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Le Big Festival Biarritz s’arrête, sans avoir jamais trouvé sa place

28 février 2017 > > 2 commentaires

Si elle n’est pas surprenante sur la côte basque, la nouvelle est donc tombée hier soir à une réunion d’adjoints avant le conseil municipal de Biarritz, comme le révèle le site Mediabask : en 2017, il n’y aura pas de nouvelle édition du Big Festival, et la Mairie annonce par communiqué de presse son intention d’un « nouveau festival pour 2018 ».


Mardi 28 février 2017, 18h, communiqué de presse de la Ville de Biarritz

Les conditions de l’édition 2017 du Big Festival ont fait, depuis plusieurs mois, l’objet d’échanges entre les organisateurs et la Ville de Biarritz. Or, les dernières propositions qui ont été faites par la société de production, qu’elles soient d’ordre financier ou sur le format proposé, ne sont pas acceptables pour la Ville de Biarritz.
Aussi, il n’y aura pas de Big Festival cet été.
En revanche, j’engage dès à présent une réflexion pour proposer au public en 2018 un nouveau format de festival. Il trouvera sa place dans le cadre unique des jardins de la Cité de l’Océan, sur la base d’une programmation d’artistes contemporains et de musiciens de premier plan. Une communication à ce sujet sera proposée dans les prochains mois.
Michel Veunac, Maire de Biarritz


(article initial, publié à 14h)

« Raisons invoquées : le déficit important de la précédente édition et les demandes exagérées formulées par les organisateurs parisiens », indique la manchette de Mediabask (article réservé à ses abonnés).

Ainsi est donc rompu ce qui menaçait de l’être depuis plusieurs mois, avec le silence des organisateurs du Big Festival quand tous les autres opérateurs de cette taille (des Vieilles Charrues à Garorock, Eurockéennes et Solidays) ont déjà dévoilé leurs principales têtes d’affiches pour l’été 2017.

Voici qui introduit de fait une rupture définitive avec l’attitude d’une municipalité qui a longtemps ouvert les cordons de la bourse à l’organisateur du Big Festival, le producteur Seb Farran (manager de Joey Starr ou de Johnny Hallyday), sans exiger d’autre ambition qualitative que l’occupation festive de sa tranche estivale du mois de juillet.

Né dans l’ambiance détestable d’un mammouth surpuissant sans un regard sur des synergies à créer avec des événements déjà existants (festival EHZ) ou des acteurs culturels travaillant à l’année sur la zone (salle de L’Atabal), le BIG avait amorcé une mue décisive et salutaire en 2016, avec le renfort du producteur Antoine Kraft Caudron (Miala) et du programmateur Christian Allex, déjà aux commandes du festival des Eurockéennes de Belfort.

Aux errements de programmation qui faisaient alterner d’année en année Placebo ou Johnny dans des éditions sans ligne directrice clairement définie, celle de l’an passé avait marqué un saut qualitatif incontestable, avec un line up cohérent et ambitieux sur ses 3 sites :

  • une sélection internationale de DJs dans la Big Boite de la Halle d’Iraty
  • une programmation en entrée libre de musiques electro ambient au Big Village de la Côte des Basques
  • et une brochette de groupes de première envergure sur la Big Scène, de Prodigy à Chemical Brohers, Pharrell Williams ou les Libertines.

L’hydre à trois têtes n’avait pas caché ses difficultés malgré cela de devoir faire face à des frais de fonctionnements et de cachets extrêmement importants (250.000 euros pour le seul Pharrell Williams, soit à peu près le déficit de l’édition 2016), et un certain nombre de solutions sont restés depuis à l’étude sans qu’un consensus organisateurs/municipalités l’ait approuvé, dans un contexte aussi où a pesé le prix important des places par concert.

Un report de la Big Scène sur l’espace plus restreint de la Cité de l’Océan, ou un Big Festival délesté de la Big Scène : Molière a rappelé à bon escient dans Le malade imaginaire que, parfois, le malade meurt plus assurément du remède que du mal.

Là où étaient attendues des dates complémentaires pour des groupes passant des Vieilles Charrues de Carhaix aux Eurockéennes de Belfort, il n’y aura donc pas de concerts à Biarritz des Arcade Fire, Justice, Moderat ou Phoenix cet été.

Ceux qui, sur les réseaux sociaux, se félicitent de la disparition d’une « danseuse biarrote » pointent une faiblesse inhérente de ce festival à Biarritz : jamais ce festival n’a trouvé sa place sur la côte basque, à la fois par son attitude trop hautaine au début, puis par le refus identitaire des habitants de ce bassin de vie de considérer que le Big était leur.

Un cas de figure que ne connaissent pas les deux festivals cités au-dessus, et contre lequel, finalement, la messe est dite, en forme d’épitaphe empruntée au dramaturge Patrice Chéreau :

– avec la disparition depuis l’an passé du Festival Emmaus Lescar Pau (avec Gojira, The Do ou Tricky en 2015), dans ce département, ceux qui aiment les grosses ambiances live prendront le train.


 


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Commentaires

2 réponses à Le Big Festival Biarritz s’arrête, sans avoir jamais trouvé sa place

  1. Mux dit :

    Tous au Festilasai !!!

  2. […] Titularretatik aparte ordea, Lapurdiko errealitatetik urrun ibili dira antolatzaileak: Seb Farran manager frantziarrak gidatu du jaialdia eta ez du sinergiarik bilatu inguruko beste jaialdiekin, EHZ adibidez, Ramuntxo Garbisuk Eklektika webgunean azpimarratu duenez. […]

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