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Festives#2 : ses chemins photographiques pour un Ascain Global Village tout en Eau

20 juin 2016 > > Soyez le premier à réagir !

Jusqu’au 11 août prochain, le village d’Ascain propose des promenades photographiques libres et ambitieuses par l’accrochage en jeu de pistes de 200 photographies sur le thème de l’Eau : le monde y a trouvé sa place au coeur d’une vallée basque à redessiner par la curiosité de ses traverseurs.

Patrick Ondicola et Raphaël Cauhépé-François, les deux photographes et metteurs en rues du projet Festives, « Chemins photographiques d’Ascain », ont cette année encore anticipé une vision surréaliste de leur village basque, tel qu’ils estiment possible qu’elle soit portée jusqu’au 11 août prochain, bien loin de ses traditions de seule carte postale.

Leur première édition portait sur une centaine de photos disposées dans le village, et adossée à une envie de redessiner un imaginaire mural : cette seconde édition a porté plus loin l’horizon de ce désir, après que 58 photographes du monde entier aient exprimé leurs désirs d’en être, tels que sélectionnés par les organisateurs après leur appel à concours.

Après le thème du Passage l’an dernier, c’est au tour de « L’eau, ici et ailleurs » d’être le fil rouge de promenades sans guides d’Ascain, sur les murs et les recoins du village, jusque sur l’église qui a joué le jeu et prêté sa façade.

festives-2016-ascain-15Depuis ce week-end, ce bourg niché près des flans de l’imposante montagne de la Rhune se fait la mosaïque de près de 200 photos, sur bâche parfois, collées directement d’autres fois sur les murs de ses places, de ses ruelles, ou encore disposées dans les commerces, le salon des mariages de la mairie, à côté de leur galerie qui ouvre ses portes pour une exposition plus conventionnelle dans sa forme.

Les photos de pêcheurs portugais du Dacquois Jacques Hamel croisant les rêveries aquatiques du Belge Geoffroy De Schutter ;

festives-2016-ascain-7les forts contrastes de « l’Eau delà » du local Alain Iratzoquy confrontés aux chromos éclatants de la Bretonne Céline Diais sur les « plages urbaines » de la Courneuve ;

les flaques éternelles en noir et blanc de l’hiver bayonnais de Cédric Ortiz aux mondes « en rétroviseur » de la Bordelaise Eloise Bajou ;

festives-2016-ascain-10les bourrasques mortes de Michael Bennoun aux couleurs vives sénégalaises de Maud Tapia ;

les flots excédés ont aussi trouvé leurs places dans le panorama de Pascal Rête, où le silence attend les spectateurs de ses photos de déchets constants, tandis que la fascination des portraits gelés de Naia Etchart provoquera discussions, interrogations et admiration :

festives-2016-ascain-9la nature même de cette exposition à ciel ouvert des Festives#2, au hasard de nos déambulations, alimente ce désir du « passage de la réalité d’un monde à l’autre, d’un état à l’autre, d’un regard à un autre », tel que le souhaitent les deux organisateurs dans l’introduction du beau catalogue de l’évènement (en vente au prix de 10 euros).

Au fil des 170 pages qui retracent les pièces d’un puzzle à retrouver in situ dans le jeu de pistes proposé, cette réalité se rêve également indifférente à la taille de ce qui est observé, ce qui se joue dans les gouttes d’eau de la Roumaine Andreea Talpeanu, « là-bas », a quelque chose à voir avec ce « ici » photographié à la même échelle par Ingrid Klasema, ou les détails choisis par le Laotien Manorack Phenglanphanh.

Il faut donc prolonger le détour, se retrouver devant les vestiges mémoriels des bateaux équarris par le temps et l’oubli des hommes de Régis Bertrand, ou les mains rugueuses des pêcheurs basques saisis par Daniel Velez, ou par les organisateurs-photographes Patrick Ondicola et Raphaël Cauhépé-François.

festives-2016-ascain-11Pour ce nouvel été de photographies libérées, le nombre officiel des 4.167 habitants officiellement recensés sur la commune n’a pas été en mesure de minimiser l’ambition d’un rendez-vous culturel original.

Sans revendiquer l’unicité de sa démarche, ce genre de proposition se voit habituellement dans des ensembles urbains plus repérés, et la première surprise des Festives étant de constater combien tout le village a décidé de participer à cette proposition.

La Birmanie de Rodolphe Rousseaux y a trouvé sa place, tout comme les traces liquides du désert de Mongolie de Isabelle de Caunes.

Le voyage est intégral, et les Festives #2 dessinent librement, avec gourmandise, un Ascain Global Village au sous-titre des Eaux et de l’Homme, l’Enfer y côtoie l’espoir de l’Eau’smose, le détour s’impose.

cheminsRenseignements et découvertes des photographes sur le site des Festives #2 d’Ascain

Un événement également à suivre sur la page Facebook des Festives


A retrouver dans de prochains articles Eklektika sur les Festives#2


Anne Quéméré : une passagère à la mer


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Entre sa Bretagne natale et les innombrables voyages qui lui ont fait parcourir le monde, le regard de Anne a croisé les splendeurs du cercle Arctique, là où la lumière commande aux jours, et où la passion est le meilleur véhicule d’une odyssée sans « adieu » possible.

Invitée d’honneur du Festives #2, Anne Quéméré nous a confié son rêve de nouveaux transports, appareil photo autour du cou à bord d’un kayak équipé de panneaux solaires.


Delphine Maury : l’eau de nos souvenirs enfouis


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La jeune Toulousaine connait désormais le prix du « oui », quand son travail est passé par un workshop photo en Corse, pour des images sous-marines.

Il y a ce que l’on voit, corps de femmes dénudées entre deux eaux, et ce que Delphine Maury en a vu, corps ballotés entre deux mondes, dont, celui, non convoqué intentionnellement, de cauchemars enfantins.


Angela Mejias : d’autres histoire d’eaux, au coeur des hommes


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Photo-reporter internationaliste posée par intermittence au Pays Basque, Angela Mejias est une habituée ici de nos rendez-vous les plus sensibles au coeur des hommes.

Pour Festives#2, son exposition à l’Ostatua d’Ascain reprend le ballet de mains, où l’échange vaut paroles, dans ce souci permanent de l’interrogation d’Aragon, « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? ».


 


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