Après 3 ans, plus de 1 000 articles écrits
par une trentaine d'auteurs, 1 700 dates d'agenda,
340 fils musique, 330 brèves de culture,
420 newsletters envoyées à 4500 abonnés
pour un total de 900.000 pages vues,

Eklektika s'arrête.

Merci à ceux qui nous ont fait confiance.

Si le projet vous intéresse : continuer@eklektika.fr

Retour en haut de la page
Twitter Facebook Contact Recherche

Les Ethiopiques#8 à Bayonne, pour continuer de croiser, saluer, et chanter « l’ailleurs » ici

31 mars 2017 > > Soyez le premier à réagir !

Comme à sa meilleure habitude, Bayonne s’incarne cosmopolite et accueillante pour son festival Ethiopiques autour du chanteur basque Beñat Achiary, du 5 au 8 avril 2017 : un focus sur la Syrie, sur le combat des femmes Kurdes et un concert d’Amérindiennes marquent cette nouvelle édition.

Il y a deux constantes dans l’affiche des Ethiopiques depuis le début du festival bayonnais, qui se tiendra cette année entre le 5 et le 8 avril 2017 : le visuel reste le même, prenant forme et sens dans la silhouette d’un berger dont le corps est formé de myriades de silhouettes et de signes, conjugaison graphique d’un « ensemble » qu’il faut continuer de définir comme « nous tous » dans le « tout ».

Et puis cette absence de numéro d’édition (la 8ème en l’occurrence), quand la question ne se pose pas en termes de chiffres, mais en « présent », encore et toujours.

Alors, cette année encore, parce que ces lanceurs d’alertes n’ont pas éprouvé dans leurs efforts l’idée que le monde irait mieux en se tournant le dos, l’association Eskandrai offre à nouveau quatre journées de partages, dans « l’esprit de Gernika », dont ne se sont finalement jamais départis leurs animateurs, autour du poète et chanteur basque Beñat Achiary, et de ses compagnons de route indéfectibles comme l’accordéoniste JC Irigoyen, le danseur Gaël Domenger, le joueur de oud Mohamed Boujalal, ou le poète gascon André Minvielle.

Mohammed Boujalal

Dans son édito inscrit dans le programme 2017, le Maire de Bayonne Jean-René Etchegaray a sans doute raison de rappeler que « le geste artistique – acte fondateur de la manifestation – n’est jamais éloigné de préoccupations citoyennes et solidaires ». Ou de poursuivre sur son voeu que « les identités intimes du Pays Basque et de Gascogne s’épanouissent dans leurs relations avec « l’ailleurs ».

« La caravane syrienne »

L’ailleurs est en fête, parce que « ici » se fait l’accueil nécessaire de ces appétits, loin des turpides politiques ponctuelles (ou structurelles), reprenant l’actualité mondiale là où les regards et les oreilles n’ont plus grand chose à y analyser, autrement que par le langage des coeurs ouverts.

Le festival commencera par son affirmation déambulatoire ordinaire, dès le Mercredi 5 avril, à partir de 10h, quand la fanfare des Batoutos se mettra à « jouer, taquiner les marchands, faire jaillir la gaieté, les rires, entre le son d’un orchestre Ramuntxo, entre ceux des Pyrénées et ceux d’Istanbul ».

« Le quattro volte » du réalisateur Michelangelo Frammartino

Viendra dans la soirée un ciné-concert à l’Artoteka Café des Hauts de Bayonne de Joseba Irazoqui, guitariste électrique de Bera de Bidasoa, qui jouera en direct sur le film Le quattro volte du réalisateur Michelangelo Frammartino (2010) : 4 saisons de la vie d’un berger en Calabre, un très beau film primé à Cannes, puis à Annecy en 2010, « une ode à la vie, aux mondes de l’humain, de l’animal, du végétal, du minéral et à leurs correspondances intimes ».

Jeudi 6 avril, la journée sera marquée par la présence exceptionnelle d’artistes de la « Caravane syrienne » et de leurs amis, Yves Aubin de la Messusière (ex-ambassadeur de France en Syrie), le poète syrien Omar Souleimane et la poétesse syrienne Khouloud al Zghayare (à 16h30 à la faculté de Bayonne).

« Terre de roses », de Zayné Akyol

Vendredi 7 avril, la douleur et la détermination seront observées mais côté kurde, avec la projection à L’Atalante de Bayonne du documentaire Terre de roses, de Zayné Akyol (2016), une soirée qui se prolongera par une discussion avec le journaliste Edwy Plenel, président et co-fondateur de Mediapart.

Samedi 8 avril, alors que les bars et terrasses de cafés seront nourris de propositions musicales ou dansées aussi impromptues que (très) libres, c’est à 21h à la Cité des Arts de Bayonne que se tiendra « le grand concert final des Ethiopiques », tout d’abord avec In love with…,  trio de free-jazz, (en collaboration avec Bastringue), qui réunira Alain Darrifourcq (batterie), Valentin Ceccaldi (violoncelle) et Theo Ceccaldi (violon).

Un apéritif musical avant de faire face aux Amérindiennes Tuscaroras (Caroline de Nord), Pura Fé, Charly Lowry et Layla Rose Locklear, pour un concert de chants tribaux et tambours, qui « ont brisé le tabou de leur peuple qui interdisait aux femmes de jouer des percussions… et ouvert la voie à beaucoup de groupes féminins qui suivent maintenant ce chemin ».

Tous les renseignements sur le site des Ethiopiques 2017


 


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment vos données de commentaires sont traitées.