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Flood of Red, Maybeshewill : c’était beau comme un lundi soir au Magnéto

7 novembre 2014 > > Un commentaire

Pour sa deuxième année d’existence, la salle rock du Magnéto à Bayonne continue de distiller des dates de concerts qu’il faut considérer comme autant de pépites, comme lundi dernier.

Patrice Tourrel y était pour Eklektika, et on vous livre tout de suite sa conclusion, après les concerts de Flood of Red et Maybeshewill :

« Nous pourrons retenir de cette soirée qui s’est déroulée un lundi soir, soit un jour et une heure pas forcément très favorable au déplacement de foule (surtout dans une cité comme celle de Bayonne), le mérite qu’aura eu le Magnéto de nous faire découvrir ces petites pépites sorties de l’on ne sait trop où et que les présents chanceux auront pu apprécier à leurs  justes valeurs ».

Et l’on va en reparle en bas de cet article : les (magnifiques) photos sont signées Thierry Loustaneau, un autre de ces dégaineurs de petits clicks pour des gros chocs photographiques, l’un de ceux qui œuvrent, à l’évidence, à cette volonté commune d’un Bayonne calling indispensable.

Flood of Red, des irréductibles Scotmen entre Fugazi et Tom Yorke

flood-red-1« In Bayonne, last night, we played our first ever show in France.
 It was delightful…and very wet..!« 

Soit pour les non-anglophones, « Hier soir, à Bayonne, nous avons fait notre premier show en France. Ce fut très agréable…et très mouillé ! » Constatation d’après set très positive sur le contenu mais, provenant d’un combo Ecossais, relativement surprenante question hydrographie confirmant la proximité avec la réalité météorologique basque.

Ceci dit, le moins que l’on puisse dire, c’est que ces six jeunes gens de la banlieue de Glasgow, pleins de sève et de poils, nous ont offert une prestation de qualité qui auraient mérité un public plus nombreux afin de les reconnaitre à leur juste valeur et diffuser la bonne parole au plus grand nombre.

Ces anciens Pandas Psychotiques passés depuis leur début en 2004 par plusieurs styles musicaux, proches du post emo à la Fugazi ou limite hardcore à la Raien trouvent aujourd’hui une sorte de plénitude dans une forme plus aboutie, plus mélodique et lyrique.

flood-red-2Ce vrai groupe de scène recèle en son sein des éléments qui, chacun à leur place (une base rythmique formée d’un bassiste rageur et d’un batteur surpuissant, deux guitaristes très complémentaires dans leur jeu plus un frontman qui sait chanter et mobiliser la foule), occupe sa place à la perfection et crée une énergie réellement communicative tout au long de leur performance.

A propos du taulier chanteur Jordan Spiers, il serait hasardeux mais néanmoins imaginable de voir en lui une forme hybride, improbable mélange de Tom Yorke et de Meat Loaf (si, si !), le premier pour le physique, le deuxième pour la puissance et le tout pour la qualité de voix.

Pour les adeptes du capillo-tractage post-concerts, il faudrait noter que ce combo provient d’une région du nord de l’Ecosse, nommée Lanarkshire, qui se situe pas très loin du lieu de tournage du pilote de Game of Thrones, d’où sont originaires, entres autres, Jim Kerr / Franz Ferdinand / Mogwai  / Angus Young, et qui a voté Yes à 51 % pour l’indépendance aux dernière élections.

flood-red-3Autant dire que ce coin du monde enfante un bon paquet d’irréductibles Scotsmen à la William Wallace prêts à en découdre, et à représenter haut et fort leur culture et leurs origines.

Le public aura longuement applaudi ces musiciens pour tout ce qu’ils donnent à leur art, impliqués qu’ils le sont dans la réalisation de leurs albums, de leur artwork, leur disponibilité et leur volonté farouche de parcourir un long chemin, dans cette dure voie qu’est le monde de la musique.

Maybeshewill, du lourd de Leicester et une fraicheur absolutely communicative

MAYBESHEWILL-3Tête d’affiche de la soirée, le groupe suivant se trouve, par la même occasion, être collègue des précédents sur le label Superball music d’où sont issus des groupes forts intéressants genre  65daysofstatic ou Amplifier, par exemple.

Après les Highlands, nous voilà redescendus dans les Midlands britanniques, plus précisément Leicester, dont la fameuse devise est For’ard For’ard ( En Avant Avant ) et dont le plus noble représentant se nomme Jonathan Smoke on the water Douglas Lord, claviers de Led Zeppelin ou Withesnake.

Là, de chanteur il n’y a point, le public se trouvant face à un collectif de musiciens déversant dans nos oreilles attentives un pur math-rock des familles avec un son propre, carré et surtout très bien fait basé sur (justement) une basse ultra-présente.

MAYBESHEWILL-2Au-devant de la scène, deux guitares aux profondeurs et aux harmonies solidaires, un batteur métronomique à souhait et un géant aux synthés remplaçant à merveille l’absence de chant.

De leurs amplis sort un vrai son lourd et intense, optimisé par une vraie présence qui sent l’enthousiasme et l’expérience du live.

Le créateur de son producteur bassiste régisseur et âme du groupe Jamie Ward emmène derrière lui un mur sonore d’une cohérence rare dans ce style qui pourrait, à priori, s’avérer répétitif voire rébarbatif en live.

magneto-2Mais ici, on sent une vraie bonne ambiance et une fraicheur communicative entre les membres qui, comme leurs ouvreurs de salle précédents, donnent réellement la sensation d’être bien, là, avec nous dans ce moment privilégié de partage d’un spectacle vivant dont nous sommes toutes et tous les acteurs.

Alors, que demander de plus lorsque vous vous rendez à un spectacle que de ressentir cette sensation, à la fois rare et authentique, d’avoir l’impression de remplir votre vie ne serait-ce que de façon illusoire, et pour quelques instants fugaces, d’un peu de joie et de communion collective…


thierry-loustaneauThierry Loustaneau semble être né pour ça, et pour ceux qui le voient concert après concert les deux pieds dans la fosse, il ne manifeste aucun désir de sortir de la marmite dans laquelle il est tombé.

Son truc à lui, c’est d’être « au plus près », comme Capra le demandait, ses jambes lui fournissant l’équilibre d’un sniper. Et tout particulièrement pour ses clichés en noir et blanc, il ne rate pas sa cible de toute évidence.

On le remercie d’avoir contribué à éclairer cette chronique Eklektika, et on invite à vous émerveiller avec nous sur sa page Facebook.


agenda-magnetoTout le programme à venir
et les renseignements nécessaires
sur le site du Magnéto



Commentaires

Une réponse à Flood of Red, Maybeshewill : c’était beau comme un lundi soir au Magnéto

  1. […] Pour sa deuxième année d’existence, la salle rock du Magnéto à Bayonne continue de distiller des dates de concerts qu’il faut considérer comme autant de pépites, comme lundi dernier.  […]

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