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Festival du Film de Surf d’Anglet, et une première soirée à marée montante

11 juillet 2015 > > Un commentaire

La douzième édition du Film de Surf d’Anglet s’ouvrait hier soir à l’Espace de l’Océan d’Anglet. Une première salve de projections qui permet de voir combien l’événement s’ancre dans son cadre, l’océan basque, tout en allant scruter les vagues et les surfeurs à l’autre bout du globe.

Joel de Rosnay le rappelle au micro de l’Espace de l’Océan, « le surf movie est constitué d’innombrables choses ». Lui, qui, douze années auparavant était déjà parrain de l’événement, illumine le festival du Film de Surf d’Anglet : montrer la glisse sous tous ses angles pour mieux la comprendre, soit, en résumé, la philosophie du festival, et de son parrain historique.

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Joel de Rosnay. Crédit photo Karine Delage

Cette première journée de festival se fait en intérieur (météo venteuse) mais l’ambiance surf et cool reste dans l’air.

Après une introduction toute en douceur autour du surf comme vecteur de la paix en Israël avec The Holy Surf, la salle se remplit progressivement durant la deuxième projection, face aux images léchées de Factory Life.

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Factory Life, Ryo Ri

A travers la caméra du japonais Ryo Ri,  la vie d’un atelier de shapers se révèle dans ses détails au cours d’une rencontre avec un soixantenaire japonais qui souhaite acquérir une dernière board. Une ode à la passion, aux souvenirs, et aux liens qui unissent les différentes générations de surfeurs même à l’autre bout du globe.

Au terme d’un apéritif  mélangeant personnalités du monde surf, figures locales et anonymes, le festival s’ouvre officiellement à 22h30 dans une salle bondée.

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Crédit photo Karine Delage

Remplie jusqu’au fond d’un public patient et fidèle, cette douzième édition le rappelle à tous : le Festival International du Film de Surf d’Anglet a su s’intégrer dans le paysage culturel angloy. Et on peut aisément imaginer la joie des organisateurs en réunissant à nouveau une audience conséquente qui se fiche de la VO et du manque de sous-titrage.

Et quand le spectateur angloy se confronte à l’anglais d’une façon aussi directe, les moins courageux quittent le navire en premier. Tant pis pour eux.

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The Fisherman’s Son

Les vrais curieux ont pu profiter de leur soirée pour s’évader. En témoigne le beau documentaire The Fisherman’s Son narrant l’histoire de Ramol Navarro, surfeur chilien qui s’élance sur les plus grosses vagues de la planète et lutte pour la protection de l’environnement.

Financé par une marque célèbre de vêtements d’aventuriers, l’inquiétude d’un produit marketing monté pour vendre des pulls en magasin se dissipe peu à peu lorsque l’on se plonge dans la vie de ce fils de pêcheur, devenu figure de son pays par ses exploits.

Des images impressionnantes, à coups de drones et de caméras en mer, de ralentis d’écumes mousseuses, pour sublimer les océans sud-américains et leurs héros locaux.

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Crédit photo Karine Delage

Réuni dans une salle comble, le jury de la nouvelle édition de l’événement angloy est conscient de la tâche qui l’attend. Donner ses hommages parmi de nombreuses productions, toutes marquées par une seule et même passion : l’océan et ses vagues.

Mais que serait un festival de surf sans ses vidéos promos ?

La vitrine de performances fait partie intégrante de ce sport, et Cluster, le dernier film de la soirée le rappelle.

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Cluster, Kai Neville

Surf trip en Australie entre potes, surfeurs esthètes, aerials toutes les 5 secondes, le surf moderne dans toute son exubérance filmé par Kai Neville.

N’allez pas chercher de dimension spirituelle ici, le DIY arty et les branleurs qui tapent du pied sans retenue sur une bande son nerveuse font figure de référence.

Dans le fond, c’est punk, décousu mais une fois que l’on a compris qu’il s’agissait d’une grosse vidéo bourrée de tricks rageurs, de très bonne musique et de vidéo-conneries entre potes, le film se laisse apprécier et permet de rêver.

La nuit tombe sur Anglet, et l’on ressort de cette première soirée déjà bien rassasié.

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Crédit photo Karine Delage

Entre pensées humanistes, fulgurances écologiques, et festivals de tricks en eau salée, l’on veut bien croire, au soir de ce premier jour, que le festival s’annonce riche en promesses.

On l’espère en tout cas.


 

Adrien Bou et Brice Bossavie, pour Eklektika


 


Commentaires

Une réponse à Festival du Film de Surf d’Anglet, et une première soirée à marée montante

  1. […] La douzième édition du Film de Surf d’Anglet s’ouvrait hier soir à l’Espace de l’Océan d’Anglet. Une première salve de projections qui permet de voir combien l’événement s’ancre dans son cadre, l’océan basque, tout en allant scruter les vagues et les surfeurs à l’autre bout du globe.  […]

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