup de coeur en partenariat avec le Festival de Biarritz. Une fratrie cubaine disloquée par un exil vers la France, on vous en a déjà beaucoup parlé, mais la rencontre a permis aux exploitants locaux de voir ce documentaire intime, sensible et poignant. Sa programmation dans les salles de cinéma de la côte basque fait son petit chemin chez certains, une liaison Skype permettrait à la « Basco-Mexicaine » de prolonger un débat un peu trop court mercredi à Biarritz.


LE(S) PRIX DU PUBLIC


Deux solutions pour conforter, contester cet article, le compléter, bref : faire entendre votre avis.

topo-festival-biarritz-12Vous pouvez utiliser la possibilité de laisser un commentaire, ou d’une façon plus anonyme (et massive), récupérer un vote vierge à la sortie de chacune des séances du Festival de Biarritz.

Deux Prix du Public sont remis  à la clôture, pour le meilleur Film de Fiction et le meilleur Documentaire.


festival-biarritz-2015Et pour tous les renseignements qui vous manqueraient, il y a bien entendu le site du Festival de Biarritz


 


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.