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Inherent Vice de PT Anderson, dans les sorties cinéma du 4 mars 2015

4 mars 2015 > > Soyez le premier à réagir !

A réalisateur hors-normes, statut hors normes pour la place dans les sorties de ce mercredi 4 mars 2015 : le nouveau film de Paul Thomas Anderson (PTA), Inherent Vice, débarque avec force sur la plupart des écrans de la côte basque, avec son casting XXL pour une plongée sous acide entre Las Vegas Parano et The Big Lebowsky.

Au côté de ce film-monstre, se sont aventurés quelques films français comme L’Art de la fugue de Brice Cauvin, avec Agnès Jaoui et Benjamin Biolay, ou ce Tokyo Fiancée, de Stefan Liberski tiré du roman d’Amélie Nothomb Ni d’Eve, ni d’Adam.

Fidèle à sa ligne de programmation, le Royal de Biarritz plonge une nouvelle fois dans le cinéma israélien le plus intime, cette fois-ci avec Chelli d’Asaf Korman.

A noter également la programmation du très attendu Pasolini d’Abel Ferrara, qui a enfin trouvé un peu de place (pas beaucoup) sur un écran de L’Autre Cinéma de Bayonne.

Et on continue à vous recommander chaleureusement Birdman d’Iñarritu et Hungry Hearts de Saverio Costanzo (voir ci-dessous).

Bonnes séances à tous


Inherent Vice, réalisé par Paul Thomas Anderson, avec Joaquin Phoenix, Josh Brolin, Owen Wilson, Benicio del Toro, etc… – Etats Unis, 2h29 – En VO à l’Atalante de Bayonne et au Royal de Biarritz

inherent-viceL’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme « trip » ou « démentiel », « amour » est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis.

Dans l’idée simple du réalisateur, le cinéma ne vaudrait que s’il est emprunté à contre-sens à fond sur une autoroute. Des premiers échos du film qui le situent dans le creuset épileptique des films auxquels on ne comprend pas rien sans lui en vouloir, PTA ordonne à l’exploration d’un Los Angeles psychédélique, peuplés de ces personnages flottant constamment entre deux mondes, à la limite de la schizophrénie, sur un fil périlleux.

Le chaos ou l’overdose ? Ça sera à vous de voir (on s’y croisera).


L’Art de la fugue, réalisé par Brice Cauvin, avec Laurent Lafitte, Agnès Jaoui, Benjamin Biolay – 1h40 – Au Royal de Biarritz et au Sélect de St Jean de Luz.

art-fugueAntoine vit avec Adar, mais il rêve d’Alexis… Louis est amoureux de Mathilde alors il va épouser Julie… Gérard, qui n’aime qu’Hélène, tombera-t-il dans les bras d’Ariel ? Trois frères en pleine confusion… Comment, dès lors, retrouver un droit chemin ou … échapper à ses responsabilités ? C’est là tout L’Art de la Fugue…

Une fois dit ça, on a déjà envie de prendre ses jambes à son cou, en espérant distancer le casting impeccable qui est servi. Il y a là forcément de notre part une attitude absolument critiquable, mais les amourettes à la française peuvent de pas appartenir à toutes les envies d’en faire une tasse de thé.


Tokyo Fiancée, réalisé par Stefan Liberski, avec Pauline Etienne, Taichi Inoue, Julie Le Breton – 1h40 – A l’Atalante de Bayonne et au Royal de Biarritz

fianceeLa tête pleine de rêves, Amélie, 20 ans, revient dans le Japon de son enfance. Elle propose des cours particuliers de français et rencontre Rinri, son premier et unique élève, un jeune Japonais qui devient bientôt son amant. A travers les surprises, bonheurs et déboires de ce choc culturel drôle et poétique, nous découvrons une Amélie toute en spontanéité et tendresse, qui allie la grâce d’un ikebana à l’espièglerie d’un personnage de manga.

Le programme est simple, avec une bleuette sur les états amoureux d’une jeune femme belge fascinée par le Japon et d’un jeune tokyoïte très désireux d’apprendre la langue française. Une fois posé ça, il faut rajouter le nom d’Amélie Nothomb, dont le Ni d’Eve ni d’Adam a fourni le matériau de départ.

Est-ce le souvenir du lassant Le Tube de la même écrivain, sur la même sempiternelle problématique, qui nous allonge la figure d’une vilaine moue ? Ou bien le souvenir de Stupeur et tremblements, de Corneau en 2002, sur le même schéma mais avec Sylvie Testud, nous rapprochera tout de même de l’écran ?


Chelli, réalisé par Asaf Korman, avec Liron Ben-Shlush, Dana Ivgy, Yaakov Zada Daniel – Israël, 1h30 – Au Royal de Biarritz

chelliChelli et Gabby sont sœurs et s’aiment follement. Chelli s’occupe seule de Gabby qui est handicapée mentale. L’arrivée d’un homme – Zohar – dans la vie de Chelli fait naître un trio singulier, où les frontières entre protection, sacrifice et amour vont être brisées.

La couleur est annoncée, celle d’un drame à maintenir dans sa retenue, surtout, parle de la dépendance des personnes handicapées mais aussi de celle des soignants, jusqu’au sacrifice de leur vie.

Assurément l’une des propositions les plus intrigantes de la semaine, renforcée par le nom de son distributeur, Potemkine Films, déjà à l’oeuvre sur la sortie du puissant documentaire syrien Eau argentée.


Pasolini, réalisé par Abel Ferrara, avec Willem Dafoe, Ninetto Davoli, Riccardo Scamarcio – 1h24 – A l’Atalante de Bayonne

pasoliniRome, novembre 1975. Le dernier jour de la vie de Pier Paolo Pasolini. Sur le point d’achever son chef-d’oeuvre, il poursuit sa critique impitoyable de la classe dirigeante au péril de sa vie. Ses déclarations sont scandaleuses, ses films persécutés par les censeurs. Pasolini va passer ses dernières heures avec sa mère adorée, puis avec ses amis proches avant de partir, au volant de son Alfa Romeo, à la quête d’une aventure dans la cité éternelle…

Sorti le 31 décembre 2014, le film arrive jusqu’à nous avec une attente pas trop refroidie par les avis assez maussades de ses premiers spectateurs.

La plus grande épreuve est de trouver le moyen d’être présent à une séance du film, beaucoup programmé en début d’am de semaine.


Le film qui nous manque sur la Côte Basque

Citizenfour, de Laura Poitras – 1h54

citizen-fourEn 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.

L’Oscar du Meilleur Documentaire 2015 n’aura pas suffi à rapprocher ce documentaire des écrans de la côte basque.

Retrouvez ce qu’en pense notre chroniqueuse Murielle, qui l’a vu et l’a (beaucoup) aimé


 


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