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‘Groland, le Gros-Métrage’ : ce que peut l’amitié, devant et derrière la caméra

1 décembre 2015 > > Soyez le premier à réagir !

Avant sa première projection publique le 5 décembre à Urrugne, les deux réalisateurs de ‘Groland le Gros-Métrage’, Moustic et Mickael Kael, reviennent sur la genèse du film, portant et porté par une forte histoire d’amitiés.

En plein coeur du film Groland, le Gros-Métrage signé Christian « Moustic » Bordes et Benoît « Michael Kael » Délépine, il y a une scène qui, mieux que tout autre, résume l’esprit de cette aventure.

Sur les ponts de Paris, nos deux compères Noël et Guy ont – pour une fois – entrepris de se séparer pour mener à bien leur projet du moment – convaincre le monde de leurs génies de naturalistes animaliers -, mais le double échec essuyé n’est rien par rapport à l’urgence de se retrouver, dans une séquence qui balance entre Lelouch (et son côté chabada) et Léos Carax (pour ses Amants du Pont Neuf).

Rien n’est à rajouter, si ce n’est ce plan furtif d’un cadenas, où l’on peut lire « Christian et Benoît » complété d’un coeur.

groland-gros-metrage-12Cela peut faire sourire, et en même temps vous faire comprendre ce que peut une histoire d’amitié, devant et derrière la caméra.

Rencontrés lors de la projection de presse de jeudi dernier, les deux potes-réalisateurs ne cachent pas le plaisir d’avoir mené à (très) bien ce désir depuis 1999 de travailler ensemble sur cette convocation de deux Pieds Nickelés, pour le petit écran sur Canal+ à partir du 19 décembre, mais dès le 5 décembre au Pays Basque, au Cinéma Itsas Mendi d’Urrugne, où Moustic a pris ses habitudes joyeuses.

« Télé ou cinéma, ce n’est pas la question essentielle, ce qui importe ici, c’est l’aventure engagée, et l’envie de la partager », complètent-ils en coeur.

groland-gros-metrage-15Dans le pays fictif qu’ils ont créé depuis 1992, l’amitié profonde entre ses tenants est le ciment qui a permis de résister aux valses des dirigeants de la chaîne, et aux humeurs et susceptibilités du paysage audiovisuel.

Leur humour caustique et parfois très cru s’est nourri d’un décalage où, comme dans ce Gros-Métrage, l’envie de se marrer s’est arc-boutée sur l’exigence de savoir où sont les limites de l’écriture.

groland-gros-metrage-11« On doit avoir une honnêteté totale, écrire sur ce qu’on connaît, ou que l’on a connu, pour ne pas se moquer des gens, mais donner envie de les saluer », Benoît croit dans une anarchie foutraque et contagieuse, mais à hauteur de l’humain.

« Ce qu’on voit dans le film, on l’a testé nous-même, comme cette Fête américaine du film », complète Christian en s’étranglant de rire, « on a toujours eu la chance d’être entourés par des gens comme ça, encore plus dingues que nous ».

C’est à la faveur d’un calendrier audiovisuel obstrué par la Coupe du Monde de rugby 2015 que le projet longtemps caressé a pu prendre forme, « on nous a dit, Y’a pas de Groland, restez à la maison, on a enfin pu s’y mettre », savoure Benoît, « vive le sport ! », s’esclaffe Christian.

Au fil du long métrage, Guy et Noël peuvent bien prendre dès lors tout ce qui fait sens dans une actualité à (mal)traiter avec vigueur, par un sens du système D permanent pour se débrouiller dans un monde qui n’a pas distribué les bonnes cartes au plus grand nombre. Ou d’un « vrai anarchisme, qui conteste jusqu’à la notion du politique ».

Pour cela, il fallait que le duo réuni emporte la sympathie dès les premières scènes.

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Crédit photo : Claude MEDALE / Canal+

« On a recherché des duos de tronches qui iraient bien avec le projet. On connaissait Gérard Touillon pour ses premiers films, Paulo Anarkao ou Tranquilou, et François Neycken, qui a un physique très proche de l’acteur Bouli Lanners, belge comme lui. Ces deux-là sont allés prendre des coups ensemble avant le tournage, et, le jour J, ils étaient prêts, à l’évidence », se souvient Benoît.

A l’écran, ça saute aux yeux, au point de considérer qu’un deuxième volet est absolument nécessaire, l’univers matériel du film – nourri de références Grolandaises – le permettant amplement.

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crédit photo : Xavier LAHACHE / CANAL+

Les deux réalisateurs se marrent par humilité, un Groland par semaine représente bien trop de travail pour que cela se fasse aisément.

Il faut donc souhaiter que Canal+ fasse du futur Euro de football (en France en juin 2016) une priorité de ses programmes et que soient renvoyés « à la maison » Christian Bordes et Benoît Délépine.

On n’a jamais eu autant envie de crier « vive le sport ».

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En bonus

si vous vous demandiez ce que peut bien penser l’équipe du Groland sur la Cop21 actuelle sur l’environnement, l’un de leurs sketches pourrait sans doute vous revenir en mémoire.


 


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