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Les Beaux Jours avec Richard Galliano : l’invitation au voyage a conquis Biarritz

28 avril 2015 > > Soyez le premier à réagir !

C’est avec l’accordéoniste Richard Galliano que s’est ouverte dimanche dernier l’édition zéro de ces Beaux Jours à Biarritz, un festival de musique qui a déjà conquis une place de choix dans le calendrier de la côte basque.

« La culture comme regard vers l’autre et vers soi-même ». C’est avec ces mots que le directeur artistique Thomas Valverde a présenté (avec un peu de trac) face à un public impatient la première édition du nouveau festival de Biarritz, Les Beaux Jours.

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Crédit : agence Photomobile

Ce soir-là, Biarritz avait pour lui les vents, les astres et la mer, et cette édition zéro soigneusement protégée à l’intérieur du théâtre du Casino municipal. Malgré la tempête qui n’a eu de cesse dehors, la foule des cheveux blancs, des cheveux gris et des plus jeunes, était présente pour applaudir l’accordéoniste Richard Galliano et l’orchestre Symphonique Confluences, dirigé par le chef Philippe Fournier.

Quelques accords de l’orchestre, et l’invitation au voyage commence avec l’entrée de Galliano et une première carte postale d’Astor Piazzolla.

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Crédit : agence Photomobile

Est-ce parce que l’OSC est un orchestre privé ? A l’évidence, il n’obéit pas aux normes de distances habituelles d’un orchestre classique.

Ici, sous l’impulsion de son créateur/chef d’entreprise/chef d’orchestre, l’ensemble est proche du public, Philippe Fournier parle, beaucoup, explique la musique.

Son désir de partager ses connaissances est tout de complicité.

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Crédit : agence Photomobile

Tout comme l’est sa collaboration avec Richard Galliano, de l’ordre du partage et de l’amitié. Ils ont la même passion et volonté de ne pas cantonner la musique classique ou jazz à un petit groupe d’initiés, ils aiment la musique, toutes les musiques.

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Crédit : agence Photomobile

Ambrose Bierce définissait l’accordéon comme l’instrument en harmonie avec les sentiments d’un assassin. Est-ce le cas ?

D’Arcade Fire à Beirut, du The E Street Band aux Pogues en passant par Tom Waits et les Têtes Raides, l’accordéon est assurément un instrument complexe qui touche à toutes les émotions, de la douleur à l’élévation.

Et comme dans toute grande production d’orchestre, la musique amène l’auditeur plus loin et plus haut.

Il n’entend plus un accordéon, mais les œuvres d’un maître joué par un maître, Johann Sebastian Bach, Benjamin Britten, Astor Piazzolla et les compositions de Richard Galliano.

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Crédit : agence Photomobile

Chaque mouvement est accueilli avec plaisir et salué par des applaudissements rapidement tus par un « chut » du doigt de Galliano, afin de ne pas perturber le flot de la musique et la nécessité du silence.

Les violons sont graves ou gais, et la musique enveloppe l’orchestre, accompagnant l’accordéon et ses plaintes. Jusqu’à, parfois, le couvrir presque, le noyant dans l’Allegro assai de Bach. Comme une compétition amicale, où les violons auraient pris le dessus.

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Crédit : agence Photomobile

Richard Galliano s’efface et disparaît de la scène, pour laisser l’orchestre seul s’emparer de la Simple Symphonie de Britten. Et de démontrer sa virtuosité musicale, brillante et vivace.

Le public est conquis. Galliano revient, explique l’histoire de chaque morceau qu’il va interpréter. Chaque musique est une dédicace, à une personne ou à un endroit. Il commence à jouer, formant une seule personne avec son accordéon qui prend vie. Comme une respiration, le souffle dans le micro en est la preuve, le soufflet est bien le poumon de l’accordéon.

Obéissant et volontaire, on accepte l’invitation au voyage.

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Crédit : agence Photomobile

Des pays de l’Europe de l’Est, via New-York puis Paris, on se met à rêver. On souhaite qu’il joue encore, seul, un peu plus, pour qu’on puisse remonter les petites rues derrière la Halle St Pierre via le square Jehan Rictus et son mur de « je t’aime » jusqu’au parc de la Turlure, où, sous la tonnelle feuillue, on se prend à vouloir danser une valse musette.

C’est le temps des rappels, Galliano jouera encore, un peu, seul puis avec l’OCS pour nous offrir La javanaise en guise d’au revoir. Et le public de chanter, doucement, harmonieusement, « nous nous aimions, le temps d’une chanson »….

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Crédit : agence Photomobile

beaux-jours-biarritz-10Ce mercredi soir, viendra le tour d’Ibrahim Maalouf de donner tous son sens à ces Beaux Jours qui devraient faire date dans l’agenda culturel de la côte basque, dans une version plus ample dès l’année prochaine.

Crédit photos : agence Photo Mobile

Patrick TohierNicolas Mollo
Agence Photomobile
3 Chemin Oso 64 210 Ahetze/Ahetzen


Programme du concert :

Johan Sebastian Bach
Concerto en la mineur BWV 1041, transcription pour accordéon et Orchestre
Allegro Moderato
Andante
Allegro assai

Benjamin Britten
Simple Symphony opus 4
Boisterous Bourrée
Playful Pizzicato
Sentimental Sarabande
Frolicsome Finale

Astor Piazzolla
Oblivion
Libertango

Richard Galliano
Opale Concerto
La valse à Margaux


 


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