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L’écrivain basque Daniel Landart, Prix Eusko Ikaskuntza/Ville de Bayonne 2014

19 décembre 2014 > > Soyez le premier à réagir !

Ce jeudi 18 décembre, la société d’études basques Eusko ikaskuntza et la Ville de Bayonne ont remis comme chaque année des Prix de mérite pour le soutien à la culture basque, en particulier à l’homme de lettres Daniel Landart.

Cela fait 14 ans que cela dure, et personne hier jeudi n’y a trouvé à redire : cette année encore, la société d’études basques Eusko Ikaskuntza et la Ville de Bayonne étaient réunies dans le Grand Salon de la mairie pour remettre les Prix annuels de la Culture basque.

En introduction, celui qui en fut le seul élu présent en tant qu’Adjoint de la Culture de l’ancienne municipalité, Jean-René Etchegaray, se félicita de pouvoir présider cette remise de Prix en tant que nouveau Maire de Bayonne.

euskao-ikaskuntza-1Appelant de ses vœux la continuation de ce partenariat, il exprima sa sa satisfaction de « la création d’un office municipal de la langue basque à Bayonne, non pas pour se contenter de traduire le français en euskara, pas que pour la tradition, mais pour permettre désormais un regard décomplexé et ambitieux sur la culture basque ».

Dans la salle, Daniel Landart ne put qu’opiner du chef (qu’il avait, pour une fois, privé de son béret), au moment de recevoir son Prix d’honneur de la culture basque.

euskao-ikaskuntza-5Natif de Saint-Esteben en 1946, celui qui fut directeur adjoint de l’Institut Culturel basque de 1990 à 2010 sut surtout contenir son émotion devant le rappel de ses efforts entrepris dès l’âge de 17 ans pour une littérature basque.

D’une formation initiale de typographe d’imprimerie, Daniel Landart fut aussi un pilier d’un nouveau théâtre basque, en tant que comédien mais également en temps qu’auteur et metteur en scène d’une quinzaine de pièces en euskara, son engagement politique le faisant également prendre sa place au sein du prime mouvement nationaliste basque Enbata dès 1963.

Depuis 1984, l’art du bertsularisme (poésie orale improvisée en langue basque), de nombreuses parutions et la publication de 10 livres constituent le bilan chiffré d’un grand saut dans le vide d’une période historique où cela n’avait absolument rien d’évident.

Au micro, Daniel Landart lut en rimes de bertsu sa conviction des richesses de la culture du Pays basque, et sa volonté de redoubler d’ardeur dans ce sens.

euskao-ikaskuntza-4 Au cours de la même cérémonie d’honneur, un Prix fut décerné à Lontzi Amado-Borthayre, dont la figure est sans doute plus connue des couche-tards du Petit Bayonne que son riche parcours d’universitaire et de journaliste.

euskao-ikaskuntza-2Sa thèse, en mai 2012, sur La construction collective de l’action publique en faveur de la langue dans un cadre transfrontalier en Pays Basque et en Catalogne, rassembla le respect et les félicitations d’Eusko Ikaskuntza, qui, par la voix de son administrateur Claude Mehats, décrivit « un ouvrage que les acteurs sociaux gagneraient à consulter pour avoir une image différente sur leur activité ».

Ce fut ensuite à un quatuor de jeunes réalisatrices du Pays Basque sud que vint le tour de recevoir le Prix Vidéo documentaire 2014, saluant un travail estimable « sur Bayonne ou sur la culture basque en général ».

euskao-ikaskuntza-3Leur travail conjoint sur le peintre basque José Luis Zumeta, mis à l’honneur en septembre dernier au Carré de Bayonne par le festival Black&Basque, fut l’angle trouvé pour inscrire Iuerre Telleria, Enara Goikoetxea, Miren Juaristi et Monika Zumeta (la fille du peintre), dans cette catégorie souffrant d’une production audiovisuelle largement défaillante en pays basque français.

Un prix qu’elles reçurent avec émotion, mais également avec une pointe d’amertume: leur Izena Gabe 200X133, documentaire sur le processus de création du peintre, est en effet leur dernière production d’une aventure commencée il y a 12 ans, et qui a baissé pavillon avant cette remise de Prix, devant les difficultés que rencontre ce secteur depuis quelques années.


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