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[Fipa 2015] : vagabondages vers l’Est de notre monde

23 janvier 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Quand on tombe de cheval, faut y remonter derechef ! Pour oublier le goût amer de la soirée d’ouverture, rien de mieux que de collectionner les films qui parlent d’ailleurs. C’est tant mieux : cela ne manque pas de propositions, au FIPA…

Le japonais A class oh their Own, l’afghan Love Marriage in Kabul ou le cambodgien La France est Notre Patrie ne sont plus proposés dans les séances restantes de cette édition 2015, souhait est exprimé ici qu’ils ne soient pas oubliés du palmarès de samedi.

A Class of Their Own, de Haryun Kim – Japon 1h28

A-Class-of-Their-Own-1Le documentaire se passe en Chine, la réalisatrice est coréenne, mais la production japonaise.

A-Class-of-Their-Own-3Dans les grandes villes chinoises, les enfants des paysans venus à la ville pour y travailler n’ont pas droit à l’école publique gratuite et suivent une scolarité dans des écoles privées payantes dans de mauvaises conditions. La réal a suivi pendant des mois 3 enfants en classe et dans leur famille, ainsi que certains enseignants.

Résultat : un rendu sensible et chaleureux d’un milieu ouvrier déraciné. Les parents sont pauvres, les enfants qui ne parlent pas tous le mandarins souvent souvent très violents, et les enseignants ont un mal fou à s’imposer.

A-Class-of-Their-Own-2On suit la Rêveuse, la Surdouée et le Rebelle, on écoute les conversations des filles, les discussions avec les  parents aimants, les confidences de Mr Tian, un prof  idéaliste, désespéré de voir ses élèves abandonner les études. Malgré le contexte, ça pète de vie et de tendresse.

Love Marriage in Kabul d’Amin Palangi (Doc australien hors compétition).

LMIK 4La salle Gamaritz regorgeait de festivaliers curieux, alors pour ce visionnement, direction les postes de travail du FIPA Industrie (anciennement FIPATEL) un changement de nom pas innocent.

Les tribulations d’une afghano-australienne, patronne d’un orphelinat à Kaboul, qui s’est promis d’offrir un mariage d’amour à un de ses protégés.

LMIK 1Le père de l’élue est très gourmand, demande des sommes faramineuses, impose qu’on lui trouve une bru exonérée de dot… et revoit ses exigences à la hausse chaque fois qu’une solution est envisagée.

LMIK 2Discussions sans fin autour d’un thé, voyages incessants à travers ville et campagnes, en suivant Mahboda, nous découvrons des intérieurs, nous rencontrons des femmes et des hommes, récents rescapés de la guerre et qui tentent de reprendre pied  entre modernité et traditions. Nickel.

La France est Notre Patrie de Rithy Panh, Cambodge

france 1Il a changé de ton, Rithy Panh, venu présenter à Biarritz son film qu’il n’avait pas encore vu terminé.

Finie la douleur du génocide khmer. Avec une tonne d’images d’archives, officielles et privées, accompagnées de cartons comportant des formules à l’euphémisme diabolique, il réécrit l’histoire de la colonisation française en Indochine, Laos et Cambodge.

Humour à tous les étages, cruel !  « La France ne cherche ni les possessions, ni la gloire… » , « Ceux qui résistent aux lumières du progrès sont justement châtiés », « Des unités explorent et pacifient l’arrière pays … », « Chacun choisit sa petite épouse… » etc…

Des élégantes en dentelles se pavanant dans les ruines d’Angkor  à la défaite de l’armée française  en Indochine, en passant par l’avènement du chemin de fer (qui nous vaut de chouettes images), c’est notre histoire qui défile.

Interrogé à l’issue de la projection , il reconnaît de pas avoir respecté la chronologie, et avoir inventé certains cartons. Pourquoi convoque-t-il soudain les tirailleurs marocains envoyés par nos soins dans les tranchées de 14 ? « Parce que j’ai pensé à eux… ».

Il est libre, Rithy Panh, il en profite, on se régale.


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