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Le duo Kolinga, à l’heure de la maturité afro-folk depuis le Pays basque

5 avril 2016 > > Soyez le premier à réagir !

La trajectoire du duo Kolinga, basé au Pays basque, dessine celle d’une vraie révélation dans un univers entre afro-folk et pop mélodique, pour un projet qui ne cesse d’imposer son évidence partageuse.

Ils en sont ravis, l’ont exprimé sur leur page Facebook avec de multiples cris de joie : le duo Kolinga fait parti des dix groupes sélectionnés parmi soixante-quinze autres participants au tremplin musical Discoverse (enregistrement en studio remporté par les Bayonnais de Coldust en 2015) et jouera dans ce cadre le 20 avril au Show Case à Pau, pour peut-être rejoindre la finale.

En 2015, Kolinga a déjà gagné le tremplin d’Africagac, dans le Lot, celui de la Scène au Champs, dans les Landes et celui d’EHZ au Pays Basque.

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photo : Benjamin Sommabère

Une vie de vous laisser emporter par cette voix fluide et entêtante et par la douceur mélodique de leurs notes de guitare : Eklektika est allé à la rencontre de ce duo, formé par la chanteuse Rebecca M’Boungou et le guitariste Arnaud Estor.

Ils joueront jeudi 14 avril à Baroja Anglet et on vous conseille de ne pas trop tarder pour réserver vos places.


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Photographie : Fred Prat

La Petite Amazonie. C’est ainsi qu’on appelle le lieu proche de nos contrées où le photographe, Fred Prat, a capté dans son boitier l’univers du groupe Kolinga. Ce lieu sauvage qui pourrait se situer dans n’importe quel endroit du monde révèle la source d’inspiration du duo, puisée dans ce contraste entre rugosité et douceur de la nature, que celle-ci soit végétale, animale ou humaine.

Kolinga y a trouvé sa place, l’instant du shooting, yeux fermés et pensées rembobinées sur ce projet de duo afro-folk formé depuis deux ans, que vous avez peut-être déjà croisé sur les chemins landais ou basques.

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Photographie : Fred Prat

La musique de Kolinga mêle la douceur folk aux sonorités traditionnelles africaines et au groove plus américain, »issus de la diaspora africaine », explique la jeune chanteuse.

Des phrases simples, doublées, harmonieuses, rejoignent parfois la transe ou bercent nos esprits adoucis dès lors et pourtant plongés « à l’intérieur ». L’utilisation de jouer sur de multiples boucles sonores sur scène a inspiré leur nom, qui signifie boucler ou lier, en lingala.

« Je chante en anglais ou en lingala, la langue de mon pays d’origine, le Congo. C’est une façon pour moi de me reconnecter à cette culture », commente Rebecca. Et son chant vient de loin, du très profond, cet endroit en soi où la nature peut vous parler à l’oreille sans avertir le reste du monde.

kolinga-revelation-8C’est en 2013, lors du concert de Samarilayl au Caveau des Augustins à Bayonne que Rebecca M’Boungou découvre l’écrin profond du jeu d’Arnaud Estor.

Celui qui a commencé par le métal pour aller vers le jazz manouche et américain joue également des percussions mandingues et souhaite se rapprocher des sons subtils et épurés africains.

Touché par la générosité de la voix de Rebecca M’Boungou, il va alors échanger avec elle leurs inspirations pour créer leur musique métissée, constituée uniquement de compositions.

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photo : Benjamin Sommabère

Les textes, écrits par Rebecca, racontent une certaine nostalgie, les valeurs éprouvées par notre système sociétale, que l’art réanime parfois « en vers » et contre tout, « il y a une implication très affective lorsqu’on joue ses propres textes. Parvenir à transmettre les sentiments avec lesquels on crée est ce qui nous réjouit le plus ».

Le duo travaille ensemble sur tous les détails du projet, « aucun de nous deux n’arrive chez l’autre avec un morceau figé, on travaille à la collégiale », précisent-ils.

Ce qu’ils ont fait pour le scénario du (très beau) clip du titre Wild Child, une jolie animation réalisée par Sébastien Vion, ancien élève du BTS audiovisuel à Biarritz.

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Photographie : Fred Prat

Sur une musique douce teintée d’une pop mélancolique, le clip dévoile dans un style délibérément naïf un petit garçon et un étrange ballon qui, quand on le touche, réveille l’enfant en soi, celui qui vous regarde pour voir ce que vous avez fait de sa joie.

Le ballon est un jour perdu mais poursuit en fait son voyage, d’individu en individu, jusqu’à revenir un jour à son propriétaire initial, qui a bien grandi.

« Lorsque je suis allée au Népal, le regard des gens m’a touchée. Il y a une certaine dureté dans leurs yeux mais dès qu’ils sourient, leur joie forte rappelle celle de l’enfance », explique Rebecca, « quand on garde ce regard, on peut voir les belles choses de ce monde et les faire, aussi », poursuit Arnaud, « c’est ce que nous voulions raconter dans ce clip ».

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Photographie : Fred Prat

Si la rencontre n’est pas encore faite, elle ne saurait tarder, parce que quand le cœur, le geste et la pensée jouent du même accord, celui-ci résonne plus intensément.

Quant à ce qu’on souhaite à ces deux musiciens, un proverbe congolais le dit mieux que nous : « Peu importe la direction du vent, le soleil va toujours là où il doit aller ».


A découvrir ici, le Live en Poche de KOLINGA, juillet 2015


 


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