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Gojira, Festival Emmaüs Lescar [2] : « les filles préfèrent le hard », équation vérifiée

30 juillet 2015 > > 2 commentaires

La 8ème édition du Festival Emmaus Lescar a permis au groupe de Metal Gojira d’assurer le boulot, devant un public où les filles ne sont pas venues faire de la figuration dans le public.

Quelques minutes plus tôt, les premiers sifflets se sont fait entendre à la fin du concert (impeccable) de The Dø, issus de rangs masculins goguenards et impatients de ceux venus devant le seul maître espéré de cette 1ère soirée du Festival Emmaüs Lescar, le groupe français de Metal extrême Gojira.

Sourires sur le visage orné d’une mâle assurance, un « c’est quand même pas pareil » valant mot d’ordre, au dessus de tee-shirts qui annoncent la couleur (noire) de leurs désirs : eux et rien d’autre.

gojira-emmaus-lescar-11Les doigts lancent le signe de rappel identifiable, l’arrivée du groupe sur scène marque le départ du pogo. La terre de Lescar rugit au même rythme que la brutalité lyrique qui identifie ce groupe depuis plus de 15 ans sur la scène internationale.

La testostérone des bras-le-corps n’est pourtant pas le fait le plus marquant du concert, la première ligne devant les frères Duplantier étant presque exclusivement constituée de bataillons féminins.

La dévotion y est autre, tout autant expressive, et la libération d’être sûr de ne pas avoir ses parents dans l’enceinte du festival libère les énergies.

Aux martèlements et au Death lourd armé de coups de tronçonneuses électriques, les yeux se ferment, les corps ondulent, dépassant l’impact sonore pour en dégager un parfum d’incantation vaudoue.

gojira-emmaus-lescar-4« Ce sont des amours » peut alors être entendu entre deux morceaux, que le leader peut ne pas percevoir, si ce n’est à le deviner dans ces bras et ces cris tendus vers lui.

L’affirmation de la bi-valence de Gojira trouve alors toute sa lumière.

gojira-emmaus-lescar-7Des mecs qui en veulent, mais qui convoquent leurs fragilités, leurs doutes émotionnels : les gladiateurs ruisselants derrière les filles pourraient être passés à côté, elles s’en contre-fichent pour l’instant, les bras largement offerts.

Le concert ne voit pas baisser le nombre de candidats au head-banging (mouvement frénétique de la tête de haut en bas) et à l’hélicoptère (cheveux, longs si possible, tournoyant autour de la nuque, jusqu’à en éprouver la tolérance des cervicales).

gojira-emmaus-lescar-5Gojira continue d’enterrer les punks qui emmerdent ces bad girls avec leurs mondes chaotiques, dont les lendemains empestent la bière tiédasse, incapables de rivaliser avec l’émotion odieusement sensuelle qui se dégage à présent.

Ces filles-là ont décidé ce soir de ne pas s’ennuyer, « nous, on aime le Hard, parce qu’on aime tout ce qui est hard : la musique, le sexe, la vie » vaut explication donnée en même temps qu’une main aux fesses offerte pour clarifier le point de vue.

A la batterie, Mario Duplantier ne fait pas baisser la tension, les corps se soulèvent tandis que le morceau tant attendu, L’enfant sauvage, bouleverse les dernières illusions que vous pourriez avoir sur les ravages psychologiques tentés par les mères sur leurs filles.

Moins guttural que Sepultura et plus crédible que les bouffonneries récurrentes du milieu (genre Slipknot), Gojira déverse une énergie qui ne doit rien aux seules figures imposées, une évidente capacité à ne pas trop en faire pour le spectacle comme marque de fabrique maison (née dans « l’autre partie » du département, du côté de Bayonne).

gojira-emmaus-lescar-8Le concert s’arrête, Gojira a fait le boulot, les garçons reprennent leurs souffles, un sain réflexe quand les yeux des filles revenues ne laissent que peu d’espoir de pouvoir se reposer quelques instants.

« Les filles préfèrent le Hard », glisse celui-là, avant de se faire tirer par l’oreille devant le retard de ses mains sur le corps qui lui est présenté sans chichis.

gojira-emmaus-lescar-12Sur scène, le DJ Vandal prend le relais, après avoir humé un air chargé d’excitation et de sueurs, ce mécréant ne peut s’empêcher de sourire, avant de balancer ses beats éléphantesques.

Les hardeux se regardent, ricanent, et se dirigent vers la buvette, mais les filles ne sont déjà plus là : elles ont repris leur place devant la scène, ondulations, bras tendus à nouveau.

Sorry guys, la seule vérité de ce soir semble être que les filles les plus attirantes aiment danser à corps perdu, que leurs mâles soient là ou pas.

gojira-emmaus-lescar-13

Celui qui ne l’aura pas compris lors de cette 1ère nuit du festival Emmaus Lescar risque de se retrouver le lendemain matin avec une haleine de chacal mais sans personne à coté de lui.

Une autre chance d’aborder différemment l’intensité de tels concerts sera donnée avec le concert de Fauve, ce mercredi 29 juillet, c’est à suivre dans Eklektika.festival-emmaus-lescar-4


 


Commentaires

2 réponses à Gojira, Festival Emmaüs Lescar [2] : « les filles préfèrent le hard », équation vérifiée

  1. Belatx dit :

    Bonjour Eklektika,

    Je viens d’un pas mal assuré commenter ce billet pour dire que j’ai un doute sur le fait d’avoir bien compris tout l’article. En tout cas, je l’ai relu plusieurs fois pour bien en saisir la teneur.

    Ce dont je suis sure c’est que je suis une femme, que je suis fan de Gojira et que je ne me reconnais absolument pas dans ce qui y est écrit.
    On peu être homme ou femme, jeune ou moins jeune, tatoué, chauve ou avoir les cheveux longs, quelle importance ? Quel besoin de caser les individus dans des moules ?

    Vous parlez de « bouffonnerie », de « bi valence », de « fesses offertes », de « ravages psychologiques tentés par les mères sur leurs filles » etc. etc. … j’avoue avoir vraiment halluciné en lisant ça ! Cet article est vraiment du délire.

    Eklektika devrait être avant tout un portail culturel ou l’on retrouve toute l’actualité artistique du coin. Du coup votre psychologie de comptoir, plutôt fumeuse, à-t-elle sa place ici ?

    Votre site est bien fait mais ce genre d’article me laisse perplexe.

    • Bonjour, et merci pour votre intérêt pour notre portail.

      Retrouver l’actualité culturelle et artistique du coin ne nous lie pas à l’obligation d’en avoir une approche exclusivement factuelle.
      L’article ci-dessus assumera donc une tonalité subjective, et une volonté rédactionnelle d’avoir été sensible à une ambiance extrêmement chaleureuse, malgré la brutalité dénoncée habituellement de ce genre musical.
      En extirper des mots hors de leurs contextes peut donc provoquer un sentiment de perplexité, je vous l’accorde.
      Bien à vous, dans tous les cas (et un très bon souvenir de concert me concernant).
      Bonne journée

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