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La mort de Prince, disparition d’un des derniers géants de la musique black

21 avril 2016 > > Soyez le premier à réagir !

La vie de Prince, surnommé le Kid de Minneapolis, s’est arrêtée à 57 ans, sur les mêmes terres du Minnesota qui l’ont vu naître (de son vrai nom Prince Rogers Nelson) et dont il était l’immense fierté.

Auteur-compositeur-interprète, réalisateur artistique et producteur américain de pop, de funk, de rock et de R&B contemporain : avec une nécrologie loin d’avoir été anticipée, les journalistes vont encore cravacher quelques heures avant de pouvoir synthétiser le parcours de Prince, multi-instrumentiste aussi sexy qu’impitoyable d’exigence musicale.

prince-is-dead-4Ses tubes planétaires, ses dizaines de millions d’albums vendus depuis 1978, l’accélération de sa carrière en 1984 avec Purple rain, puis Sign of the Times, sa Bat Dance pour Burton, et puis, passés dix à vingt ans de créations affolantes où rien n’est à jeter, une forme de gestion de sa création, éclairée plus par ses prestations scéniques que ses compositions.

Accusé à grands cris de pornographie pour ses textes et les symboles dont il surchargeait son parcours, le Kid n’en avait absolument rien à cirer, tant son rapport à ce métier était également singulier (à partir de 1993, il ira jusqu’à enlever son nom des concerts et des albums promis à la Warner, avant de le reprendre cinq plus tard).

La gestion de son image est finalement le seul problème difficile à régler pour lui

Dès le début de sa carrière, Prince se montre en rupture avec la simplification funk, ou pop, ou R&B souhaitée par son époque, il multiplie les orchestrations complexes pour imposer un statut de virtuose que peu de ses concitoyens peuvent lui contester.

Ses prestations sur scène continuent d’affoler les publics du monde entier dans un rapport absolument opposé à son rapport aux médias, son engagement politique contribuant également à nourrir sa singularité.

prince-is-dead-2Cette rareté illumine ses shows, que cela soit devant 140 millions de spectateurs pendant le Super Bowl en 2007, puis dans des festivals de jazz, où ses concerts de plusieurs heures le font accéder au rang d’artiste rare de la musique.

Avec lui disparaît l’un des tout derniers géants de la black musique capable d’avoir embrassé son art de son versant le plus commercial jusqu’à la quintessence du groove afro-américain, à l’image d’un Miles Davis funk, que seul Stevie Wonder peut encore incarner désormais.

Avant sa mort, Prince avait nettoyé Internet de la très grande majorité de ses morceaux, désormais invisibles : sa mort est l’ultime plus grande disparition de son talent.


 

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