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« Instants romantiques », par l’Orchestre de Bayonne : « Beethoven est le premier rocker »

17 mars 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Habitué de la côte basque, Benjamin Levy offre un dernier coup de baguette en tant que Premier chef invité de l’ORBCB, ce samedi au théâtre Quintaou, pour une soirée « Instants romantiques ». Acclamé par la critique, l’homme fascine par sa passion et sa volonté d’offrir au public le meilleur de lui-même et des musiciens sous sa direction. Au programme du concert, des compositeurs qu’il adore, Weber, Sibelius et Beethoven.

« Good, Good » : lors de la présentation de l’avant-concert mercredi soir à la bibliothèque d’Anglet et dès ses premiers mots, cherchés parfois en français, Benjamin Lévy révèle qu’il a beaucoup voyagé ces derniers mois. Le chef d’orchestre mène ses répétitions dans la salle du Théâtre Quintaou d’Anglet après avoir pris ses quartiers, ces dernières années, à travers l’Europe, à Rotterdam, Moscou, la Haye ou Lausanne.

La chance doit pouvoir être mesurée de l’applaudir une dernière fois en tant que Premier chef invité de l’Orchestre Régional Bayonne Côte Basque (ORBCB), présent régulièrement durant trois ans pour diriger les concerts et le travail de l’orchestre.

Sa nomination à la direction de l’Orchestre Régional de Cannes Provence Alpes Côte d’Azur annonce de fait la fin d’un cycle pour cette histoire passionnée avec Benjamin Lévy, quand sa baguette et ses partitions vont s’installer durablement, au moins trois ans, dans le Sud-Est.

Un moyen de « construire dans la durée » pour Benjamin Lévy, seule la fonction de directeur musical, confie-t-il, peut permettre cette liberté.

L’avant-concert public se transforme avec lui en une véritable master-class improvisée, le chef quitte sa baguette pour son smartphone, grâce auquel il fait écouter de nombreux exemples des thématiques abordées samedi et parfait ses démonstrations passionnées.

La Symphonie n°3, opus 55 de Ludwig von Beethoven, « authentique génie » selon Benjamin Levy se voit ainsi succéder par une variation de l’opus 111, véritable boogie-woogie avec quelques siècles d’avance. Sans sourciller, le chef d’orchestre désigne le compositeur allemand comme « l’ancêtre du Rock’n’Roll, qui avait cette dimension virile, ce supplément de testostérone ».

La symphonie n°3, dédiée au départ à Bonaparte avant qu’il ne prenne le pouvoir, est un tournant dans l’histoire de la musique, par son rythme, sa durée et ses dimensions, qui avaient reçu un accueil mitigé à l’époque et avait été jugée « interminable ».

L’ouverture du Freischütz de Carl Maria von Weber, elle, est un « enchainement digne d’une musique de film », confie le chef d’orchestre, une pièce symphonique comme un opéra, se déroulant dans une foret de Bohème au milieu du XVIIème siècle, nous transportant au milieu des branches humides de la forêt allemande.

Pour cette œuvre, l’orchestre sera accompagné de quelques élèves du Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique et Danse de Bordeaux,

Puis, place à un dialogue virtuose entre l’orchestre et la soliste d’un soir : Alexandra Soumm.

Le concerto de Sibelius s’apparente à « un discours très imbriqué, avec phrases et réponses mixées, d’où l’importance de bien se connaître entre l’orchestre et la soliste ». Cela tombe bien : Benjamin Lévy voulait faire le Sibelius depuis longtemps avec Alexandra, une violoniste française née à Moscou « qui a l’avantage de rassembler les deux cultures».

Un moment intense se dessine samedi soir, partagé entre l’émotion d’un « dernier » concert et des œuvres portées haut par la baguette sans équivoque de Benjamin Levy.

« J’ai aimé travailler avec cet orchestre, je le connais. Cette part de spontanéité, de ressenti, offrira un véritable instant magique », conclut-il avec un grand sourire ému.


 


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