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Festival Inrocks Toulouse 2015 : un parfum de Der des Ders

24 novembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Deux jours de Festival des Inrocks 2015 à Toulouse ont permis quelques confirmations, des pointes d’ennui et des pintes au bar, retour méditatif sur un modèle en perte de vitesse.

Apres quelques interrogations, silencieuses ou partagées, qu’il a fallu gérer en mode post-attentats tout le week-end, le lundi matin se présente avec la certitude, exprimée et promise à Eklektika, d’aller couvrir l’édition 2015 du Festival des Inrocks au Bikini (Toulouse).

Et accessoirement boire quelques bières avec les amis que l’on retrouve annuellement pour cette manifestation.

Une constante malheureuse, sans doute, les années passant : la programmation transforme doucement mais sûrement les soirées-concerts (durant lesquelles on buvait des bières entre les groupes), vers des soirées entre potes où l’on boit des bières en terrasse (merci le dérèglement climatique) en allant de temps en temps jeter un œil et une oreille au groupe qui joue dans la salle.


Lundi 16 novembre, 1ere soirée : Bo Ningen & Wolf Alice & Fat White Family
(“The District” a préféré annulé sa venue. On s’en remettra sans grand mal).

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Crédit photo : Denys Lombard

Pas de problème de stationnement ce soir à l’arrivée sur le parking du Bikini. A l’intérieur, cela se confirme : ce n’est pas l’imminence de la COP21 qui aurait poussé les gens à venir en transport en commun plutôt qu’en voiture. Non. C’est juste qu’il n’y a pas grand monde (200 personnes maximum).

Bo Ningen a fait son job : ils font le show sur scène, avec costumes de gala, coupes de cheveux festives, et présence théâtrale sur scène (coups de pied dans les airs, cascades capillaires et mimiques à gogo du chanteur).

Niveau musique, c’est rigolo, parfois agréable (voire même excellent pour le 3ème morceau et sa rythmique grosse caisse dévastatrice), mais on frôle de (trop) près les délires des 70s les plus pénibles.

Donc, au bout de 30 minutes (ce qui correspond à environ 3 morceaux et demi), direction la terrasse.

Pour Wolf Alice, que choisir : les passer sous silence, ou s’acharner sur eux ?

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Pour éviter que le mal ne se propage, il faut tout de même en parler. La comparaison s’impose avec The Subways, des jeunes gens mignons, présentables à vos beaux-parents, dont la principale qualité est d’avoir une chanteuse sexy sur le devant de la scène.

Ce n’est donc pas désagréable à regarder, mais ça manque cruellement de contenu musical. Et sur scène, il ne se passe pas plus de chose qu’à l’écoute du disque : c’est fade, sans saveur, sans gout, sans chanson. Et donc retour vers la terrasse au bout de 10 minutes.

Pas d’annulation de dernière minute pour Fat White Family.

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Crédit photo : Denys Lombard

Ils prennent la scène, à fond, direct. Petite surprise, tout de même : mon fil RSS “Closer” n’avait pas prévenu de la nouvelle coupe du chanteur (se désabonner sitôt le concert terminé).

Le volume sonore en mode loud, la section rythmique joue carré pendant que la guitare, le clavier et le chanteur font l’animation, dans le bons sens du terme, dans un état second ou plus. C’est bruyant, c’est punk, c’est parfait.

La seule interaction avec le public interviendra aux deux tiers du concert, lorsque tout le groupe s’avance au bord de la scène pour taxer au public des cigarettes et du feu. Apres une petite heure, ils quittent la salle, le chanteur nous gratifiant de deux doigts d’honneur, à l’anglaise.

Revenez quand vous voulez, les gars.


Mardi 17 novembre, deuxième soirée : Flavien Berger & Ghost Culture & Son Lux (“Formation” ont eux aussi préféré annuler leur venue).

Petit point stationnement : toujours pas de souci.

Pour l’arrivée de Flavien Berger, le public est clairsemé (comprendre : pas besoin de 3 chiffres pour le comptabiliser). Mais la salle se remplira un peu durant son live, pour finir à environ 300 personnes.

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Crédit photo : Denys Lombard

Sur la scène, seul avec ses machin(e)s analogiques et son micro, Flavien joue ses chansons sous influence Carpenter/Suicide/Kraftwerk et même Dominique A (pas toutes en même temps, les influences). Et il tient bien la scène.

Mais le live peut produire le même effet que le disque : c’est sympa, mais on décroche au milieu du morceau. Sauf pour « La Fête noire ».

Ghost Culture : effroyable.

Et enfin Son Lux.

Bikini-Inrocks-2015-7Ambiance « pas là pour rire » (tous vêtus de noir, éclairés sobrement), mais bonne surprise en live (cf. “Easy” et “Change is everything”) par rapport au disque un peu pénible.

Difficile de décrire la musique. Mais ça se tente : les éléments qui font la force de certains morceaux sont souvent les mêmes qui font la faiblesse des autres.

Bref, au bout de 30 minutes l’ennui pointe son impolitesse chez certains (dont votre serviteur), ce qui n’est pas le cas de la majorité du public, qui a l’air d’apprécier jusqu’au bout.

Tant mieux, ça fait de la place au bar.


Conclusion sur cette édition 2015

Bikini-Inrocks-2015-8Grand merci aux Inrocks d’avoir mis Fat White Family dans un Idtgv pour venir sur Toulouse.

Par contre, cela ne suffit pas à faire une affiche de festival des Inrocks, et la faible fréquentation n’est surement pas uniquement due aux événements parisiens du weekend (pour preuve, la promo mise en place une semaine avant Daech pour casser les places à 15€ au lieu de 25€).

Et la « marque Inrocks » n’a pas l’effet escompté, quand Son Lux, la veille à l’Atabal de Biarritz, a aussi fait 300 entrées, sur des prix comparables.

Et comme chaque année, en sortant, on se dit entre nous que cette fois, après ce four, c’est la dernière année.

Conseil gratuit, c’est cadeau : pourquoi ne pas plutôt utiliser le Metronum (salle toulousaine plus petite, en ville, très accessible en métro), et faire les places à 15€ dès le départ ?


Bonus

La captation du concert de Fat White Family disponible ici

Son Lux / “Easy” en live

Son Lux / “Change is everything” live


 


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